PROGRAMME NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SAUVETAGE
RAPPORT ANNUEL 2003
La planification du programme en 2003 - La situation actuelle
Le Plan du programme fédéral de R-S de 2003, en principe
un document annuel, est en réalité le prototype du genre.
Le premier cycle complet du Plan du programme et du Rapport annuel commence
en 2004 en mettant l'accent sur les principales questions de fonctionnement,
gravitant autour des trois thèmes que sont la R-S sans faille,
la R-S maritime et la R-S dans le Nord.
La présente section du Rapport annuel de 2003 s'intéresse
aux enjeux de R-S que relève le Plan du programme de 2003, soit
ceux qui suscitent, à l'échelon du programme, l'attention
des divers (sinon de tous) ministères membres du CIRS. Il faut
voir que bon nombre de ces enjeux concernent des questions dont le déroulement
se fera sur une base pluriannuelle, et que l'on continuera de les affiner
avec le temps.
R-S sans faille
D'ordinaire, les opérations de R-S font appel à des ressources
provenant de plus d'un ministère du CIRS, en plus des groupes bénévoles
et des organisations provinciales et territoriales. C'est tout particulièrement
le cas lors des gros déploiements. L'efficacité de la coordination
et des communications entre tous ces fournisseurs de services demeurera
la source de nombreux défis. Pour en arriver un jour à jouir
d'un système de R-S sans faille, il est essentiel d'aligner, chez
tous les intervenants, tout ce qui concerne les activités aussi
bien de prévention que d'intervention.
Alertes de R-S par téléphone portable
La population se sert de plus en plus de téléphones portables
pour alerter les autorités d'incidents de R-S (par l'entremise
du service 9-1-1). Les centres d'appel recevant ces alertes sont sous
la responsabilité de diverses autorités policières
et municipales, selon la région du pays; certains de ces centres
n'ont pas de lien direct avec les JRCC.
De nombreuses personnes se servent de téléphones portables
et s'y fient. Cependant, dans les régions éloignées,
la couverture n'est pas toujours disponible; en outre, un téléphone
cellulaire n'est pas adéquat comme moyen d'alerter les autorités
d'une situation de R-S. L'on ignore souvent les autres moyens d'alerte,
à la fiabilité accrue. Le matériel d'alerte approprié,
comme la RLS (radiobalise de localisation des sinistres) et la BLP (balise
de localisation personnelle), a l'avantage de transmettre précisément
la provenance du signal.
Les efforts se poursuivent dans le but de sensibiliser la population
quant à l'achat et l'utilisation appropriée du matériel
de communication de R-S, comme par exemple les postes émetteurs-récepteurs
de radio marine sur les plans d'eau. En outre, le SNRS travaille avec
les organisations qui chapeautent des services d'appel 9-1-1, afin d'améliorer
les liens entre ces centres et les JRCC.
Disponibilité et qualité des données de R-S
Compte tenu d'exigences particulières des divers ministères,
les données sur la R-S ne sont pas toujours recueillies dans des
formats compatibles, ce qui rend difficile la comparaison des renseignements
et des statistiques. Les ministères intéressés sont
en cours de planification et de mise en uvre de nouveaux systèmes
originaux permettant de suivre les incidents de R-S, d'en connaître
les ressources déployées, les résultats, les coûts
et d'autres données, notamment aux JRCC, à Parcs Canada
et à la GRC.
La mise en place, en 2003, du Système de gestion des missions
de recherche dans les JRCC et les CASM améliorera la cueillette
des données. Les travaux se poursuivent pour aider les ministères
du CIRS dans l'élaboration de bases de données de qualité
et d'autres produits qui rehausseront les possibilités d'analyse
des données.
Arrivée des nouveaux hélicoptères de R-S
La mise en place du nouvel hélicoptère de R-S du Canada,
le CH-149 Cormorant (qui remplace le CH-113 Labrador) fut complété,
par la fin de 2003, dans trois des quatre bases d'hélicoptères
de R-S du Canada. On prévoit que la dernière base se convertira
au nouvel hélicoptère au cours de l'été 2004.
