![]() ![]() ![]() |
![]() |
||||||||
![]()
*Au sujet des
documents en format PDF
|
|
|||||||
| Les 15 mois qui ont suivi la conception du système COSPAS-SARSAT devaient servir à en déterminer l'efficacité. Neuf jours seulement après le début des essais, le 9 septembre 1982, le système a capté le premier signal d'un aéronef accidenté. |
Ce changement obéit aux recommandations de l'Organisation maritime internationale (OMI) et de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), les deux organismes de l'ONU qui sont chargés de réglementer la sécurité des navires en mer et des aéronefs volant dans l'espace international et d'établir les normes et la planification internationales des opérations de recherche et de sauvetage en mer et dans les airs.
Transports Canada et la société EMS Technologies, avec l'aide financière du Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage, ont investi 690 700 dollars dans la mise en uvre d'un projet en trois étapes visant à produire un ELT de 406 MHz peu coûteux. Le nouvel ELT est en cours d'essai, dans un laboratoire approuvé, pour en vérifier la conformité aux spécifications de COSPAS-SARSAT. L'objectif est de pouvoir offrir cet ELT dans le même ordre de prix que celui des radiobalises de 121,5 MHz.
Il y aura une légère hausse du prix, mais aussi une amélioration de l'exactitude. Les ELT de 406 MHz fournissent des données d'alerte plus précises et plus fiables aux organismes de R-S. Alors que la radiobalise de 121,5 MHz a une précision d'environ 10 milles marins, celle de la nouvelle balise est de 2 à 4 milles marins à cause de la très grande stabilité de son signal. Ainsi, les chercheurs pourront repérer beaucoup plus exactement les signaux de détresse parce que le signal de cette balise est plus fort et plus stable que celui de l'ELT de 121,5 MHz.
En plus de leur précision supérieure, les balises de 406 MHz sont dotées d'un dispositif qui permet au récepteur d'en vérifier le numéro d'enregistrement et l'identité du propriétaire. Chaque signal reçu s'accompagne d'un identificateur numérique et les techniciens pourront donc déterminer qui est en détresse et obtenir d'autres données pertinentes comme la position exacte de l'émetteur, le genre d'utilisateur (maritime, radio, sériel, aéronautique ou national), l'indicatif radio et le code d'urgence. Les techniciens pourront noter tous les détails et, au besoin, trouver d'autres renseignements dans les bases de données avant de lancer une recherche.
Depuis 1982, selon le capitaine Brian Hoogkamp du Centre canadien de contrôle des missions, environ 88 p. 100 des messages transmis par les balises de 121,5 MHz étaient de fausses alertes. Les nouvelles balises de 406 MHz aideront aussi à réduire le nombre de fausses alertes reçues par les centres de coordination des opérations de sauvetage et donc le nombre d'interventions superflues de R-S. Cette technologie supérieure devrait permettre de diminuer les occurrences de déclenchement des balises pour des raisons autres que des urgences.
Bien que n'ayant pas encore toutes les données pour 2002, le capitaine Hoogkamp affirme que les données statistiques relatives à la balise de 406 MHz laissent entrevoir " l'éventualité, à plus ou moins long terme, d'une meilleure compréhension des méthodes propres à la 406 et une diminution des cas de transmission de parasites sur la fréquence ".
Selon les données du Conseil de COSPAS-SARSAT, plus de 220 000 nouvelles balises de 406 MHz sont déjà en opération dans le monde entier.
Depuis 1982, le système COSPAS-SARSAT a aidé à sauver plus de 11 000 personnes un peu partout sur la planète.
Retour à la table des matières
|
|||||||