Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Vol. 12 no. 3
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Dans ce numéro...

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RADIOBALISES

Bonne (et mauvaise) utilisation des balises de localisation personnelle

Bill Layman parcourt en canot le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, avec sa partenaire Lynda Holland, depuis plus de sept ans. Il préférerait que l'incident d'Inuvik soit une affaire isolée, mais il admet que des cas d'utilisation impropre des appareils à signaux d'urgence, et les dépenses énormes de sauvetage qui s'ensuivent, se produisent chaque année dans le nord du Canada. Il n'oubliera jamais le jour où il a prêté sa balise de localisation personnelle (BLP) à un pourvoyeur qui emmenait un riche client sur une section de la rivière Kazan. Le vent a emporté leur canot et ils ont actionné la BLP.

Comme le raconte Layman, " Ils avaient toutes les provisions et le matériel nécessaires, sauf le canot, et un hydravion à flotteurs devait venir les chercher dans moins d'une semaine. Ils auraient pu passer ce temps à pêcher et à faire de la randonnée. Mais non. Le client à exigé que le pourvoyeur appelle à l'aide, ce qui a mené à un sauvetage par hélicoptère qui a coûté très cher ". Évidemment, la facture a dû être acquittée par les contribuables canadiens.

Layman explique que les BLP devraient faire partie du matériel essentiel à toute expédition importante, mais il croit aussi que leur utilisation devrait être réservée exclusivement aux situations d'urgence très graves : " En plus de la BLP, nous transportons toujours un téléphone mobile GSN et une radio VHF à bande aviation. Le téléphone sert à la logistique, par exemple, pour demander qu'un avion ou un bateau vienne nous chercher à la fin de l'excursion ou pour entrer en contact avec un médecin et lui demander des instructions sur la façon de traiter une maladie ou une blessure à l'aide de notre trousse de premiers soins ".

M. Layman soutient que la BLP servirait uniquement dans le cas d'une catastrophe totale. " Ma BLP est attachée à mon gilet de sauvetage, et mon régime d'enregistrement indique expressément que, si la balise est actionnée, c'est que nous avons absolument besoin d'aide et que nous avons perdu tous nos autres moyens de communication, par exemple, parce que notre canot a coulé. "

Quiconque achète ou loue une BLP doit enregistrer un plan détaillé avant toute excursion. Lorsqu'une BLP est actionnée en cours de route, un signal d'urgence SOS catastrophe est relayé au centre de contrôle de mission (CMC) du Canada à la BFC Trenton. Chaque BLP a son signal codé exclusif qui permet au CMC de localiser exactement l'endroit et de consulter ensuite les données de l'enregistrement préalable à l'excursion, afin de pouvoir lancer une intervention de sauvetage.

Toujours utiliser la balise qui convient

Bill Layman trouve également déplorable que les gens utilisent une radiobalise de localisation des sinistres (RLS ou aussi connues sous le nom d'EPIRB) ou un émetteur de localisation d'urgence (ELT) au lieu d'une BLP et d'un téléphone mobile GSN : " Les RLS (EPIRB) sont conçues pour les navires et les ELT, pour les aéronefs. Ils émettent des signaux génériques qui sont captés comme signifiant 'navire en train de couler', dans le cas d'une RLS, et 'avion écrasé', dans celui d'un ELT. Les sauveteurs n'ont donc pas le choix et doivent lancer des interventions de sauvetage coûteuses et souvent superflues ".

Il donne l'exemple d'un groupe de jeunes femmes parties en excursion de canot près de Churchill, au Manitoba, et qui ont actionné leur RLS et déclenché un sauvetage par hélicoptère. Elles craignaient la présence de feux de forêt dans le secteur. Un téléphone mobile GSN leur aurait permis d'appeler à Churchill pour s'informer s'il y avait un réel danger de ce genre.