Les deux hélicoptères sont fort différents quant
à la taille de l'appareil et quant à la configuration du
rotor, ce qui influencera tout personnel travaillant en étroite
proximité avec l'appareil.
Tout le personnel des Forces canadiennes a accès à un programme
exhaustif de formation. Cependant, d'ici à ce que tous les fournisseurs
de services de R-S aient eu l'occasion de se familiariser avec le nouvel
hélicoptère et ses configurations, certains risques demeurent.
Les autorités veillent à faire en sorte que la grande communauté
de la R-S qui uvrera avec l'hélicoptère Cormorant
comprenne les diverses caractéristiques du nouvel appareil, ainsi
que les mesures de sécurité qui s'imposent.
Les exercices multi-instances
Les interventions en R-S faisant naturellement appel à des instances
multiples, elles s'appuient sur une gamme de ressources primaires, secondaires
et bénévoles. Cette mise en commun des ressources a un effet
de synergie, en ce que la portée d'un travail commun est plus grande
que la somme des travaux de chaque partenaire de R-S travaillant chacun
de son côté. Cependant, pour que l'intervention soit bien
coordonnée, il faut compter sur une expérience pratique
de travail conjoint dans des situations stressantes et aux risques élevés.
Les intervenants doivent utiliser un ensemble compatible de termes, de
procédés, de matériel et de compétences, en
plus d'avoir une compréhension commune des lignes de communication
ainsi que de la hiérarchie de direction.
Les exercices de R-S peuvent simuler un incident de R-S exigeant une
intervention où doivent collaborer de nombreux organismes, et dont
les intervenants devront établir une confiance mutuelle et un esprit
d'équipe essentiels. En 2003, le SNRS a contribué au déroulement
de deux tels exercices : une situation se déroulant en temps réel
à Toronto, à l'extérieur et une situation "
théorique " ou à l'intérieur, à Prince-Rupert.
Le SNRS a publié sur son site Web, dans sa revue et lors de son
congrès les leçons tirées de ces exercices.
Catastrophe aérienne et catastrophe en mer (CATAIR et CATMER)
L'éventualité d'une catastrophe aérienne ou maritime,
dont la définition consiste en ce qui dépasse la capacité
normale de traitement d'une région seule, sans l'aide d'autres
régions et d'autres autorités, continue de croître.
L'industrie des croisières a augmenté de manière
significative dans les vingt dernières années et entreprend
toujours davantage de croisières vers les eaux canadiennes et arctiques,
avec davantage de passagers et de plus gros navires qu'auparavant, qui
comptent souvent plus de 2 500 passagers à bord. D'autre part,
l'utilisation des routes polaires par les lignes aériennes commerciales
est aussi à la hausse. La réaction à une catastrophe
maritime ou aérienne exige une planification et une préparation
hors de l'ordinaire.
En 2001, les autorités de la R-S ont prévu mettre à
jour et à niveau les plans d'intervention en cas de catastrophe
CATAIR et CATMER. Le rapport final de ce projet, déposé
en août 2001, proposait des modifications aux deux plans.
Il reste des différences entre les plans CATMER des trois régions
canadiennes de R-S. En 2003, les travaux ont consisté à
rechercher comment en venir à un cadre normalisé pour les
trois régions. Nous prévoyons la tenue, en 2004, d'une conférence
où participeront des représentants des Forces canadiennes
et de la Garde côtière canadienne d'Ottawa, de Winnipeg et
des trois Centres conjoints de coordination de sauvetage. Cette conférence
devrait mener à l'élaboration d'un plan CATMER d'envergure
nationale.
Le plan CATAIR regroupe toutes les ressources militaires nécessaires
et disponibles; il met l'accent sur la prestation de l'aide à un
site d'écrasement aérien en région reculée.
Il mise notamment sur les liens avec d'autres ministères fédéraux,
la province ou le territoire concerné et la société
aérienne touchée. Ce plan CATAIR a fait l'objet d'exercices
canadiens lors de l'exercice SAREX international tenu à Gimli au
Manitoba en septembre 2002. En 2003, le SAREX (tenu à tour de rôle
par la Russie, le Canada et les États-Unis) a eu lieu en Russie;
en 2004, il doit se tenir en Alaska.
