Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Recherche et sauvetage


Table des matières
Introduction
Contexte de la R-S
La communauté de la R-S
Gestion fédérale du Programme national

Domaines d'activité en 2003

Planification et rapports

La planification du programme en 2003 - La situation actuelle

Autres résultats atteints
Cadre de responsabilité

Conclusion


 











Rapports

PROGRAMME NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SAUVETAGE
RAPPORT ANNUEL 2003

Domaines des activités en 2003

R-S maritime

Le Canada est un pays maritime. Plus de la moitié des effets commerciaux du Canada transitent par les Grands Lacs ou par un océan. Le commerce maritime et les déplacements maritimes sont essentiels à la santé économique du Canada.

De plus, la moitié de la population canadienne s'adonne à des activités récréatives aquatiques : la navigation de plaisance à voile ou à moteur, le canotage, la pêche, la natation et la plongée. Les Canadiens possèdent quelque 3,4 millions d'embarcations de plaisance, de tout genre. Les bateaux de croisière (plus d'un million et demi de passagers visiteront le Canada ou en partiront par mer chaque année) et les compagnies de traversiers et bacs (34 millions de passagers par année) transportent un grand nombre de personnes. Il y a en outre au Canada quelque 22 000 bateaux de pêche commerciale. Ces données donnent une idée du volume de trafic maritime au Canada, et des données qui suivent quant aux incidents maritimes de R-S.

L'année 2003 a certainement aussi été chargée d'incidents maritimes de R-S. À l'échelon fédéral, on compte 5 721 incidents, une baisse de 486 cas par rapport à 2002, qui vient confirmer la tendance générale à la baisse enregistrée au cours des cinq dernières années. En 2003, les incidents de nature maritime représentaient 70 % de tous les incidents enregistrés de R-S. C'est encore le domaine de la navigation de plaisance qui a représenté la plus fréquente cause d'incidents (65 %), suivie de l'industrie de la pêche (22 %). En 2003, il y a eu perte de 71 vies lors de ces incidents maritimes, par opposition à 79 l'année précédente.

Parmi les cas d'importance cette année, rappelons le naufrage de deux bateaux de pêche lors de l'ouragan Juan en septembre. Quand le Evan Richard, s'est abîmé au large de l'île d'Anticosti, malgré la perte de deux vies trois autres ont pu être sauvées. Par contre, lors du naufrage du Pacific Attitude à la hauteur du Grand Banc, les trois membres de l'équipage ont péri. En janvier, un hélicoptère de sauvetage basé à Gander a sauvé les 16 membres de l'équipage du bateau finnois Camilla. Mentionnons aussi la perte d'un canoë avec quatre occupants à bord dans la baie d'Ungava, au nord du Québec : on n'a pu retrouver que le cadavre d'un seul occupant et les débris du canoë après une recherche ayant duré quatre jours. Dans le domaine de la navigation de plaisance, les dossiers de la GCC indiquent que l'une des causes les plus communes d'alerte auprès du système de R-S demeure la panne mécanique des embarcations à moteur. L'étude SmartRisk de 2003 indique que 89 % des noyades lors des incidents en bateau de plaisance concernaient des personnes ne portant pas de vêtement de flottaison individuel (VFI).

Dans l'industrie des croisières en eaux canadiennes, après 21 ans d'augmentation ininterrompue de croissance de l'affluence, le nombre des embarquements et désembarquements de passagers a chuté de 11 % en 2003; la baisse la plus élevée, de 15 %, provenaIt du port de Vancouver. Les ports de Montréal et de Québec ont aussi enregistré des baisses légères du nombre des passagers, alors qu'il y a eu augmentation à Halifax et à St. John's. Le nombre des bateaux et des passagers qui visitent le Canada, tout particulièrement au Nord et dans l'Arctique, représente à la fois un créneau de revenus commerciaux pour la région touchée et le défi d'un risque accru d'incident maritime majeur dans une région reculée du territoire canadien de recherche et de sauvetage. Au cours des mois d'été, on compte en moyenne 12 bateaux circulant dans les eaux de la côte Ouest, offrant à leur clientèle 19 itinéraires distincts de croisière, et 6 bateaux sur la côte Est, offrant 15 croisières, chaque mois, de juin à septembre.

Les ports les plus achalandés pour les croisières en bateau demeurent celui de Vancouver (le plus achalandé aussi dans le commerce des marchandises, qui à lui seul compte un million de passagers) et celui de Halifax, avec 150 000 passagers. Même si le niveau de sécurité des navires à passagers modernes est élevé, on doit toujours considérer la possibilité d'un incident majeur.

En 2003, dans le secteur maritime, 97 % des personnes dont la vie était en danger ont été sauvées.

R-S aérienne

Les conditions géographiques et démographiques prévalentes au Canada font que le transport par air est l'un des principaux modes de déplacement, ce qui touche le secteur des lignes aériennes commerciales, mais aussi celui des entrepreneurs de petites compagnies d'aviation légère (comme les taxis par hydravion) et des petits aéronefs privés.

En 2003, l'industrie des lignes aériennes a transporté un peu plus de 54 millions de passagers (cela comprend les vols intérieurs, ceux entre le Canada et les Etats-unis et les autres vols internationaux avec le Canada). Dans le secteur des aéronefs légers, on compte 29 110 appareils enregistrés et 78 742 pilotes brevetés, volant à partir de 1 746 aéroports au pays. Ce secteur regroupe une gamme très étendue d'activités aériennes, comme les excursions de chasse et de pêche en région reculée, la coupe forestière commerciale par hélicoptère, l'accès aux collectivités éloignées, les vols privés de tourisme et de nombreux autres genres de vols. Le secteur aéronautique canadien est de toute évidence effervescent.

