|
TABLE DES MATIERES LETTRES SARSCÈNE 2000 FONDS DES NOUVELLES INITIATIVES EN R-S PRIX BIBLIOTHÈQUE NOUVELLES DE R-S Lettre de la rédactrice en chef Lettre d'adieu du directeur exécutif
Mais aussi longue que pourrait être cette énumération, il faut dire que presque rien, sinon rien du tout, n'aurait été possible sans la prévoyance, l'esprit d'initiative et le dévouement de toutes les personnalités qui se sont révélées au SNRS. Ces pionniers ont été la force derrière chacune de nos réussites, et je les remercie tous de leurs qualités indiscutables de meneurs. Les programmes du SNRS comme SARSCÈNE m'ont donné l'occasion de m'associer à la grande fraternité des spécialistes de la recherche et du sauvetage, engagés tous tant qu'ils sont, à plein temps ou de façon bénévole, à sauver d'autres personnes. Qu'ils fassent partie des fameux techniciens de recherche et de sauvetage des Forces canadiennes, des spécialistes de la recherche et du sauvetage de la Garde côtière canadienne ou des chercheurs bénévoles d'un village inuit éloigné, j'ai été fier de pouvoir m'associer à eux. J'aimerais tout particulièrement reconnaître le travail des bénévoles de la recherche et du sauvetage qui se dévouent et investissent leur temps à apprendre et perfectionner leurs compétences de recherche et de sauvetage, et qui sont prêts, sur simple appel, à laisser tout tomber pour se consacrer entièrement à une mission d'intervention en recherche et sauvetage, parfois en mettant leur propre vie en péril pour en sauver une autre. Les bénévoles font tout cela en majeure partie gratuitement, en payant leur propres frais, ce qui en dit long sur leur engagement et sur leur dévouement. Je vous remercie de toutes les expériences merveilleuses qu'il m'a été donné de vivre et des nombreuses amitiés que j'ai pu entretenir au cours de mon mandat comme directeur exécutif du SNRS. Je poursuis ma route sachant que le domaine de la recherche et du sauvetage au Canada, l'une de nos entreprises humanitaires les plus importantes et les plus nécessaires, est entre bonnes mains. DES RÉSULTATS FORMIDABLES À R-S
2000 Plouf ! N'entendez-vous pas ce son en pensant au plongeon dans le Saint-Laurent d'un membre de la Garde côtière auxiliaire canadienne en combinaison d'immersion ? C'est exactement ce que les spectateurs ont été capables d'entendre et de voir lorsqu'ils ont été témoins de l'événement mystère de la grande compétition nationale R-S 2000, qui s'est déroulée à Lachine, au Québec. Avec le recul, les choses peuvent paraître simples, mais lorsqu'on considère qu'il ne faisait pas chaud et que l'eau était glacée, on pense bien que personne n'avait envie d'être mis au défi de plonger. Pour nombre des participants, c'était la première fois qu'ils revêtaient la combinaison d'immersion recouvrant entièrement le corps. C'est pourquoi les choses se sont un peu compliquées lorsqu'on leur a demandé de courir ou de marcher sur 30 à 40 m - imaginez-les plutôt se dandinant - de sauter du quai pour nager jusqu'à l'autre quai et d'en revenir, d'enlever la combinaison et de la remettre bien proprement dans son sac, le tout le plus rapidement possible. Le but de l'événement mystère était de faire preuve de savoir-faire technique, de rapidité et d'agilité. C'est Greg Miller, candidat émérite à la direction de l'unité régionale du Pacifique de la Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC), qui a remporté l'épreuve.
Des prix ont été remis aux gagnants de chaque compétition, à la fois pour la Garde côtière auxiliaire canadienne et son homologue américaine. Le prix pour le championnat national est allé à l'équipe lauréate de la compétition nationale de chaque pays. Toutefois, on a procédé différemment pour déterminer le champion international. Avant la compétition, Everette Tucker, commandant national de l'USCGA et Harry Strong, président directeur général de la GCAC ont choisi une des épreuves de la compétition. Les équipes canadienne et américaine gagnantes de cette épreuve ont été comparées. Cette année, la championne internationale de R-S 2000 a été l'équipe de Terre-Neuve. Nous tenons à remercier tout spécialement la GCAC de la région Laurentienne qui n'a pas ménagé ses efforts lors de cet événement. Cette première compétition nationale a été un succès sur toute la ligne! Kathy Needham, stagiaire R-S, Mission accomplie Chaque année, les 5 000 bénévoles de la GCAC participent à plus de 25 % de toutes les missions de recherche et de sauvetage en mer du Canada. À Terre-Neuve seulement, la GCAC répond chaque année à environ 42 % de tous les appels de détresse en mer.
