Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Recherche et sauvetage


Table des matières
Introduction
Contexte de la R-S
La communauté de la R-S
Gestion fédérale du Programme national

Densité des d'activités

Incidents importants

La planification du programme en 2004 - La situation actuelle

Autres résultats
Responsabilition et gestion du risque

Conclusion et prochaines étapes


 











Rapports

PROGRAMME NATIONAL DE RECHERCHE ET DE SAUVETAGE
RAPPORT ANNUEL 2004

La communauté de R-S

Les responsables de la R-S

Au Canada, le gouvernement fédéral et les autorités provinciales et territoriales partagent des responsabilités constitutionnelles liées à la recherche et au sauvetage au sein de leur propre champ de compétence. Ensemble, ils forment le Programme national de recherche et de sauvetage (PNRS). En plus, des ententes de collaboration avec les municipalités et les nombreuses organisations non gouvernementales de R-S établissent une autre gamme d'activités pour ces organisations aussi bien en matière de prévention que d'intervention en R-S.

Les activités communes du gouvernement fédéral en matière de R-S constituent le Programme fédéral de recherche et de sauvetage (PFRS) qui repose sur des relations étroites entre les six ministères fédéraux et organismes partenaires suivants :

Forces canadiennes, ministère de la Défense nationale
Garde côtière canadienne, Pêches et Océans Canada
Transports Canada
GRC
Agence Parcs Canada
Service météorologique du Canada, Environnement Canada

Le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS) est responsable de la politique en matière du programme national de R-S, de la planification, de la coordination et de la publication des rapports afférents, en étroite collaboration avec les directions générales dispensatrices de services de R-S.

On peut répartir les incidents en trois catégories, soit les incidents de nature maritime, aérienne et au sol.

La R-S maritime touche les activités de R-S relevant du domaine de responsabilité océanique du Canada, en vertu des accords de l'Organisation maritime internationale (OMI), ce qui comprend également la Voie maritime du Saint-Laurent et les Grands Lacs. Les interventions de R-S maritimes incombent au gouvernement fédéral, par l'entremise des trois Centres conjoints de coordination de sauvetage (JRCC) et des deux Centres auxiliaires de sauvetage maritime (CASM). Les activités de R-S en mer relèvent des bateaux de la Garde côtière canadienne (GCC) et de la Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC) ainsi que des aéronefs des Forces canadiennes.

La R-S aérienne couvre tout genre de recherche d'aéronefs, au-dessus des territoires marins et terrestres. Les interventions de ce genre d'incident de R-S relèvent aussi des trois JRCC. Les opérations aéronautiques de R-S. sont celles des aéronefs des Forces canadiennes et de l'Association civile de recherche et de sauvetage aériens (ACRSA); si l'itinéraire prévu d'un aéronef disparu croise des plans d'eau, la GCC et la GCAC interviennent aussi.

Les services de R-S au sol, comme le fait de localiser des personnes perdues ou en détresse, sont le fait d'organisations qui relèvent des gouvernements provinciaux et territoriaux. Ces activités comprennent les recherches dans les plans d'eau, lacs et rivières, à l'exception des Parcs nationaux. La plupart du temps, ce sont des organisations des mesures d'urgence, sous autorité provinciale ou territoriale, qui en sont responsables. Elles en confient les activités de R-S à la police, au personnel des services d'urgence et à un réseau étendu de bénévoles compétents.

Les interventions de R-S dans des Parcs nationaux du Canada - que ce soit des sauvetages sur champs de glace, lors d'avalanches ou en région sauvage, par exemple, incombent aux spécialistes et bénévoles de Parcs Canada, qui les coordonnent et les effectuent.

La figure 1 montre le domaine de responsabilité fédérale canadienne en R-S.

R-S : Évolution des défis et des pressions

L'évolution du profil démographique du Canada est un facteur qui contribue à l'augmentation de la fréquence des besoins en matière de R-S. Tout indique que les citoyens canadiens vieillissent. Un grand nombre d'entre eux demeure actif et en santé jusqu'à un âge avancé et consacre des ressources importantes à la poursuite d'activités de loisirs plus exigeantes qu'auparavant.

En outre, le profil de la communauté des bénévoles, qui représente un volet crucial de la R-S, est aussi en évolution. De plus en plus de jeunes gens quittent les collectivités rurales pour se rendre en ville étudier et travailler, par conséquent, le nombre de bénévoles de R-S dans ces régions rurales diminue.