Le plan CATAIR comprend aussi l'achèvement du projet des caches
dans l'Arctique. Le gouvernement a fait l'acquisition de six caches, dans
lesquelles se trouvent des vêtements de survie en hiver, des sacs
de couchage et d'autres fournitures, grâce au Fonds des nouvelles
initiatives (FNI) en R-S. Deux de ces caches ont été livrées
en 2003, l'une à Iqaluit et l'autre à Yellowknife. Les quatre
autres seront livrées en 2004 à Rankin Inlet, à Resolute
Bay, à Inuvik et à Whitehorse.
Interopérabilité
En dépit de diverses améliorations au chapitre de l'interopérabilité,
certaines lacunes demeurent en matière de coordination et de communication
entre la foule des organismes participant au PNRS, notamment en ce qui
touche le matériel de R-S et la procédure à normaliser.
En janvier 2003, le SNRS a terminé une étude sur les questions
d'interopérabilité quant aux questions qui dépassent
les frontières des compétences ministérielles et
qui influencent le PNRS. Au mois d'octobre 2003, dans l'optique de cerner
ces questions, le congrès SARSCÈNE a tenu un " Sommet
sur l'interopérabilité ".
Ainsi, le SNRS a discuté en février 2003 des questions
de gestion du spectre des radiocommunications avec le Conseil national
de RSS, formé de représentants des provinces et des territoires
chargés des questions de R-S. Par après, à sa réunion
tenue au congrès SARSCÈNE en octobre 2003, le Conseil national
de la RSS a recommandé que le SNRS poursuive, au nom des provinces
et des territoires, un projet d'étude de faisabilité de
l'interopérabilité, étude qui mettrait l'accent sur
une " fréquence radio nationale " de R-S. Le SNRS a coordonné
la mise sur pied d'un groupe de travail qui doit cerner une fréquence
d'appel nationale de RSS sûre et peu dispendieuse. Ce groupe de
travail se compose de représentants de la R-S aux échelons
fédéral, provincial et territorial, ainsi que d'autres intervenants,
tout particulièrement Industrie Canada.
R-S maritime
Les incidences de détresse maritime ont représenté
76 % des interventions incombant au système fédéral
de R-S en 2003.
Activités des gros navires à passagers
De plus en plus d'armateurs de croisière font affaires dans
les eaux canadiennes, tout particulièrement pour les croisières
dans les eaux arctiques. Un nombre substantiel de passagers de ces navires
de croisière sont âgés, ce qui représente un
risque accru de demandes d'évacuations médicales de ces
navires. Depuis les 20 dernières années, l'industrie mondiale
des navires de croisière a connu une croissance annuelle de 8,4
%. La taille des bateaux de croisière continue d'augmenter, à
tel point qu'aujourd'hui il est commun de trouver des situations où,
équipage et passagers compris, un bateau peut compter plus de 2
500 personnes.
Au même moment, de nombreux gros bacs et traversiers sillonnent
les côtes Ouest et Est du Canada.
Reconnaissant ces tendances, le SNRS et la GCC ont inclus dans leurs
plans de catastrophe en mer et leurs exercices plurifonctionnels les gros
bateaux à passagers.
Activités des navires à passagers et des bateaux de
tourisme de taille moyenne
On compte un nombre croissant d'organisateurs de tours de bateau spécialisés
dans le tourisme aquatique et l'observation des baleines. Ce segment de
l'industrie se sert normalement de bateaux de taille réduite, où
il y a bien davantage de passagers que de membres d'équipage. Ce
genre de tourisme consiste en de courtes randonnées d'une durée
de deux à quatre heures.
La courte durée de ces sorties en mer signifie que les passagers
ont moins de possibilités que d'autres de bien connaître
le matériel du bateau et la procédure à observer
en cas d'urgence. Si on considère cela dans la perspective d'un
ratio très inégal entre l'équipage et les passagers,
on peut voir les risques accrus de perte de vie en cas d'accident. À
titre d'exemple, le ratio passager-équipage d'un navire de croisière
océanique est d'environ deux pour un. Sur un bateau de croisière
d'une journée, ce ratio peut s'élever à 50 pour un.