Au banquet régional de remise des prix, Joe Price, directeur général régional à Pêches et Océans Canada, région de Terre-Neuve, a déclaré dans son allocution que Neil Peet (Garde côtière canadienne - Terre-Neuve) « vivait et respirait pour faire le bonheur des membres de la GCAC. Et à regarder les sourires autour de nous sur tous les visages, a-t-il ajouté, il doit faire du bon boulot. » Kathy Needham, stagiaire R-S, APERÇU - SARSCÈNE 2000 En plus d'offrir des exposés instructifs, des démonstrations sur le terrain et des activités sociales, pour la première fois le congrès SARSCÈNE coïncidait avec le séminaire Cospas-Sarsat (système international de satellites pour la recherche et le sauvetage). Le congrès a réussi à surpasser le record d'affluence de l'an dernier, avec 807 participants (dont 69 conférenciers) venus de partout dans le monde, ce qui a donné aux membres des organisations bénévoles provinciales, territoriales ou fédérales de R-S la possibilité de faire part de leurs connaissances et de leur expérience. La tradition voulant que le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS) s'associe à un groupe de bénévoles régional pour parrainer l'événement, cette année, le partenaire du SNRS était le Groupe bénévole Sauvetage Canada Rescue. D'autres membres de la communauté de R-S du Québec et du reste du Canada ont apporté leur appui. La semaine a commencé en beauté par une série de séances de formation et plusieurs organisations de R-S ont tenu leur assemblée annuelle avant l'ouverture du congrès (les 9 et 10 octobre). ASSEMBLÉES ANNUELLES
SÉANCES DE FORMATION
JEUX SARSCÈNE
La quatrième édition des jeux annuels de SARSCÈNE a été le clou de la première journée de SARSCÈNE 2000. Organisés dans le Parc de la nature, à Laval, les jeux ont réuni 11 équipes venues de tous les coins du Canada et des États-Unis, qui se sont affrontées dans divers événements de R-S, notamment l'événement mystère annuel, qui simulait l'effondrement d'une structure. Il s'agissait en l'occurrence d'une piscine extérieure et les personnes auxquelles il fallait porter secours se trouvaient au-dessous. C'est une équipe formée de mem-bres de Parcs Canada, de la région du Québec et du Groupe bénévole Sauvetage Canada Rescue (SCR) qui a ravi la première place. Le groupe Marathon Emergency Services, gagnant de la médaille d'or des deux dernières années, s'est classé au second rang et une équipe composée entièrement de bénévoles membres de la Garde côtière auxiliaire canadienne et de SCR a décroché la troisième place. L'après-midi était consacré au défi de gestion de la R-S, organisé par le U. S. Emergency Response Institute International (ERI). L'équipe SAR Rescue 40 de l'Ohio a remporté l'épreuve qui reposait sur les six étapes recommandées par l'ERI pour gérer une intervention de R-S.
En marge des jeux, il y avait de l'inédit avec l'organisation des premiers jeux s'adressant aux cynophiles, soit huit équipes comprenant les maîtres-chiens et les chiens qui s'affrontaient dans diverses épreuves, notamment la recherche d'un article dans les « cubes de Laval » (plusieurs grands compartiments, dont l'un renfermait une personne) et une épreuve d'obéissance à bord d'une embarcation. Le grand gagnant a été Mario Lavigne de Sauvetage Canada Rescue des Laurentides et ses deux chiens Jazz, un berger allemand et Sol, un labrador retriever, qui sont arrivés respectivement au premier et au troisième rang, tandis que Cliff Neumann de SCR et sa chienne Millie sont arrivés au second rang. Un cours d'initiation à l'orientation sur le terrain, des expositions et des activités, dont les Jeux, ont rendu l'événement à la fois agréable et stimulant pour les participants et les spectateurs. La remise des prix pour les Jeux a eu lieu lors de la soirée d'accueil du Congrès. C'était une façon de donner à la fois aux concurrents la possibilité de célébrer leur victoire tout en permettant aux participants à l'atelier de renouer avec de vieux amis et d'anciennes connaissances. Ils avaient par ailleurs un aperçu des exposants. La soirée en l'honneur des bénévoles a été l'une des activités sociales les plus agréables et a montré que SARSCÈNE ne se limite pas à un échange d'idées et à des séances de formation en recherche et sauvetage. LA CÉRÉMONIE D'INAUGURATION La présentation thématique, « Le système de satellites Cospas-Sarsat : un câble de survie » résumait le mandat et les fonctions de l'orga-nisation. Après l'exposé, tous les participants au congrès ont eu droit à un déjeuner de bienvenue offert par les exposants, avant d'assister aux présentations de l'après-midi. LES ATELIERS LES PLUS COURUS
SALON COMMERCIAL ET DÉMONSTRATIONS
Outre les exposés à des fins éducatives, SARSCÈNE 2000 a été le théâtre de diverses expositions et démonstrations tant sur les lieux qu'à l'extérieur. Parallèlement aux jeux et aux expositions du salon commercial, l'École nationale d'escalade du Québec et l'équipe de sauvetage du Service des incendies d'Ottawa ont donné une démonstration de descente en rappel sur un mur de l'Hôtel Sheraton. Les participants ont eu droit également à une démonstration d'aéroglisseur, à une descente en rappel sur la rive, à un sauvetage en hélicoptère et à un avion amphibie, le tout dans le cadre de la croisière de démonstration de R-S sur le Saint-Laurent. Le salon cette année s'est surpassé : 58 exposants. Nombre d'exposants ont donné des biens pour la vente aux enchères par offre écrite : quelque 108 articles ont permis de recueillir environ 3 500 $ à l'appui des membres de la communauté de R-S du Québec. LE BANQUET DE REMISE DES PRIX Des Certificats de mérite ont été remis à :
Le banquet de remise des prix de recherche et sauvetage et SARSCÈNE 2000 ont officiellement pris fin lorsque Bill Slaughter, directeur exécutif du SNRS a remis le drapeau à Debbie Brewster, de l'organisation de R-S du district de Whitehorse pour organiser, avec l'Organisation des mesures d'urgence du Yukon et le Secrétariat national de recherche et de sauvetage, SARSCÈNE 2001 à Whitehorse, au Yukon. Janna Meneghello, stagiaire, SARPAL: L'embarcation télécommandée