Le volume d'activité auquel le système de R-S a dû répondre en 2003 concernant le secteur aéronautique était représentatif de celui des dernières années : 702 incidents, un hausse par rapport à 2002; cela représente toutefois le même degré qu'en 2001. La hausse concerne notamment le nombre des recherches aériennes, qui ont mené au déploiement de l'escadron de R-S pendant des périodes étendues.

Par opposition au nombre des incidents maritimes, celui des incidents aéronautiques demeure relativement faible. Pour la plupart, ces incidents aéronautiques viennent davantage du secteur de l'aviation générale (petits appareils privés) que du secteur de l'aviation commerciale. Même s'il y a occasionnellement des exceptions, les cas les plus graves de perte de vie se limitent généralement à de petits appareils transportant quatre personnes ou moins.

L'Association civile de recherche et de sauvetage aériens (ACRSA), Transports Canada et d'autres organisations poursuivent leurs efforts de sensibilisation et de formation afin de renforcer l'exigence que les pilotes de petits aéronefs enregistrent des plans de vol précis, et qu'ils emportent en vol des émetteurs de localisation d'urgence (ELT) robustes et efficaces. Les aéronefs de recherche peuvent orienter leur goniomètre directement sur le signal émis par un ELT, ce qui permet de localiser facilement le site d'écrasement de l'appareil et de fournir rapidement l'aide nécessaire. Quand l'émetteur de localisation d'urgence de l'appareil porté manquant ne s'active pas, il peut s'avérer nécessaire d'étendre les recherches et les ressources afférentes.

R-S au sol et dans les eaux intérieures

En 2003, le nombre des missions de R-S au sol et dans les eaux intérieures que les autorités provinciales et territoriales ont mené au pays s'élève à quelque 1 800. Les clients de ces missions ont été des alpinistes, des chasseurs, des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, des plaisanciers, des familles en camping et des centaines de Canadiens et de visiteurs qui ont eu besoin de services de R-S. Chaque année l'on investit aussi beaucoup de temps et de ressources aux campagnes de sensibilisation et d'éducation en vue de prévenir l'occurrence de nouvelles incidences de R-S. Ces ressources provinciales et territoriales de R-S sont aussi importantes aux yeux des responsables fédéraux des programmes de R-S, étant donné qu'un grand nombre d'interventions de R-S aériennes et maritimes comptent aussi sur l'aide que peuvent leur fournir les ressources terrestres. Un centre conjoint de coordination de sauvetage pourrait ainsi demander aux forces policières locales de vérifier les pistes d'atterrissage éloignées à la recherche d'avions, ou demander l'aide d'une équipe bénévole de RSS de procéder à une recherche le long du littoral ou auprès des marinas dans le cas d'un bateau en retard sur son heure de retour. Cette coopération augmente grandement l'efficacité générale du programme fédéral de R-S, parce qu'elle permet de résoudre rapidement des questions à l'échelon local, avant d'entreprendre des recherches coûteuses. En procédant de cette manière, non seulement on diminue le coût des recherches, mais l'on permet aux équipages de recherche de mieux se reposer entre les interventions, et ainsi d'être prêtes à intervenir lors de besoins graves.

Le programme fédéral de R-S est directement responsable des activités de recherche et de sauvetage dans les parcs nationaux du Canada, aussi bien au sol que dans les eaux intérieures, ainsi que dans les bases militaires et autres lieux de formation. En 2003, les spécialistes de la sécurité publique de Parcs Canada sont intervenus lors de 372 incidents de R-S allant de cas de randonneurs blessés à d'autres concernant des gens en canoë immobilisés par mauvais temps et des skieurs pris dans des avalanches. En plus de répondre aux situations de R-S, les spécialistes de la sécurité publique de Parcs Canada font aussi la promotion active de la sécurité publique et sensibilisent leur clientèle quant aux risques que comportent les activités en terrain sauvage reculé.

Les Forces canadiennes disposent de sept équipes de RSS à l'appui des opérations des bases, soit la 3e Escadre Bagotville, au Québec; la 9e Escadre Gander et la 5e Escadre Goose nationale, à Terre-Neuve et Labrador; la 4e Escadre Cold Lake en Alberta; la 15e Escadre Moose Jaw en Saskatchewan; la 17e Escadre Winnipeg au Manitoba; la Région du Nord des Forces canadiennes, basée à Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest. Ces équipes couvrent principalement les activités militaires de formation, mais peuvent aussi se voir affecter à contribuer aux ressources déployées dans des cas de R-S maritime ou aérienne. En septembre 2003, la 4e Escadre a localisé un aéronef civil qui s'était écrasé en route vers Calgary. Par ailleurs, les Rangers canadiens - un groupe de réservistes compétents vivant dans le nord du Canada - fournissent aussi une aide aux opérations de RSS dans certaines des régions les plus isolées du pays.

Le programme fédéral de R-S offre aussi de l'aide à ses partenaires provinciaux et territoriaux responsables des activités de R-S au sol et dans les eaux intérieures. En 2003, Les JRCC, de compétence fédérale, ont reçu en tout 659 demandes d'aide humanitaire. Même si la plupart de ces demandes concernaient des évacuations médicales et de l'aide en matière de transport, certaines faisaient partie intégrante de missions de premier plan, souvent à l'aide d'opérations d'élingue par hélicoptère à partir de parois rocheuses, de glaciers, de montagnes et d'autres endroits tout aussi dangereux.

Le diagramme qui suit indique le nombre des incidents de nature humanitaire au cours des cinq dernières années. En tout, cela représente environ 8 % des interventions fédérales de R-S.

 

Date de modification : 2004-11-19

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