La mise à jour des plans de catastrophe en mer tient désormais
compte de ces nouvelles activités.
Activités de plaisance et de kayak
En 2003, les embarcations de plaisance ont représenté
71 % des cas de R-S maritime à l'échelle nationale; en Colombie-Britannique
seule, cette proportion atteint 80 %. Le Centre auxiliaire de sauvetage
maritime (CASM) de Québec a rapporté pour sa part que 76
% des cas de R-S maritimes mettaient en cause les petites embarcations
de plaisance. De ce chiffre, environ 75 % étaient des bateaux de
moins de huit mètres.
L'utilisation des motomarines et des petites embarcations a augmenté
de façon spectaculaire. Par exemple, le kayak attire des participants
de tout âge, de tout degré de connaissances et de compétences,
qui pratiquent ce sport dans une foule d'endroits, y compris les océans
et les régions éloignées. Les excursions de kayak
en groupe vers la moyenne côte de Colombie-Britannique ont augmenté
de façon importante. Cette tendance mène à l'accroissement
des risques d'incidents de R-S.
En 2003, le SNRS a analysé les données des cas de R-S afin
d'évaluer quelles démarches de sensibilisation et quels
changements réglementaires pourraient aider à contenir ce
risque accru. Ces activités se poursuivent et déclenchent
aussi des travaux en ce sens à l'échelon régional.
Ainsi, sur la côte de la Colombie-Britannique, les représentants
du JRCC ont rencontré les responsables de l'organisation qui chapeaute
les guides de kayak et les pourvoyeurs, dans le but de rehausser les activités
de prévention et les normes de communications. Le programme de
compétence d'opérateur radio de Transports Canada, divers
projets de prévention financés par le FNI de R-S et les
travaux du Conseil canadien de la sécurité nautique dans
la promotion de l'habitude à porter les vêtements de flottaison
personnels, devraient atténuer les risques dans cette région.
Évolution des activités de prévention en matière
de R-S
Dans un contexte de prolongation des restrictions budgétaires
des ministères fédéraux, le rôle des organismes
sans but lucratif et des bénévoles uvrant aux activités
de prévention prend de l'importance. La consolidation, en décembre
2003, des fonctions maritimes réglementaires et des activités
de prévention associées, au sein de Transports Canada, faciliteront
le partage des meilleures pratiques de prévention au sein des secteurs
de l'aviation, de la pêche et de la navigation de plaisance.
Bateaux de pêche au grand large
Les données indiquent que plus de la moitié des accidents
maritimes rapportés au Bureau de la sécurité des
transports du Canada (BST) impliquent des bateaux de pêche. Dans
la région atlantique, ces bateaux pêchent désormais
davantage au grand large, devant la pénurie des stocks traditionnels
de poissons dont la pêche est permise ou disponible près
de la côte.
Le temps accru alors nécessaire aux équipages de R-S, multiplié
par les trajets allongés vers les ports pour les bateaux cherchant
à éviter le mauvais temps en mer, représente aussi
des risques accrus de perte de vie. Les distances accrues que doivent
franchir les équipes de R-S diminuent leur disponibilité
pour le système de R-S, et augmentent le risque dans l'éventualité
d'incidents concurrents.
Les autorités réglementaires et d'intervention de R-S continuent
de cerner les questions de sécurité des bateaux de pêche
afin de régler cette question.
Forage pétrolier et gazier en mer
Les activités d'exploration et d'exploitation pétrolière
et gazière dans l'Atlantique augmentent; en outre, les discussions
continuent, à savoir si le moratoire sur l'exploration de la côte
Ouest dans ce secteur devrait être amoindri ou même levé.