permet la réduction des risques Mis au point par le ministère de la Défense nationale (MDN) avec le cofinancement du Fonds des nouvelles initiatives (FNI) du Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS) et de International Submarine Engineering (ISE), le SARPAL est une embarcation télécommandée qui peut être larguée d'un avion Hercules CC130, d'un hélicoptère ou d'une petite grue. Le SARPAL représente admirablement ce qu'une puissante technologie, mise au service de l'imagination, peut produire au profit de la recherche et du sauvetage. Le SARPAL veut répondre à des besoins particuliers. En mer, même après le repérage des naufragés, la tempête peut ralentir le sauvetage. Or, le temps est compté pour les personnes qui luttent afin de trouver leur souffle et ne pas se laisser envahir par la panique à des températures avoisinant le point de congélation. Les naufragés ont souvent besoin de trouver refuge dans une station maritime intermédiaire jusqu'à ce qu'ils puissent être secourus. Toutefois, lorsqu'un radeau léger sans moteur est largué dans des eaux tumultueuses, il se retrouve souvent loin des personnes en détresse qui luttent pour leur vie et peuvent être contraintes de dépenser leurs précieuses réserves d'énergie à déployer en vain des efforts pour atteindre le radeau. Dans ce genre de situation, les techniciens de R-S sont souvent contraints de pénétrer dans des eaux froides et agitées pour essayer de rejoindre les naufragés. Certes ce sont des actes de bravoure, mais qui n'en mettent pas moins un plus grand nombre de vies en danger. Le SARPAL offre une solution et se démar-que des autres radeaux modernes du fait qu'il est autopropulsé et téléguidé. Une fois que les techniciens de R-S ont repéré les naufragés, le SARPAL est lancé par l'arrière d'un avion Hercules. Pendant la descente, ses deux principaux flotteurs se gonflent. Dès que l'engin touche l'eau, le parachute s'escamote et le capot de protection contre les intempéries se met en place. Une fois l'engin à l'eau, les techniciens de R-S peuvent le diriger à partir d'une télécommande d'ordinateur portatif ou établir des points de cheminement qui, grâce au système GPS (Système mondial de localisation) permettront au SARPAL de se diriger de manière entièrement autonome. Comme le SARPAL peut être téléguidé, les techniciens de R-S peuvent le programmer pour qu'il mette le cap sur les naufragés. Grâce aux caméras installées à l'avant et à l'arrière de l'engin, les navigateurs voient où se trouvent les naufragés et une caméra interne surveille leur état une fois qu'ils sont à bord. Il est toujours très difficile de faire monter à bord d'une embarcation de sauvetage des victimes d'hypothermie qui n'ont guère la capacité de se mouvoir. Toutefois, ISE travaille à l'élaboration d'une plate-forme automatisée qui pourra être fixée à l'arrière et aidera les naufragés à se hisser à bord. Par ailleurs, le centre de gravité peu élevé du SARPAL et ses fonctions de navigation en font une petite embarcation remarquablement stable qui peut affronter une mer démontée tout en main-tenant son cap. On a construit deux prototypes. Le premier, le M-2A, a été doté d'un réservoir de carburant rempli d'eau, d'un moteur, d'une hélice et d'un arbre de transmission bidons pour les essais de largage et l'évaluation. Au cours des essais préliminaires, on a largué le M-2A avec succès dans l'eau d'une hauteur maximale de 5 m environ, simulant une rapidité d'entrée de près de 10 m/ s. Les essais de largage de qualification à partir d'un avion Hercules ont été menés avec succès avant la fin de l'année. Les activités se poursuivent. On a doté le second prototype, le M-2B, 'un système de propulsion, d'un système de navigation GPS et d'instruments électroniques pour l'évaluation de sa manoeuvrabilité et de sa navigabilité. Le M-2B a effectué avec succès les essais en mer dans des eaux atteignant 5 sur l'échelle d'état de mer, tout en étant dirigé à partir d'un Cessna. En plus de leur usage en tant qu'outil de recherche et sauvetage pour le MDN, ISE explore d'autres vocations commerciales pour des véhicules similaires. Le SARPAL pourrait trouver place à bord des navires de croisière, à partir desquels il pourrait être largué à l'eau par les petites grues généralement utilisées pour le largage des bateaux de sauvetage. On peut envisager des applications militaires, de même qu'en cas de catastrophe environ-nementale. L'embarcation pourrait servir, par exemple, en R-S à bord des pétroliers ou pour contenir les déversements de pétrole en tirant derrière elle un barrage flottant gonflable qui serait téléguidé pour circonscrire le déversement. Bien que le SARPAL en soit encore au stade expérimental, la Garde côtière et la Marine américaines ainsi que des organismes d'autres pays ont déjà manifesté de l'intérêt. Si le SARPAL se révélait fonctionnel dans le domaine de la recherche et du sauvetage, il faciliterait la tâche souvent ardue des sauveteurs en mer. Le MDN et ISE ont construit en 2001 un prototype entièrement fonctionnel. Pour plus de renseignements sur le SARPAL, communiquez par courriel avec
Janna Meneghello, stagiaire, Fonds des nouvelles initiatives (FNI) en R-S
2001-2002
Le 413e Escadron remporte le trophée Diamond
au SAREX « Nous étions déçus qu'ils n'aient pas pu venir en raison de leur mission de recherche », a expliqué le LCol Mike Dorey, commandant du 413e Escadron. Aussi la participation a-t-elle été limitée au 424e Escadron de la 8e Escadre de Trenton, au 103e Escadron de R-S de la 5e Escadre de Gander, au 413e Escadron, hôte de l'exercice, et à une équipe mixte formée de membres du 444e Escadron d'appui tactique de la 5 e Escadre de Goose Bay et du 439e Escadron de la 3e Escadre de Bagotville. Les participants américains provenaient du 720th Special Tactics Group (le 23rd Special Tactics Squadron de Hurlbert Field en Floride, du 24th Special Tactics Squadron de l'AFB de Pope) et de la Garde aérienne nationale d'Alaska (210th Rescue Unit). Les mêmes règles s'appliquaient aux équipes américaines, lesquelles devaient s'affronter entre elles.
