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| Le ministre de la Défense nationale, l'honorable John McCallum |
En décembre 2002, le ministre McCallum s'est rendu au Secrétariat national de recherche et de sauvetage et a parlé de la R-S au Canada.
M. McCallum a fait connaissance de près avec la recherche et le sauvetage peu après sa nomination au poste de ministre de la Défense nationale en mai 2002. Il a pu rapidement apprécier à leur juste valeur les compétences et le courage caractéristiques des spécialistes de la R-S.
" Mon premier contact, je l'ai eu avec des techniciens de R-S, des spécialistes qui doivent prendre des risques énormes et être capables de fonctionner dans des situations de grand stress et dans les pires conditions imaginables. Leur tâche est souvent exténuante. "
L'été dernier, le ministre McCallum a rendu visite au 103e Escadron de R-S à Gander (Terre-Neuve) et aux habitants de la collectivité voisine afin de s'entretenir avec eux de l'écrasement récent d'un hélicoptère Griffon au Labrador. Après l'accident, le Ministre a suivi la suggestion de l'officier mécanicien de bord, qui avait survécu à l'écrasement, et fait peindre en jaune vif les hélicoptères de l'escadron.
Ce premier contact a permis au Ministre de faire l'expérience directe de la complexité et de l'étendue des connaissances nécessaires à la R-S.
Comme le dit lui-même M. McCallum : " Je sais qu'à Ottawa, il nous arrive de travailler en vase clos, mais en R-S, les gens travaillent ensemble pour le bien commun, en d'équipe, et je pense qu'il y a là une des raisons de l'absence quasi totale de barrières entre les personnes et entre les groupes de R-S. Au Canada, nous avons un système complexe avec six ministères et organismes fédéraux, les autorités provinciales et territoriales, les services de police, les bénévoles et bien d'autres, et tout ce monde-là unit ses efforts pour faire ce qu'il faut faire. Cette collaboration déjà exemplaire, il nous faut la rehausser davantage pour continuer de si bien réussir à sauver des vies ".
L'importance de la communication
" Il nous faut communiquer efficacement avec les Canadiens. L'appui
et la participation du public sont importants. " La couverture médiatique
exhaustive des nouveaux hélicoptères Cormorant, par exemple,
est le résultat d'une campagne dynamique d'information du public
au sujet de nos ressources et de nos compétences en R-S.
La communication est d'abord notre meilleur outil de prévention. " Nous nous efforçons de définir plus clairement les rôles et responsabilités au sein du Programme national de R-S et d'améliorer les rapports que nous présentons à la population sur les enjeux propres à ce domaine. "
" Nous devons aussi collaborer avec nos partenaires afin de transmettre au public les messages qui conviennent. " Le Ministre souligne l'importance des programmes de prévention tels que la Semaine nationale de la sécurité nautique, le Programme de sensibilisation aux phénomènes météorologiques hivernaux violents, dans la région de l'Atlantique, et le programme " Pour survivre, reste près d'un arbre " lancé par la GRC pour les enfants. Selon M. McCallum, les activités sont des éléments critiques de notre effort collectif pour garder les Canadiens en sécurité.
La cheville ouvrière du système national
Le Ministre mentionne un certain nombre de défis à relever
en recherche et sauvetage, notamment la nécessité de recruter
de nouveaux intervenants. " C'est tout un défi, surtout les
groupes de bénévoles, que de trouver des personnes en bonne
condition physique, douées de talents divers et prêtes à
consacrer un temps considérable à se former en R-S. Ce sont
les bénévoles, ces milliers de personnes dans les équipes
de R-S au sol, la Garde
côtière auxiliaire canadienne, l'Association
civile de R-S aériens, et ainsi de suite, partout au pays,
qui font que le système fonctionne et qu'il fonctionne bien. "
Les bénévoles sont les artisans de grandes initiatives qui incluent aujourd'hui la diffusion de messages de sécurité pour les amateurs de plein air, l'inspection gratuite des bâtiments de mer, la promotion de la sécurité aérienne, et bien d'autres. " Ce sont d'excellents programmes et il faut les appuyer et les exploiter comme sources d'apprentissage. D'autre part, les bénévoles se heurtent à des difficultés comme celle de trouver des fonds pour acheter du matériel et de la formation et voir à la gestion de leurs groupes. Tout cela peut peser lourd sur chacun des bénévoles et sur leurs familles. "
L'innovation en R-S
Le ministre McCallum rappelle que le Fonds des nouvelles initiatives de
R-S est un élément important de la stratégie globale
d'innovation du Canada. " Nous mettons de l'avant un pays et une
économie qui donnent plus de place à l'innovation. Il nous
faut innover aussi en R-S. " Depuis 1988, le Fonds a financé
plus de 700 projets dans tous les aspects de ce domaine : la collecte
de données sur la R-S, la prévention, la R.-D., les interventions,
les bénévoles.
Le Canada est à l'avant-garde de l'innovation depuis la création du système de satellite COSPAS-SARSAT pour la R-S, en 1988. Notre pays est l'un des membres fondateurs de ce réseau qui relie les signaux de détresse au Centre de contrôle des missions des Forces canadiennes à Trenton (Ontario) d'où partent les équipes d'intervention. " COSPAS-SARSAT a un rôle de premier plan dans la composition d'un filet de sécurité mondial et ininterrompu, et le Canada peut s'enorgueillir d'en faire partie. "
Selon M. McCallum, " il ne fait aucun doute que le Canada est digne
de son excellente réputation en R-S ".
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