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Bonne (et mauvaise) utilisation des balises de localisation personnelleBill Layman parcourt en canot le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest, avec sa partenaire Lynda Holland, depuis plus de sept ans. Il préférerait que l'incident d'Inuvik soit une affaire isolée, mais il admet que des cas d'utilisation impropre des appareils à signaux d'urgence, et les dépenses énormes de sauvetage qui s'ensuivent, se produisent chaque année dans le nord du Canada. Il n'oubliera jamais le jour où il a prêté sa balise de localisation personnelle (BLP) à un pourvoyeur qui emmenait un riche client sur une section de la rivière Kazan. Le vent a emporté leur canot et ils ont actionné la BLP. Comme le raconte Layman, " Ils avaient toutes les provisions et le matériel nécessaires, sauf le canot, et un hydravion à flotteurs devait venir les chercher dans moins d'une semaine. Ils auraient pu passer ce temps à pêcher et à faire de la randonnée. Mais non. Le client à exigé que le pourvoyeur appelle à l'aide, ce qui a mené à un sauvetage par hélicoptère qui a coûté très cher ". Évidemment, la facture a dû être acquittée par les contribuables canadiens. Layman explique que les BLP devraient faire partie du matériel essentiel à toute expédition importante, mais il croit aussi que leur utilisation devrait être réservée exclusivement aux situations d'urgence très graves : " En plus de la BLP, nous transportons toujours un téléphone mobile GSN et une radio VHF à bande aviation. Le téléphone sert à la logistique, par exemple, pour demander qu'un avion ou un bateau vienne nous chercher à la fin de l'excursion ou pour entrer en contact avec un médecin et lui demander des instructions sur la façon de traiter une maladie ou une blessure à l'aide de notre trousse de premiers soins ". M. Layman soutient que la BLP servirait uniquement dans le cas d'une catastrophe totale. " Ma BLP est attachée à mon gilet de sauvetage, et mon régime d'enregistrement indique expressément que, si la balise est actionnée, c'est que nous avons absolument besoin d'aide et que nous avons perdu tous nos autres moyens de communication, par exemple, parce que notre canot a coulé. " Quiconque achète ou loue une BLP doit enregistrer un plan détaillé avant toute excursion. Lorsqu'une BLP est actionnée en cours de route, un signal d'urgence SOS catastrophe est relayé au centre de contrôle de mission (CMC) du Canada à la BFC Trenton. Chaque BLP a son signal codé exclusif qui permet au CMC de localiser exactement l'endroit et de consulter ensuite les données de l'enregistrement préalable à l'excursion, afin de pouvoir lancer une intervention de sauvetage. Toujours utiliser la balise qui convientBill Layman trouve également déplorable que les gens utilisent une radiobalise de localisation des sinistres (RLS ou aussi connues sous le nom d'EPIRB) ou un émetteur de localisation d'urgence (ELT) au lieu d'une BLP et d'un téléphone mobile GSN : " Les RLS (EPIRB) sont conçues pour les navires et les ELT, pour les aéronefs. Ils émettent des signaux génériques qui sont captés comme signifiant 'navire en train de couler', dans le cas d'une RLS, et 'avion écrasé', dans celui d'un ELT. Les sauveteurs n'ont donc pas le choix et doivent lancer des interventions de sauvetage coûteuses et souvent superflues ". Il donne l'exemple d'un groupe de jeunes femmes parties en excursion de canot près de Churchill, au Manitoba, et qui ont actionné leur RLS et déclenché un sauvetage par hélicoptère. Elles craignaient la présence de feux de forêt dans le secteur. Un téléphone mobile GSN leur aurait permis d'appeler à Churchill pour s'informer s'il y avait un réel danger de ce genre. M. Layman croit que quiconque a les moyens de partir en excursion dans des coins perdus devrait prévoir des procédures précises à suivre dans tous les cas d'urgence possibles : " La BLP peut vraiment sauver des vies. Tous les excursionnistes en nature sauvage devraient en être munis, mais ils devraient aussi avoir des plans de rechange et d'autres moyens de communication pour les urgences mineures. Les BLP sont conçues pour venir en aide en cas de crise grave, et elles ne devraient jamais servir pour quelque autre raison que ce soit ". La documentation ayant servi à la rédaction de cet article nous a été offerte gracieusement par Bill Layman et provient de son texte paru dans le numéro d'automne du magazine Kanawa, une publication de l'Association canadienne du canotage récréatif.
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