Le 103e Escadron de R-S de Gander s'est également très bien comporté au SAREX. En plus d'être la meilleure équipe dans l'épreuve de sauvetage, il a gagné l'épreuve médicale, à l'issue d'une lutte très serrée avec le 413e Escadron, et il a été choisi à l'unanimité par les juges comme le groupe ayant le meilleur esprit d'équipe. La meilleure équipe américaine toutes catégories
a été celle du 24th Special Tactics
L'exercice a commencé par l'épreuve traditionnelle du « son de cloche ». Amusante, mais hautement compétitive, cette épreuve de saut en parachute est réservée aux plus expérimentés (plus de 40 ans). Les sauteurs étaient chronométrés depuis le moment où ils touchaient le sol jusqu'à celui où ils pouvaient faire sonner une petite cloche installée au centre du terrain d'atterrissage. Les rafales de vent ont induit divers résultats. C'est l'adjuc Arnie Macauley, technicien supérieur en R-S de la 1e DAC qui a enregistré le meilleur temps. Au grand regret des principales équipes de R-S, l'équipe mixte formée d'escadrons de soutien au combat, qui ne sautent guère pendant l'année, n'en a pas moins dominé l'exercice de précision en parachute. Individuellement, le meilleur sauteur a été le sgt Dale Robillard du 444e Escadron de Goose Bay, dont l'écart moyen au sol, après cinq sauts, a été de moins de 50 cm. Le SAREX permet aux spécialistes d'un peu partout au pays de se rencontrer et d'échanger des informations tant théoriques que pratiques. Le maj Ken Groen est le commandant adjoint du 413 e Escadron.
Prix de R-S décerné au bénévole
Dave Brewer Le ministre de la Justice Andrew Petter a remis le prix à M. Brewer
lors du lancement de la Semaine de la protection civile du programme,
qui s'est déroulée du 1 au 7 mai « Les bénévoles répondent à l'appel 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, et ils se préparent à affronter toutes sortes de situations et de conditions météorologiques, a déclaré M. Petter. C'est un privilège de rendre hommage aux bénévoles et aux coordonnateurs de la protection civile qui se sont donné pour mission d'aider tous ceux dans le besoin et qui contribuent à rehausser la qualité de vie et la sécurité en Colombie-Britannique ». M. Brewer, qui faisait partie d'un groupe de six bénévoles auxquels on a rendu hommage au cours du banquet, était le seul représentant du milieu de la R-S. Membre de l'équipe North Shore Search and Rescue, il a joué un rôle déterminant dans la mise sur pied de cette organisation au cours des 40 années qu'il lui a consacrées. L'équipe, qui compte plus de 45 membres et répond à plus de 60 appels chaque année, n'a pas toujours été aussi solide. Lors de son premier sauvetage, en atteignant le sommet, l'équipe qui avait transporté son matériel jusqu'en haut de Goat Mountain s'est retrouvée dans la neige jusqu'à la taille. Dave a alors compris qu'on ne s'improvise pas sauveteur en montagne et que son équipe avait besoin de formation. À partir de là, il a été le fer de lance du perfectionnement de l'équipe North Shore Search and Rescue, et il a su apporter son appui aux autres équipes et aux bénévoles de toute la province. Certes, cette distinction rend hommage à M. Brewer, mais elle n'est pas révélatrice de l'ampleur de ses efforts. L'organisation est le fruit d'un engagement de toute une vie vouée à la recherche et au sauvetage en Colombie-Britannique. Janna Meneghello, stagiaire, Des plaques d'immatriculation spéciales
pour les bénévoles en recherche et sauvetage au sol
Comme l'explique Mike Lester, directeur de l'Organisation des mesures d'urgence (OMU) de la Nouvelle-Écosse, « Ces plaques distinctives sont le symbole de notre reconnaissance envers les bénévoles de RSS pour leur magnifique travail. Les nouvelles plaques indiquent clairement que les véhicules sont ceux de personnes qui s'occupent de situations d'urgence, et elles leur ouvrent l'accès à des zones réservées pendant les interventions d'urgence ». Pour être admissible au programme, il faut être membre bénévole actif d'une équipe de RSS depuis au moins 12 mois et participer à 20 p. 100 au moins des activités de formation de l'équipe. Les intéressés peuvent obtenir une formule de demande d'inscription en s'adressant aux administrateurs des opérations de recherche, aux bureaux d'immatriculation des véhicules automobiles ou à un des centres d'Access Nova Scotia. Les bénévoles peuvent demander leur admission au programme à l'expiration de la période actuelle d'immatriculation de leur véhicule. « Ces plaques exclusives sont un hommage rendu à un groupe important de bénévoles dont les tâches s'accomplissent presque toujours loin des regards du public, car la plupart des interventions de recherche ont lieu la nuit et par mauvais temps », rappelle Charlie Strickland, président de l'Association de sauvetage et recherche au sol de la Nouvelle-Écosse (ASRSNE). « Au nom de toutes les équipes de RSS, je voudrais remercier l'OMU et la province d'offrir ce programme à nos bénévoles. » La Nouvelle-Écosse compte 25 groupes de recherche et sauvetage au sol qui se chargent d'environ 60 à 70 interventions de recherche par an. Louise MacDonald, Organisation des mesures d'urgence de la Nouvelle-Écosse
Nouvelle date limite - Prix pour réalisation
exceptionnelle en R-S Le Prix pour réalisation exceptionnelle en R-S est décerné à un individu ou à un organisme en reconnaissance de la contribution de R-S la plus exceptionnelle au Canada. Les Certificats de mérite sont attribués à des individus ou des groupes en témoignage de leur importante contribution à des interventions de recherche et de sauvetage. Les récipiendaires sont retenus pour leur courage, leur détermination et leurs contributions remarquables en R-S. Si vous connaissez quelqu'un qui a contribué de façon exceptionnelle à la R-S, vous pouvez présenter sa candidature au Prix ou au Certificat. Les présentations de candidatures seront acceptées jusqu'au 1 er mai 2002. Pour une trousse d'information complète, veuillez contacter : Louise Pilloud, Chef, Communications et marketing