M. Layman croit que quiconque a les moyens de partir en excursion dans des coins perdus devrait prévoir des procédures précises à suivre dans tous les cas d'urgence possibles : " La BLP peut vraiment sauver des vies. Tous les excursionnistes en nature sauvage devraient en être munis, mais ils devraient aussi avoir des plans de rechange et d'autres moyens de communication pour les urgences mineures. Les BLP sont conçues pour venir en aide en cas de crise grave, et elles ne devraient jamais servir pour quelque autre raison que ce soit ".

La documentation ayant servi à la rédaction de cet article nous a été offerte gracieusement par Bill Layman et provient de son texte paru dans le numéro d'automne du magazine Kanawa, une publication de l'Association canadienne du canotage récréatif.

Emergency beaconINUVIK, T. N.-O. (PC) - Un Américain en excursion de canotage dans les Territoires du Nord-Ouest, après avoir manqué son rendez-vous avec un avion de brousse venu le chercher, a lancé un signal d'appareil abattu, déclenchant une intervention de R-S qui a coûté 100 000 dollars. L'Américain en question, que la GRC n'a identifié que comme un bibliothécaire de New York, arrivait au terme d'une excursion de 14 jours en canot qui l'a mené du lac Coleville jusqu'à la rivière Anderson, dans un coin perdu au nord du cercle polaire arctique. Selon les estimations du sgt Mark Wharton, de la GRC, le coût du sauvetage s'est élevé à 100 000 dollars, ce qui inclut les 9 000 dollars de l'heure à payer pour un avion Hercules et un hélicoptère venus de l'Ontario.

Les États-Unis autorisent le recours aux BLP sur terre

Le 8 octobre 2002, la Commission fédérale des communications des États-Unis a autorisé le recours aux balises de localisation personnelle (BLP) de 406 MHz sur les terres du pays. À partir de juillet 2003, randonneurs, chasseurs, alpinistes et autres amateurs de plein air pourront emporter leur BLP pour s'en servir en situation de détresse. Jusqu'à maintenant, le recours aux BLP était restreint parce que les organismes compétents étaient incapables de coordonner un système de sauvetage à la grandeur du pays pour répondre aux appels. Le mauvais usage délibéré des BLP sera puni de fortes amendes, pouvant atteindre 250 000 dollars, et de peines d'emprisonnement de six ans.

Sigle de COSPAS-SARSAT

COSPAS-SARSAT célèbre son 20e anniversaire

Un sentiment de satisfaction, de fierté et d'enthousiasme. Voilà qui décrit bien l'atmosphère qui régnait lors des fêtes du 20e anniversaire du lancement de COSPAS-SARSAT et du premier sauvetage accompli grâce au système. Mis au point dans le cadre d'un partenariat réunissant le Canada, la France, l'ancienne URSS et les États-Unis, COSPAS-SARSAT a vu le jour en juin 1982. En septembre de la même année, le système a capté le signal de détresse d'un aéronef léger qui s'était écrasé en Colombie-Britannique. La localisation exacte du lieu de l'écrasement a permis de lancer une intervention et de sauver le pilote et les passagers.

La fête d'anniversaire s'est déroulée le 5 septembre 2002 au Pavillon Canada-Monde, à Ottawa. Elle a réuni des représentants des pays fondateurs, du ministère de la Défense nationale et du Secrétariat national de recherche et de sauvetage, ainsi que des dirigeants du Centre de recherches sur les communications du Canada et de la société EMS Technologies, bref, tous les organes qui ont participé à l'élaboration de la technologie du système. Le programme de la soirée comprenait des discours de félicitations prononcés par des délégués des organismes invités, une vidéo racontant l'histoire de COSPAS-SARSAT, et la présentation, par le directeur exécutif du SNRS, Mme Jean Murray, de certificats d'honneur en hommage à la contribution de nombreuses personnes dévouées qui ont joué des rôles importants dans la création et la réussite du système.

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Date de modification : 2003-01-14

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