PROGRAMME NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SAUVETAGE
RAPPORT ANNUEL 2004
Densité des activités
R-S maritime
Le Canada est un pays maritime. Plus de la moitié des effets commerciaux
du Canada transitent par les Grands Lacs ou par un océan. Le commerce
maritime et les déplacements aériens sont essentiels à
la santé économique du pays.
De plus, la moitié de la population canadienne s'adonne à
des activités récréatives aquatiques : la navigation
de plaisance à voile ou à moteur, le canotage, la pêche,
la natation, la plongée, etc. On estime que les Canadiens possèdent
3,4 millions d'embarcations de plaisance, au total. En 2004, les bateaux
de croisières et les compagnies de traversiers et bacs ont transporté
quelque 34 millions de passagers. Il y a environ 22 000 bateaux de pêche
commerciale au Canada.
Ces chiffres mettent en relief les renseignements suivants sur les activités
maritimes de R-S.
En 2004, les JRCC se sont chargés de 5 682 incidents maritimes.
Ce chiffre représente 76 p. 100 de tous les incidents de R-S qui
relevaient du fédéral. Au total, 69 personnes sont décédées.
Au cours des cinq dernières années, on a pu assister à
une tendance à la baisse des incidents maritimes de R-S (voir figure
2). La navigation de plaisance et les activités récréatives
ont représenté les plus fréquentes causes d'incidents
de R-S maritime, soit environ 60 p. 100. Les ennuis mécaniques
chez les petites embarcations continuent d'être la principale source
de problème.
La fréquence des croisières demeure la même qu'en
2003. Le nombre de passagers et d'escales à Vancouver a accusé
une légère baisse pour la deuxième année consécutive,
tandis que les données pour les ports de l'est du pays ont affiché
une hausse. Vancouver demeure de loin le port le plus achalandé
et devance Halifax avec trois fois plus de passagers de croisière.

R-S aérienne
Les conditions géographiques et démographiques qui prévalent
au Canada font que le transport par air est l'un des principaux modes
de déplacement, ce qui touche le secteur des lignes aériennes
commerciales, mais aussi celui des entrepreneurs de petites compagnies
d'aviation légère (comme les taxis par hydravion) et des
petits aéronefs privés.
En 2004, l'industrie des lignes aériennes a transporté
un peu plus de 54 millions de passagers (cela comprend les vols internationaux
et nationaux). Dans le secteur des aéronefs légers, on compte
29 110 appareils enregistrés et 78 742 pilotes brevetés,
volant à partir de 1 746 aéroports au pays. Ce secteur regroupe
une gamme très étendue d'activités aériennes,
comme les excursions de chasse et de pêche en région reculée,
la coupe forestière commerciale par hélicoptère,
l'accès aux collectivités éloignées, les vols
privés de tourisme et de nombreux autres genres de vols. En 2004,
le système de R-S a permis de réagir à 683 incidents
aériens. Un chiffre qui représente une baisse par rapport
à 2003, mais qui demeure proche de la moyenne des cinq dernières
années, soit de 708 incidents (voir figure 3).
Les incidents aériens constituent une faible portion des activités
de R-S. Ces incidents viennent davantage du secteur de l'aviation générale
et mettent en cause de petits appareils privés, que du secteur
de l'aviation commerciale. À peu d'exceptions près, les
cas les plus graves de perte de vie se limitent généralement
à de petits appareils transportant quatre personnes ou moins. En
2004, 40 personnes ont perdu la vie lors d'incidents aériens au
Canada.
L'Association civile de recherche et de sauvetage (ACRSA), Transports
Canada et d'autres organismes poursuivent leurs efforts de sensibilisation
et de formation afin de renforcer l'exigence que les pilotes de petits
aéronefs enregistrent des plans de vol précis et qu'ils
emportent en vol des émetteurs
de localisation d'urgence (ELT) robustes et efficaces. Lorsque les
aéronefs de recherche peuvent orienter leur goniomètre directement
sur le signal émis par un ELT, cela leur permet de localiser facilement
le site d'écrasement d'un appareil et de fournir rapidement l'aide
nécessaire. De façon réciproque, si l'émetteur
de localisation d'urgence d'un appareil porté manquant ne s'active
pas, il peut s'avérer nécessaire d'étendre les recherches
et les ressources afférentes.

