Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Recherche et sauvetage


Table des matières
Introduction
Contexte de la R-S
La communauté de la R-S
Gestion fédérale du Programme national

Domaines d'activité en 2003

Planification et rapports

La planification du programme en 2003 - La situation actuelle

Autres résultats atteints
Cadre de responsabilité

Conclusion


 











Rapports

PROGRAMME NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SAUVETAGE
RAPPORT ANNUEL 2003

Autres résultats atteints

En plus des activités relatives au Plan du programme mentionnées à la section précédente, le PNRS pilote d'autres activités importantes qui profitent à l'ensemble de la communauté de la R-S au Canada, comme en fait foi la liste des domaines et résultats qui suivent.

Fonds des nouvelles initiatives en R-S

Le Fonds des nouvelles initiatives (FNI) en R-S dispose d'un budget annuel de 8,1 million $ qu'il utilise à améliorer la R-S au Canada. Le SNRS gère le Fonds au nom du MPRS, de concert avec des organismes parrains aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux; il travaille avec eux à la gestion et à la surveillance du rendement du programme, dont il fait rapport aux Canadiens. Depuis l'ouverture du Fonds en 1988, le Secrétariat a géré un investissement de plus de 180 millions $ dans plus de 750 projets.

Le budget du FNI pour 2003-2004 était de 9 166 000 $, soit les 8,1 millions annuellement fournis et une somme reportée de l'exercice précédent, de 1 066 000 $. En 2003-2004, le Fonds a approuvé 48 nouveaux projets, alors que 54 autres, de l'exercice précédent, ont poursuivi leurs activités.

Le FNI est accessible à tous les Canadiens détenteurs d'une idée admissible, par l'entremise d'un parrain approuvé. Chaque année, le SNRS fait parvenir à tous les organismes parrains une lettre d'appel; cette lettre d'appel se trouve aussi au site Web du SNRS; Le SNRS la transmet aussi par courriel à diverses organisations au pays. Le congrès SARSCÈNE de 2003 a procédé à des présentations de promotion du FNI; en outre, au site Web du SNRS on trouve une page sur le FNI afin de créer un portail identifiable.

À la fin de l'exercice financier, le SNRS publie un document, le Rapport final du FNI, dont il communique les résultats au public. Ce document sert également d'outil d'apprentissage par l'expérience des autres. En 2003, le Rapport final du FNI documentait les résultats de 25 projets terminés au cours de l'exercice 2002-2003.

Le Secrétariat poursuit ses travaux avec les parrains des projets afin de promouvoir le programme et de publier les résultats des nouveaux projets.

Projet de prévention gravitant autour des meilleures pratiques

La Prévention des incidents de R-S est l'un des piliers du PNRS. C'est là un sujet souvent négligé, parce qu'il y manque le piquant associé aux interventions de R-S. Mais un programme efficace de prévention se traduira non seulement par la baisse du nombre des vies en danger, mais aussi, souvent, par les énormes économies réalisées en regard des dépenses d'intervention de R-S ainsi évitées. Cela fait des années que les organisations fédérales, provinciales, territoriales et de nombreux organismes sans but lucratif effectuent des campagnes de prévention de la R-S, mais nous ne disposons pas encore d'une méthode facilement quantifiable de mesure des succès de ces campagnes.

Parmi les activités de prévention en cours, mentionnons la campagne de la GRC, 'Reste près d'un arbre', l'inspection de courtoisie des embarcations de plaisance pour en vérifier la sécurité, parrainée par Transports Canada et en grande partie effectuée par la GCAC, les conseils de sécurité donnés aux aviateurs privés par l'ACRSA et les programmes de sensibilisation quant aux avalanches que mettent de l'avant Parcs Canada. De nombreux autres organismes comme la Croix-Rouge, la Société de sauvetage et le Conseil canadien de la sécurité nautique ont aussi des programmes de prévention, sans oublier la myriade de projets provinciaux et locaux concernant les lacs et les rivières du pays.

Dans un pays aussi grand et diversifié que le Canada, la coordination des activités de prévention constitue un fardeau presque impossible à assumer, mais tout de même une tâche essentielle en vue d'éviter les pertes de ressources engagées dans le chevauchement des campagnes. C'est pourquoi le SNRS a mis sur pied un groupe de travail fédéral sur la prévention des incidences de R-S, qui veille aux études sur les meilleures pratiques, études ensuite communiquées à tous les principaux partenaires du domaine. En 2003, le SNRS a dirigé, puis publié un examen des meilleures pratiques de prévention. Puis, au congrès SARSCÈNE, il a tenu des discussions sur les constatations de l'étude avec les représentants de la communauté s'occupant de prévention.