Lauteure part de l'hypothèse que la connaissance constitue la meilleure défense de l'alpiniste contre les risques et les aléas de son activité. Elle enseigne aux passionnés d'aventure l'art de « voir le risque, d'éviter le risque, de prévenir l'accident ». Son manuel est facile à lire, tant pour le spécialiste que pour le profane, dressant une liste de vérification de base et recensant les risques. Mme Johnson a recours à des inter-views, à des photos et à des diagrammes couleur pour faciliter la compréhension du lecteur. L'ouvrage, qui commence par une série d'étapes de base recommandées par le spécialiste canadien de la montagne Lloyd « Kiwi » Gallagher, pose les jalons de toute escalade, quelle que soit l'envergure du projet. Qu'il s'agisse de la liste de vérification des équipements indispensables ou des techniques pour découvrir la route à emprunter, l'auteure sensibilise le lecteur à la prévention. Alors que les autres guides de sécurité comportent de nombreux chapitres sur les préparatifs de base, l'auteure sait être brève tout en demeurant exhaustive. Gallagher sert d'ailleurs de caution à l'intérêt pratique des étapes proposées puisqu'il s'y conforme lorsqu'il prépare ses expéditions. Le reste de l'ouvrage est un index encyclopédique et traite de divers sujets. On vous y parle tout autant des animaux que vous pouvez rencontrer en chemin, que des risques de l'eau et de tout ce que cela implique. L'auteure ne perd pas de temps et s'en tient au coeur du sujet. Bien que cette section soit à lire avant une expédition, la table des matières et l'index permettent aux alpinistes de se reporter brièvement à l'ouvrage sur le terrain. La page est conçue comme celle d'un magazine, ce qui rend le format encyclopédique étonnamment facile à suivre. Le lecteur est amené d'un sujet à l'autre et tout en cherchant les sujets qui l'intéressent, il peut jeter un coup d'oeil sur les encadrés où l'on a intégré des citations d'auteurs comme Mark Twain, ou des illustrations de pistes de couguars. Les entrevues avec les spécialistes témoignent de l'ampleur de la recherche, qui est instructive et éclectique. Les sujets abordés vont des statistiques nous indiquant si les ours attaquent plus qu'autrefois au « Scoop on Poop » de Dixon Thompson. Mais n'allez pas penser que ce guide, aussi savant qu'il soit sur la
question, recense L'ouvrage de J. Leslie Johnson Basic Mountain Safety From A to Z peut servir comme manuel de base à tous les alpinistes en herbe et son petit format (par rapport à la variété des sujets abordés) facilite son transport dans le sac à dos. ISBN : 1-55265-023-5 Janna Meneghello, stagiaire, Université Simon Fraser Rehausser la capacité d'information
en matière de prévention En 1997, le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS) a achevé l'examen des activités fédérales non réglementaires de prévention. Coordonné par le Comité inter-ministériel de recherche et de sauvetage (CIRS), l'examen a permis de découvrir un certain nombre de problèmes. D'abord, il n'existait pas de base de données pouvant servir à informer les organismes et les cadres de R-S des impacts des activités de prévention. En second lieu, on constatait des chevauchements entre les programmes des divers organismes s'occupant de prévention; c'est un problème qui pouvait se régler en améliorant les communications et les échanges d'information entre organismes. L'examen a donné au moins un résultat positif en amenant la création du groupe inter-ministériel de travail sur la prévention en R-S. Ce groupe composé de délégués permanents de Parcs Canada, de la GRC, de la Garde côtière canadienne (Bureau de la sécurité nautique), de Transports Canada et d'Environnement Canada a invité la participation de fonctionnaires de Santé Canada et de représentants de la Société canadienne de la Croix-Rouge. La première tâche, réalisée par le CIRS en 1998, a consisté à élaborer une vision, un objectif et des stratégies habilitantes en vue d'activités et de programmes fédéraux de prévention. En 2000, dans le contexte des stratégies établies par le CIRS, le groupe de travail sur la prévention a lancé un projet financé par le Fonds des nou-velles initiatives en R-S, intitulé Rehausser la capacité d'information en matière de prévention. Le projet avait pour but d'analyser les données et les ressources d'information, y compris les données brutes d'intervention, qui peuvent servir à relever les tendances, les facteurs en présence, les taux et les circonstances. Il y a deux volets en R-S : l'intervention et la prévention. Le groupe de travail sur la prévention en était convaincu : si l'on parvenait à effectuer efficacement la collecte, l'agencement et l'analyse des données de causalité et d'intervention, les responsables des programmes de prévention pourraient puiser à ce fonds d'information pour former le public et empêcher, avant qu'ils ne se produisent, des incidents et des situations dangereuses susceptibles de nécessiter le recours à la recherche et au sauvetage. Le programme de rehaussement de la capacité d'information était la première étape d'une stratégie continue et à long terme de prévention des cas de R-S. Les 22 et 23 mars 2001 à Ottawa, il s'est tenu une réunion d'information et de réseautage des divers praticiens de la prévention, représentant les ministères fédéraux à vocation de R-S, les OMU provinciales mandatées en prévention des cas de R-S, la Royal Newfoundland Constabulary, la Sûreté du Québec et la GRC. Il y avait aussi des universitaires et des délégués de Santé Canada, de la Société canadienne de la Croix-Rouge, de la Water Incident Research Alliance (WIRA), de la fondation Cook-Rees Memorial, de la Société de sauvetage et du Conseil canadien de la sécurité nautique. Cet atelier sur la prévention visait quatre objectifs : sensibiliser la population aux stratégies fédérales de prévention de la R-S; faire connaître les activités de prévention des organismes provinciaux et territoriaux et des organisations non-gouvernementales (ONG); analyser les leçons retenues et les pratiques exemplaires liées aux causes d'intervention, la surveillance et la stratégie nationale de prévention; déterminer un plan d'action de collecte de données de causalité et de surveillance des interventions dans tous les organismes partenaires en R-S. Tous ces objectifs atteints, les participants ont convenu de la pertinence de diffuser dans tout le pays les pratiques exemplaires et les leçons retenues pour aider toutes les instances à élaborer et renforcer leurs activités et programmes de prévention. Les participants ont ainsi pu échanger personnellement, avec leurs pairs, sur leurs activités et programmes. Il s'agissait de la première réunion tenue au Canada pour traiter expressément de la prévention des cas de recherche et de sauvetage. Mark McGaraughty, SNRS et Jon Elliott, PROJET D'INITIATIVE DE TRANSITION STRATÉGIQUE