En outre, l'apparition de nouveaux besoins de services de R-S provient de la hausse des activités récréatives sur des terrains accidentés, comme le kayak et l'ascension des parois rocheuses, d'une tendance accrue aux voyages vers et dans le Nord canadien et de la hausse des croisières, tout particulièrement dans des plans d'eau éloignés.

Au cours des dernières années, la reconnaissance accrue des bénévoles comme ressource compétente et organisée pouvant intervenir en cas de catastrophes naturelles a aussi eu des répercussions sur le domaine de la R-S au Canada. Les bateaux, aéronefs et le personnel formé (y compris les bénévoles) servant aux activités de R-S doivent de plus en plus remplir d'autres fonctions, notamment, intervenir en cas de catastrophe.

La prévention a toujours constitué un élément important d'une utilisation responsable des ressources de R-S. D'ailleurs, on met de plus en plus l'accent sur les activités de prévention de nos jours. Néanmoins, la prévention en matière de R-S dépend en grande partie de la participation des bénévoles, tel que mentionné auparavant, peuvent être influencés par des conditions démographiques. À cela vient s'ajouter la rareté des fonds publics consacrés à ce domaine. On s'attend à ce que ce contexte exacerbe la pression sur les ressources bénévoles comme l'ACRSA, la GCAC et les associations bénévoles de recherche et de sauvetage au sol.

Le Canada est signataire de divers accords internationaux et participe aux efforts internationaux de R-S. Par conséquent, tout changement pouvant se produire au sein de l'Organisation de l'aviation civile (OACI) et de l'Organisation maritime internationale (OMI) peut avoir des répercussions sur le PNRS. La menace terroriste accrue des trois dernières années et la réévaluation conséquente de la position canadienne en matière de sécurité ont entraîné la pluridisciplinarité des effectifs et équipements de R-S maritime. Cela a également mené au besoin d'une utilisation encore plus souple de toutes les ressources fédérales. Cette tendance continuera sans aucun doute à se manifester pendant un certain nombre d'années.

Les développements technologiques des communications satellites et du matériel de localisation ont accru la capacité des personnes en difficulté ou en détresse de réclamer de l'aide. À mesure que les radiobalises et les systèmes mondiaux de localisation deviennent plus abordables et donc plus courants, le nombre de demandes d'intervention en R-S augmente. En même temps, il est de plus en plus facile de localiser les personnes en détresse.

L'amélioration de la technologie présente d'autres défis connexes. Depuis trois ans, les principaux fournisseurs fédéraux de services de R-S ont reçu du nouveau matériel amélioré (hélicoptères, canots de sauvetage). La capacité d'intervention en R-S s'en est accrue, mais cela a aussi exigé que l'on forme le personnel et les bénévoles en conséquence. Toute introduction de nouveau matériel et de nouvelle technologie s'accompagne de coûts de formation afférents.

L'interopérabilité, c'est-à-dire la capacité de coordonner le matériel, la formation et la procédure générale à partager entre les divers intervenants de R-S, demeure tout un défi. La diversité complexe des organisations et autorités des échelons territoriaux et provinciaux qui, avec les organismes fédéraux, composent le système canadien de sécurité en R-S, fait que pour en venir un jour a une prestation sans faille, il faut plus que jamais régler les questions de coordination efficace et de matériel d'usage commun. En fonction des expériences vécues aussi bien lors d'exercice que d'interventions véritables, il s'avère de toute première importance de pouvoir compter sur des communications radio fiables et accessibles par tous les intervenants. Les exercices réalistes simulant des situations possibles de R-S, sont l'un des moyens les plus efficaces d'accroître la coordination grâce aux leçons retenues et de veiller à ce que le système soit pleinement fonctionnel au moment où le besoin se présente. Cependant, dans un contexte où de nombreuses instances y participent, le processus est coûteux et exige beaucoup de planification préalable.

En plus des défis mentionnés ci-devant, les limites des finances publiques, de pair avec l'existence d'autres priorités des gouvernements, ont aussi joué en défaveur des services de R-S au Canada. La communauté fédérale de R-S se voit constamment demander de revoir ses engagements et ses plans pour s'assurer d'obtenir la meilleure valeur possible en contrepartie des deniers publics.

 

Date de modification : 2005-09-26

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