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Des partenaires en R-S simulent une catastrophe dans l'Arctique
par Louise Crone
Des organismes canadiens d'intervention de R-S ont mis leurs compétences
à l'épreuve à Cape Dorset, sur l'île de Baffin,
dans le territoire du Nunavut. C'est là qu'elles ont uni leurs
efforts à ceux du personnel de la Gestion des mesures d'urgence
du Nunavut, des habitants de la collectivité et du Secrétariat
national de recherche et de sauvetage (SNRS) afin de simuler une intervention
d'urgence en mer. C'était la première fois que ces participants
travaillaient de concert dans le cadre d'un exercice complet faisant intervenir
des instances multiples.
Le
scénario prévoyait la simulation d'un incendie à
bord d'un navire de croisière. Un brise-glace de la Garde côtière
canadienne (GCC), le Des Groseilliers, jouait le rôle du navire
mis en péril par une explosion et un incendie à bord. Le
nombre des victimes s'élevait à 14 et les blessures étaient
variées. Sept personnes ont été évacuées
à terre, cinq sont restées sur le bateau pour le triage
et le traitement et deux autres (en fait, des mannequins) ont été
retirées des eaux glaciales du détroit d'Hudson au moyen
d'une embarcation rapide de sauvetage Zodiac. Le brise-glace Henry Larsen
de la GCC jouait le rôle de navire de sauvetage.
L'exercice a permis d'évaluer la qualité du travail d'équipe
de chacun des organismes participants, c'est-à-dire, la Garde côtière
canadienne, les Forces canadiennes, l'Agence Parcs Canada, la GRC, la
Gestion des mesures d'urgence du Nunavut et la collectivité de
Cape Dorset. Il a servi également à mettre à l'épreuve
les divers éléments du système d'intervention de
R-S, depuis le premier appel à l'aide jusqu'au retour final à
terre, et à vérifier leur capacité de régler
une situation d'urgence dans un lieu éloigné. Le Centre
régional des services de santé de Baffin, à Iqaluit,
a profité de l'exercice pour vérifier sa propre capacité
de réaction à une situation où il y a un grand nombre
de blessés.
Planification de l'exercice
La planification de l'exercice a commencé en 2000 et il s'est
tenu trois séances de planification, incluant une simulation sur
place en salle de conférence à Cape Dorset, avant la tenue
de l'exercice. Le choix du lieu était motivé par l'accroissement
de la circulation des navires à passagers dans l'Est de l'Arctique.
Bien qu'un brouillard épais ait empêché la participation
pleine et entière des Forces canadiennes, puisque les aéronefs
Hercules ne pouvaient pas voler ce jour-là, l'exercice est considéré
comme une réussite. Une séance de compte rendu à
chaud a eu lieu immédiatement après l'exercice, au centre
communautaire de Cape Dorset.
Certaines de leçons tirées de cette journée ont
permis de beaucoup mieux comprendre comment organiser et exécuter,
à l'avenir, des exercices de ce genre. On s'est rendu compte, notamment,
qu'il était important de prévoir une journée supplémentaire
en cas de mauvais temps, et qu'il serait bon de tenir un autre exercice
de ce genre dans un coin encore plus retiré, loin de toute collectivité
et de toute aide rapprochée.
Leçons retenues
Voici certaines des leçons retenues concernant le système
d'intervention de R-S. Selon les participants, il faudrait à l'avenir
:
- utiliser des répéteurs radio VHF pour les communications
entre les membres des équipes;
- prévoir une fréquence radio commune pour la GRC, la
Gestion des mesures d'urgence du Nunavut et l'Agence Parcs Canada;
- munir tous les sauveteurs à terre d'un moyen de communication
avec le commandant des opérations sur les lieux de l'intervention;
- améliorer l'interaction et la communication avec les groupes
d'intervention et de sauvetage locaux lorsque des navires circulent
dans les eaux arctiques.
Un rapport plus exhaustif sur cet exercice sera disponible au début
de 2003. Si les ressources le permettent, le SNRS a l'intention d'aider
à la réalisation d'un exercice multi-instances chaque année,
dans un lieu différent et selon un scénario différent
dans chacun des cas.
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