L'année 2003 a aussi accueilli la publication d'un document exhaustif de recherche de la société SmartRisk, commandé par le Conseil canadien de la sécurité nautique (CCSN) et financé grâce au fonds commémoratif Cook-Rees. Cette étude portait sur les conséquences de l'obligation de porter un vêtement de flottaison individuel (VFI). Le document publié est convaincant et tout à fait approprié, compte tenu que les incidents maritimes déclenchent plus de 70 % des activités de R-S, et que la navigation de plaisance est la source de la grande majorité de ce pourcentage.

Les représentants du CCSN ont fait des présentations lors de divers forums sur la sécurité nautique au Canada et à l'étranger en 2003. Les travaux se poursuivront pour développer le consensus autour de l'obligation de porter un VFI. C'est ici probablement l'étape la plus importante en matière de prévention de la R-S au cours de l'année qui vient de s'écouler.

Niveaux de service et de préparation

La diversité des façons par lesquelles les divers ministères prodiguant des services de recherche et de sauvetage mettent en jeu leur niveau respectif de service et de compétence demeure un enjeu non résolu. Les ressources que ces ministères ont déployées dans la prestation de services de R-S ont aussi fluctué avec le temps, comme c'est le cas de la manière par laquelle on a fourni ces services à certaines occasions. Nous avons besoin, manifestement, de normes de services qui indiquent à la population canadienne de quel genre de services elle peut s'attendre à recevoir du programme national; des normes qui permettent de mesurer le rendement du programme et qui puissent orienter les investissements de R-S ainsi que les décisions de déploiement des ressources. En même temps, nous devons pouvoir compter sur un moyen qui nous permette clairement de cerner les répercussions sur les produits des programmes que provoquent les changements apportés aux ressources consacrées au domaine, aussi bien en matière financière que de matériel.

Diverses démarches visant à définir les niveaux de services chez les fournisseurs fédéraux de R-S pourraient créer des attentes irréalistes quant aux capacités d'intervention du système, ou encore laisser les Canadiens ignorants des services qui leur sont accessibles. Si la population pouvait clairement comprendre quels niveaux de services lui sont offerts, elle pourrait mieux apprécier le besoin fondamental de se préparer à des situations d'urgence.

Les ministères membres du CIRS travaillent sur diverses démarches afin de définir les niveaux de services, en vue de produire un portrait intégré et cohérent des services d'intervention fournis, et de permettre ainsi de mieux définir les retombées que peuvent avoir les modifications apportées aux ressources consacrées au domaine.

SARSCÈNE

Congrès SARSCÈNE
Ce congrès annuel réunit environ 650 professionnels de la recherche et du sauvetage, aussi bien rémunérés que bénévoles, de partout au Canada et ailleurs dans le monde. Ils y échangent de l'information et des notions de meilleures pratiques, et se retrouvent pour ainsi dire en famille de coopération. Le congrès, géré par le SNRS, se tient traditionnellement sous les auspices d'un organisme local de R-S.

La version 2003 du congrès, qui se tenait à Kingston, comptait 70 présentations sur des sujets comme les partenariats et la coopération interorganismes, les nouvelles techniques et technologies ou les projets de prévention. Dans son volet de salon professionnel, il y a eu 52 exposants. On y a aussi tenu des démonstrations de R-S maritime et aérienne ainsi qu'une démonstration de R-S en milieu urbain à l'aide d'équipement lourd, au cours de laquelle une équipe d'experts a procédé à l'extraction de trois victimes pris sous les décombres d'un édifice qui s'est écrasé. L'événement a attiré beaucoup de monde. L'organisme qui coparrainait l'événement, soit la Police provinciale de l'Ontario, présentait cette dernière démonstration.

Les Jeux de R-S
Ces jeux annuellement tenus lors du congrès SARSCÈNE offrent aux équipes de recherche et de sauvetage une occasion d'apprendre auprès de leurs confrères ou consœurs, diverses compétences fondamentales de R-S, dans le cadre d'une compétition amicale. En 2003, c'est l'équipe de recherche et sauvetage en milieu urbain à l'aide d'équipement lourd (RSMUEL) de Toronto qui a gagné la compétition, de justesse il faut le dire, dans le cadre du concours traditionnel; pour ce qui est de la compétition canine, Cliff Neuman et son chien Nanook ont dû partager les honneurs avec Caroline Maisonneuve et son chien Morgan. Même si les jeux traditionnels de R-S attirent normalement des professionnels payés ou non (les bénévoles) de la communauté de la R-S, cette année on a aussi pu témoigner d'une excellente performance de la part de l'équipage d'un garde-côte de la Garde côtière canadienne en Ontario, et de deux spécialistes du sauvetage aérien venant d'Islande. Organisateurs comme participants ont aussi dû composer avec une météo faisant penser à la mousson : vents forts, temps frais et une pluie incessante. Cependant, comme l'ont fait remarquer de nombreux participants, c'était " une météo parfaite pour des jeux de R-S " qui rendait la compétition 2003 encore plus réaliste.