Un changement de la situation sur la côte Ouest signifierait une
modification importante de la dynamique du risque couru avec la situation
actuelle, où il n'y a aucune activité d'exploration ou de
production en cours. La présence de nouvelles plates-formes de
forage se traduirait forcément par une circulation accrue des bateaux
et des hélicoptères au service de ces plates-formes et des
installations à l'appui, ce qui pourrait augmenter la probabilité
d'incidents. D'autre part, cette circulation accrue vient ajouter aux
ressources de surveillance et d'intervention, sans compter que des plates-formes
telles qu'Hibernia peuvent fournir aux hélicoptères de sauvetage
des capacités de réapprovisionnement en carburant.
R-S dans le Nord
Le nord du Canada est vaste, peu peuplé et il se distingue par
des conditions environnementales extrêmes. L'accroissement des activités
dans la région, dans les domaines du tourisme, de l'extraction
des ressources et de l'utilisation de l'espace aérien exacerbera
les défis à relever lors des interventions de réponse
aux incidents de détresse dans cette partie du pays.
Hausse du nombre des survols arctiques
Le nombre des survols des régions nordiques éloignées
du Canada devrait continuer d'augmenter, surtout dans l'utilisation croissante
des routes polaires desservant l'Asie. Davantage d'avions gros porteurs
passeront des périodes étendues dans l'espace aérien
du Canada, dont la plus grande partie est dans des régions très
reculées.
Même si une telle croissance de la circulation peut être
vue comme un accroissement du risque, l'amélioration de la fiabilité
des aéronefs et du matériel atténue ce risque perçu.
Par conséquent, une telle perspective ne cautionne pas une hausse
de la capacité de réponse de R-S. Il reste que l'on maintiendra
une capacité crédible de réaction rapide à
une catastrophe, en fonction du risque évalué.
Surveillance météorologique dans l'Arctique
Le nombre des stations de surveillance météorologique
dans l'Arctique est très restreint et le Service météorologique
du Canada dispose de ressources limitées pour entretenir et maintenir
ses stations. Cela pourrait compromettre les services de prévisions
météo à l'intention des intervenants de R-S, ce qui
pourrait se répercuter de façon négative sur les
interventions.
En 2003, le SMC a obtenu, avec l'appui du CIRS, les ressources nécessaires
pour redresser cette situation.
Communications dans l'Arctique
De façon inhérente, les communications dans l'Arctique
sont problématiques; elles s'accompagnent de lacunes importantes
de la couverture, du moins pour ceux et celles qui se fient au matériel
radio traditionnel.
Par conséquent, il se peut que les avis et alertes d'incidents
et de leur lieu d'origine soient retardés. Les difficultés
de communication entre intervenants, installations au sol et victimes
peuvent miner l'efficacité des interventions et la coordination
lors des incidents.
De concert avec les partenaires locaux, le CIRS et le SNRS évaluent
l'étendue du problème des communications, dans l'optique
d'élaborer des solutions bon marché.
Nouveaux parcs nationaux et aires marines de conservation
En octobre 2002, le gouvernement a annoncé la mise en place
d'un plan d'action visant la création de dix nouveaux parcs
nationaux et de cinq aires
marines de conservation (AMNC) au Canada d'ici 2008, notamment de
nouveaux parcs dans les régions reculées du Nord. En 2003,
Parcs Canada a signé des ententes en vue de créer deux nouveaux
parcs nationaux : Le Parc national Ukkusiksalik, au Nunavut et la Réserve
de parc national des îles Gulf, en Colombie-Britannique. Le premier
de ces deux parcs à ouvrir ses portes sera le Parc national Ukkusiksalik
au Nunavut, d'une superficie de 20 558 kilomètres carrés.
La recrudescence des visiteurs, associée à l'augmentation
de la circulation des aéronefs légers et des embarcations
dans ces régions reculées pourrait mener à une augmentation
des incidents de R-S et du déclenchement de balises de localisation
personnelle.
Ces nouvelles régions protégées ajouteront de nouveaux
et importants mandats fédéraux de R-S au sol au Canada.
En règle générale, cela se répercutera sur
le PNRS par un accroissement des ressources fédérales de
R-S disponible à l'échelle locale, d'une part, et d'autre
part, par une augmentation possible du nombre des incidents de R-S dans
ces endroits.
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