En 1999, sous la direction du Comité interministériel de recherche et de sauvetage (CIRS), le Secrétariat national (SNRS) a effectué l'examen des services fédéraux d'intervention fournis par la Garde côtière canadienne (GCC), le ministère de la Défense nationale (MDN), Parcs Canada et la Gendarmerie royale du Canada (GRC). L'examen a porté sur des aspects du programme tels que la gestion stratégique, la mesure du rendement, les structures de gestion du programme, les ressources humaines, le matériel, la formation, le Plan d'intervention en cas de catastrophe aérienne (CATAIR) et les postes de réserve fédéraux. La constatation la plus importante à laquelle l'examen ait donné lieu est celle de l'absence de toute politique ou tout plan fédéral d'ensemble englobant les priorités, la structure de gestion effective et l'énoncé précis de ce qui est escompté des services fédéraux de R-S. L'équipe d'examen est arrivée à la conclusion que sans politique ou plan de ce genre, les services fédéraux d'intervention de R-S allaient fort probablement empirer avec le temps. C'est en réaction à ces constatations que le projet d'initiative
de transition stratégique Le PITS s'attaque à sept problèmes dont la solution permettra de mettre sur pied un système renouvelé de R-S, à savoir : le cadre stratégique, le plan, les structures de gestion (SNRS, CIRS, etc.), la formation, l'interopérabilité du matériel, le Plan CATAIR et l'état de préparation aux interventions de R-S. Une fois mené à bonne fin, le PITS aura produit un cadre stratégique global, des plans e programme et les mécanismes de prestation essentiels à un système impeccable de R-S au Canada. En raison de la multiplicité des instances en présence
dans les services fédéraux de R-S, l'équipe créée
pour diriger les activités du projet, composée de membres
venus du MDN, de la GCC et du SNRS, regroupe des compétences en
R-S, en recherche stratégique, en administration et en gestion.
Des personnes réputées provenant des groupes de R-S et de
la fonction publique ont également été invitées
à donner leur Au cours des prochaines années, il s'accomplira un travail énorme en vue de renforcer notre système national de R-S et de promouvoir l'excellence des services. La réussite du PITS repose sur trois facteurs : la transparence d'exécution des activités, des consultations constructives avec les partenaires non-fédéraux et des bases solides de recherche afin de vérifier au fur et à mesure les constatations et les recommandations qui se feront jour. Les années de mise en oeuvre de ce projet détermineront si le Canada peut disposer d'un cadre stable dans le domaine de la recherche et du sauvetage. En dernière analyse, des vies dépendent des résultats du projet d'initiative de transition stratégique. Jon Elliott, stagiaire, Entrevue avec Margaret Purdy, chef du nouveau
Bureau de la protection de l'infrastructure essentielle et de la planification
d'urgence Mme Purdy possède une connaissance étendue et une vaste expérience dans les domaines de la sécurité et du renseignement. Au fil de sa carrière, elle s'est retrouvée dans des postes de plus en plus élevés à la Gendarmerie royale du Canada, au Service canadien du renseignement de sécurité et au ministère du Solliciteur général. Arrivée au Bureau du Conseil privé en octobre 1995 à titre de Secrétaire adjointe du Cabinet, Sécurité et renseignements, elle est nommée Sous-secrétaire du Cabinet, Sécurité et renseignement, en novembre 1998. Revue de la protection civile : Selon vous, la création du BPIEPU signale-t-elle une transformation du rôle traditionnel de la planification d'urgence ? Margaret Purdy : Je crois que la création de cette nouvelle entité ouvre une foule de possibilités à la planification d'urgence, qui devrait prendre une importance encore plus grande qu'auparavant au Canada. À mon avis, le BPIEPU sera capable de jouer le rôle de chef de file national dans un vaste éventail de programmes et de manifester ainsi l'évolution de la nature de l'infrastructure essentielle du pays. Tous les secteurs clés, comme l'énergie, les services publics, les communications, les transports, la sécurité, les services et la fonction publique, dépendent de plus en plus de la technologie de l'information. Ils sont aussi extrêmement inter-dépendants. Cette évolution ne diminue en rien l'importance qu'il y a à se préparer à affronter et à gérer les catastrophes naturelles et les accidents graves les plus susceptibles de toucher sérieusement l'infrastructure physique. Mais aujourd'hui, aucun plan de protection de l'infrastructure ne peut être estimé adéquat s'il ne tient pas compte de la dimension cybernétique. Évidemment, il y aura quelques changements administratifs au sein du BPIEPU lorsque nous fusionnerons la protection de l'infrastructure essentielle, ou PIE, avec la planification d'urgence. Nous prévoyons déjà des conséquences positives possibles sur les plans de la formation, de la communication et, bien sûr, des services généraux. Mais notre mandat et notre mission demeurent inchangés, c'est-à-dire, sauver des vies, protéger la propriété, se préparer aux catastrophes et les gérer lorsqu'elles surviennent. RPC : Quelles répercussions la création du BPIEPU pourrait-elle avoir sur les relations avec les provinces et les territoires ? Mme Purdy : En ce qui concerne la planification d'urgence, nos relations avec les provinces et les territoires sont déjà bien établies et j'ai exprimé clairement mon intention de les perturber le moins possible. Ces partenariats sont absolument essentiels si nous voulons pouvoir répondre aux besoins et aux attentes des Canadiens. La difficulté sera de déterminer qui sont nos partenaires naturels dans le domaine de la PIE. Dans certains cas, nous traiterons avec les mêmes hauts fonctionnaires provinciaux et territoriaux qu'avant, mais il se peut aussi que nous devions créer de nouveaux liens avec les dirigeants principaux des services d'information, de la sécurité publique, et ainsi de suite. Au niveau fédéral, nous travaillerons de concert avec nos collègues au Secrétariat du Conseil du Trésor, au ministère du Solliciteur général, à Industrie Canada et dans d'autres