R-S au sol et dans les eaux intérieures
En 2004, le nombre de missions de R-S
au sol (RSS) et dans les eaux intérieures que les autorités
provinciales et territoriales ont mené au pays s'élève
à quelque 1 800. Les clients de ces missions ont été
des alpinistes, des chasseurs, les personnes atteintes de la maladie
d'Alzheimer, des plaisanciers, des familles en camping et des centaines
de Canadiens et de visiteurs qui ont eu besoin de services de R-S.
Chaque année l'on investit aussi beaucoup de temps et de ressources
aux campagnes de sensibilisation et d'éducation en vue de prévenir
l'occurrence d'incidents de R-S.
En outre, les ressources
provinciales et territoriales de R-S complètent de façon
importante les actifs fédéraux, puisque dans de nombreux
cas, la R-S aérienne et maritime nécessite l'appui de ressources
terrestres. Par exemple, un centre conjoint de coordination de sauvetage
peut demander aux forces policières locales de vérifier
les pistes d'atterrissage éloignées à la recherche
d'avions, ou demander l'aide d'une équipe
bénévole de RSS pour procéder à une recherche
le long du littoral ou dans des marinas dans le cas d'un bateau en retard
sur le chemin du retour. Cette coopération augmente grandement
l'efficacité générale du programme fédéral
de R-S, parce qu'elle permet souvent de résoudre rapidement des
questions à l'échelon local, avant d'entreprendre des recherches
coûteuses. En procédant de cette manière, non seulement
on diminue le coût des recherches, mais l'on fait en sorte que les
ressources fédérales soient plus disponibles en cas d'incidents
plus sérieux.
Le gouvernement fédéral est directement responsable des
activités de recherche et de sauvetage au sol et dans les eaux
intérieures des parcs nationaux du Canada, dans ses bases militaires
et lieux de formation. En 2004, les spécialistes de la sécurité
publique de Parcs Canada sont intervenus lors de 201 incidents de R-S,
allant de cas de randonneurs blessés à d'autres concernant
des personnes en canoë immobilisées par mauvais temps et des
skieurs pris dans des avalanches. Ces spécialistes font aussi la
promotion active de la sécurité publique et sensibilisent
leur clientèle quant aux risques que comportent les activités
en terrain sauvage reculé.
Les Forces canadiennes disposent de cinq équipes de RSS à
l'appui des opérations des bases. Ces équipes couvrent principalement
les activités militaires de formation, mais peuvent aussi être
appelées à contribuer aux ressources déployées
dans des cas de R S maritime ou aérienne. Les Rangers
canadiens - un groupe de réservistes compétents vivant
dans le nord du Canada - fournissent aussi une aide aux opérations
de RSS dans certaines des régions les plus isolées du pays
Le gouvernement fédéral offre aussi de l'aide à
ses partenaires provinciaux et territoriaux responsables des activités
de R-S au sol et dans les eaux intérieures. En 2004, les JRCC de
compétence fédérale ont reçu en tout 748 demandes
d'aide humanitaire. Même si la plupart de ces demandes concernaient
des évacuations médicales et de l'aide en matière
de transport, certaines faisaient partie intégrante de missions
de premier plan, souvent à l'aide d'opérations d'élingue
par hélicoptère à partir de parois rocheuses, de
glaciers, de montagnes et d'autres endroits tout aussi dangereux.
La figure 4 indique le nombre d'incidents de nature humanitaire traités
par les organismes fédéraux de R-S au cours des cinq dernières
années. Ces incidents représentent environ 8 p. 100 des
cas annuels de R-S fédérale.

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