La revue SARSCÈNE
La revue SARSCÈNE est la seule revue publique du Canada qui traite de tous les aspects de la recherche et du sauvetage. Le SNRS la publie trois fois par an sur son site Web.

COSPAS-SARSAT

Le Canada est l'un des pays fondateurs du système international de R-S par satellite COSPAS-SARSAT demeure à ce jour un utilisateur important du système et un grand fournisseur de matériel pour son fonctionnement. Le Secrétariat national de recherche et de sauvetage représente les intérêts de programmation internationale du Canada au sein du système COSPAS-SARSAT et s'appuie en cela sur le ministère de la Défense nationale, qui exploite le Centre de contrôle des missions du Canada, veille à l'entretien et aux examens du système, et assume les fonctions de conception et de génie relatifs aux instruments de vol. Le Centre de recherches sur les communications fournit le soutien technique essentiel au SNRS.

Le SNRS participe régulièrement à des réunions de COSPAS-SARSAT, s'acquittant de son rôle dans ce programme international. Au cours de l'année 2003, le SNRS a participé à des réunions, en a présidé certaines et a présenté des cahiers d'information en Russie, au Royaume-Uni et en Norvège. Il a également représenté les intérêts du Canada lors de réunions bilatérales aux États-Unis dans la discussion des améliorations actuelles apportées au programme en cours.

À l'automne 2003, on a procédé au remplacement de tous les terminaux d'utilisateurs locaux de l'orbite terrestre basse (TULOTB). Le retrait définitif du service des anciens terminaux se fera plus tard. Les nouveaux TULOTB sont situés à Edmonton, Churchill, Goose Bay et Ottawa. Ces TULOTB pourront traiter les signaux des radiobalises d'urgence à l'aide d'un système de localisation assisté par satellite à orbite terrestre basse. L'information est alors transmise aux Centres conjoints de coordination de sauvetage (JRCC) du Canada, qui la diffusent aux intervenants de R-S.

Registre canadien des balises

Au Canada, c'est le Registre Canadien des balises de détresse ,que gère le SNRS, qui contient l'information nécessaire aux opérations de recherche et de sauvetage.

Le Registre renferme les renseignements de base sur les propriétaires des divers genres de balise de détresse :

  • Émetteurs de localisation d'urgence (ELT) (air)
  • Radiobalises de localisation des sinistres (RLS) (bateaux)
  • Balises de localisation personnelle (BLP) (au sol)

L'arrivée du nouvel émetteur de localisation d'urgence de 406 MHz pour les aviateurs en est à ses débuts, et se poursuit. Au Canada, on comptait en 2003 environ 29 000 aéronefs légers et hélicoptères enregistrés, qui utilisent à l'heure actuelle les ELT d'un ancien genre, fonctionnant sur la fréquence de 121,5 MHz.

A la fin de l'année 2003, le Registre canadien des balises de détresse comptait 8 103 balises, comme suit :

  • 269 ELT (406 MHz)
  • 6430 RLS
  • 1404 BLP

Le propriétaire d'une balise peut enregistrer et mettre à jour l'information nécessaire en direct sur Internet, à l'adresse URL http://beacons.nss.gc.ca

Répertoire des organismes canadiens de recherche et de sauvetage

Le Répertoire des organismes canadiens de recherche et de sauvetage, au site Web du SNRS, permet au public l'accès à plus de 500 organismes gouvernementaux et bénévoles. Ce répertoire constitue une source d'information de base pour quiconque participe déjà ou considère s'engager comme bénévole de recherche et de sauvetage.

Prix de réalisation

Chaque année, le SNRS reconnaît les exploits, le courage et l'engagement des fournisseurs de R-S d'un bout à l'autre du pays, grâce à ses prix de réalisation en R-S. Les 65 lauréats reconnus à ce jour ont fait d'importantes contributions au domaine de la R-S au Canada.

L'agent Paul Olmstead du service de police d'Edmonton a reçu le Prix de la réalisation exceptionnelle en recherche et sauvetage de 2003, qui lui a été présenté au congrès SARSCÈNE pour son infatigable travail d'aide à la R-S communautaire, et son renforcement des liens entre bénévoles et organismes de R-S.

Sept autres personnes ont reçu des Certificats de reconnaissance régionale en 2003 :

  • Dave Brewer, de North Vancouver, C.-B.
  • John Chaffey, d'Ottawa, Ont.
  • Sergent d'État-major Tim Charlebois, d'Orillia, Ont.
  • Stuart "Stu" Meeks, de Belleville, Ont. (à titre posthume)
  • Major Graham Newbold, de Trenton, Ont.
  • Caporal John Rotheisler, de la BFC Cold Lake, Alb.
  • Daniel Tremblay, de Québec, Qc

 

Date de modification : 2004-11-19

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