ministères en édifiant des partenariats à l'échelle nationale. RPC : Comment la mise en place du BPIEPU se compare-t-elle avec ce qui se passe dans les autres pays ? Mme Purdy : La plupart des pays industrialisés tiennent compte maintenant de la dimension cybernétique de la PIE et lancent des programmes de prévention, de détection et d'intervention. Toutefois, selon les résultats de nos recherches, le Canada est le premier pays à combiner dans un même organisme la PIE et la planification traditionnelle en prévision des urgences et des catastrophes. En ce sens, nous servirons de modèle aux autres pays, qui nous observerons de très près. Les partenariats internationaux seront aussi très importants pour le BPIEPU. L'infrastructure essentielle du Canada est de plus en plus liée aux infrastructures mondiales. Parallèlement, des menaces cybernétiques à notre infrastructure peuvent provenir de n'importe où dans le monde. Dans un tel environnement, il nous faut des partenariats internationaux de premier ordre. Encore là, nous en apprendrons beaucoup à étudier les liens qui existent déjà entre pays sur le plan de la planification d'urgence. RPC : Le BPIEPU devra reconnaître et gérer les dangers susceptibles de menacer l'infrastructure essentielle du Canada. Comment relèverez-vous ce défi ? Mme Purdy : Tout d'abord, nous tablerons sur la solide base de compétences spécialisées qui existe déjà au sein de l'élément de planification d'urgence du nouveau Bureau. De plus, en ce qui concerne la PIE, la préparation au passage à l'an 2000 a donné l'occasion d'établir de nombreux contacts et réseaux nouveaux qui existent toujours. Selon nos estimations, environ 90 p. 100 de l'infrastructure essentielle du Canada appartiennent à l'entreprise privée ou à d'autres ordres de gouvernement, qui s'occupent de gérer les éléments dont ils ont la responsabilité. Maintenant, nous devons exploiter et élargir tous nos partenariats en vue de renforcer les points vulnérables et de parer aux menaces en mettant en commun l'information et les pratiques exemplaires. Il nous faut absolument des partenariats solides, au pays et à l'échelle internationale, pour pouvoir donner aux Canadiens le degré d'assurance auxquels ils ont droit. RPC : Voudriez-vous nous dire ce que vous a appris l'expérience du passage à l'an 2000 et comment elle a modifié la façon dont le BPIEPU se prépare à d'autres urgences ? Mme Purdy : Je crois que nous avons appris l'importance de la détermination des risques et de la préparation opérationnelle. Le passage à l'an 2000 nous a amenés à rehausser les contrôles et les rapports, l'évaluation des risques et la planification de la reprise des activités. En agissant ainsi, nous avons pu prendre des mesures palliatives en vue d'atténuer les risques et les incidences possibles. Ce sont des lignes de conduite que nous continuons de mettre en application tous les jours. Nous perfectionnons sans arrêt nos compétences et nous créons de nouveaux outils, par exemple, de nouvelles méthodes en matière de communication et de connectivité. Le passage à l'an 2000 nous a également appris à quel point il est vital d'avoir à sa disposition des mécanismes robustes de coordination et de prise de décision aux échelons administratifs les plus élevés. C'est ainsi que le travail effectué par le Groupe de planification nationale de contingence, ou GPNC, au ministère de la Défense nationale, a contribué à évaluer l'état de préparation du Canada en vue de l'an 2000. Le GPNC aidera aussi grandement le BPIEPU à remplir sa mission. Le Groupe a produit des modèles d'évaluation des risques propres à l'infrastructure, et le BPIEPU peut appliquer ces modèles à d'autres situations et se servir aussi d'outils tels que la base de donnés tenue par le GPNC. Dans le domaine de l'évaluation des risques, le GPNC a également réalisé des études qui lui ont permis d'inscrire et de coter l'infrastructure essentielle du Canada dans une matrice d'interdépendance, un modèle d'une grande utilité qui donne aux planificateurs d'urgence les moyens d'évaluer l'infrastructure à l'échelle de la province, de la région et de la municipalité. Finalement, comme je l'ai mentionné plus tôt, nous avions déjà d'excellentes relations avec les provinces et les territoires, et la préparation à l'an 2000 nous a offert l'occasion de créer de nouveaux partenariats avec le secteur privé et avec des pays étrangers. Ces rapports seront fort utiles au BPIEPU dans l'exercice de son mandat élargi. L'auteur : Ruth Cardinal est consultante princi-pale Article reproduit avec la permission de la Revue de la protection
civile Emergency Preparedness Canada website: Recherche-développement au BPIEPU
Personne ne connaît mieux les subtilités de la recherche-développement en matière de catastrophes que Chris Tucker, directeur de la Direction de la recherche-développement au BPIEPU. M. Tucker et son personnel assument la vaste responsabilité de faire progresser la préparation aux urgences en exécutant des programmes de recherche, en créant et en tenant des bases de données chronologiques sur les catastrophes, en élaborant des cartes des risques naturels ainsi que des modèles de sinistre, en effectuant des évaluations de risques et en analysant les répercussions des urgences de toutes les sortes sur notre économie. Toutefois, la Direction de la R-D au BPIEPU est petite et, trop souvent, la demande de services excède de loin la capacité des chercheurs. Comme l'explique M. Tucker : « Ces dernières années, il s'est produit plusieurs catastrophes de grande envergure qui ont attiré l'attention du pays, notamment les inonda-tions au Saguenay en 1996, celles de la rivière Rouge en 1997 et la tempête de verglas en 1998. Le grand public s'est ainsi sensibilisé de façon plus aiguë aux dangers liés aux risques naturels, ce qui a mené à une demande accrue de recherche sur ces phénomènes. Ici, à nous seuls, nous n'avons pas les ressources humaines nécessaires pour répondre à la demande. Par conséquent, nous fonctionnons dans le cadre d'un programme de recherche multidisciplinaire mis en oeuvre en collaboration avec d'autres ministères, des universités, le secteur privé et tout autre organisme apte et disposé à se joindre à nous. De cette manière, nous sommes capables d'entreprendre et d'achever des projets qui, autrement, pourraient être impossibles à réaliser ».
Un des projets conjoints dont M. Tucker est le plus fier a donné
naissance à une carte polychromique des risques naturels en Amérique
du Nord. Il s'agit d'un projet exécuté en 1998 et auquel
la Direction de R-D a collaboré avec des chercheurs du Mexique,
des États-Unis et du Canada. Un prototype a été présenté
à la National Geographic Society qui a offert de publier la carte
en moins d'un an. La carte a éventuellement fait l'objet d'une
diffusion à quelque 20 millions d'exemplaires et en six « Ce projet était tout un défi en ce qui concerne la collecte et la vérification des données », raconte M. Tucker. « Chaque fois que l'on passe une frontière, que ce soit du Canada aux États-Unis ou des États-Unis au Mexique, les mécanismes et les normes de présentation des données changent, et cela rend quelque peu suspecte notre capacité de comprendre les phénomènes dont les conséquences touchent plus d'un pays, ou même d'enregistrer ces phénomènes avec exactitude. La carte n'en reste pas moins un magnifique outil pédagogique autant pour le grand public que pour les écoles. Elle donne un bon aperçu général de ce qui se produit dans les diverses régions du continent ». M. Tucker mentionne quelques autres partenariats fructueux et durables. À titre d'exemple, la Direction de la R-D a réalisé conjointement avec Environnement Canada un modèle informatisé de tornade et de dommages causés par des inondations, et son partenariat avec la Commission géologique du Canada a permis l'élaboration d'un modèle de séisme et de glissement de terrain. « Fondamentalement, nous concentrons nos travaux de R-D sur trois niveaux », explique-t-il. « Le niveau supérieur concerne les renseignements destinés au public, par exemple, la carte des risques naturels. Le niveau intermédiaire a trait à la création d'outils et de modèles d'évaluation des risques. C'est là que va la plus grande part de notre énergie. » Les tra-vaux qui composent ce niveau intermédiaire comprennent les divers éléments du Système d'information sur les risques naturels, cartes électroniques et outils d'évaluation (NHEMATIS), un système prototype incluant une carte électronique nationale des risques naturels et une gamme d'outils d'évaluation des risques, de recherche et d'enquête. « Les grandes questions que se posent les planificateurs de mesures d'urgence, c'est "Où sont les gens en situation de risque ?" et "Comment allons-nous traiter ce problème ? Pouvons-nous atténuer le risque ?". De plus en plus de nos modèles visent à répondre à ces questions et une bonne part de nos recherches ont des objectifs à long terme plutôt que celui de trouver des réponses rapides. » Le niveau inférieur des activités de la Direction de la
R-D est le plus élémentaire. Il s'agit de construire des
bases de données et de renseignements, de nature qualitative et
quantitative, pouvant servir de point de départ à l'élaboration
de modèles ainsi que de produits plus communs tels que des cartes,
des directives et des rapports. « Fort heureusement, les données
de base qui servent à la planification Dans l'avenir immédiat, l'équipe de M. Tucker a l'intention d'intégrer au site Web du BPIEPU certains aspects de son modèle des risques naturels, NHEMATIS. « Nous avons déjà une base de données téléchargeables sur les catastrophes naturelles. Nous venons de la réviser et elle contient maintenant les données relatives aux coûts de tous les sinistres depuis 1900, en dollars constants de 1999. » Le travail de M. Tucker n'est pas fait pour les âmes sensibles. Les murs de son bureau d'Ottawa sont tapissés d'affiches montrant en détail les diverses catastrophes qui peuvent tuer partout dans le monde : inondations, tremblements de terre, tornades, et ainsi de suite. À bien y regarder, l'endroit le plus sûr de la planète serait quelque part au Groenland. « De fait, je ne reste pas éveillé la nuit à craindre que le ciel me tombe sur la tête », dit-il en riant. « Je suis plus préoccupé par la question de trouver et d'embaucher des gens enthousiastes pour que ma Direction soit capable d'accomplir toutes les tâches pressantes qui attendent. Mon poste est suffisamment chargé de travail pour nourrir une carrière et demie ». Article reproduit avec la permission de la Revue de la protection
civile
|