![]() ![]() ![]() |
![]() |
||||||||||
![]()
*Au sujet des
documents en format PDF
|
|
|||||||||
![]() |
| Phil Whitfield, coordonnateur provincial de BCCR |
Par souci de sûreté, les excursions de spéléologie devraient toujours se faire en groupe d'au moins trois personnes, mais jamais de plus de huit pour pouvoir communiquer facilement et nuire le moins possible à la préservation des lieux, selon Phil Whitfield, coordonnateur de l'organisme provincial British Columbia Cave Rescue (BCCR). La façon la meilleure et la plus sûre de faire de la spéléologie est au sein d'une des associations canadiennes bien établies. La plupart sont accessibles par le biais du site Web.
Secours aux spéléologues en Colombie-Britannique
La Colombie-Britannique s'est dotée de BCCR, un groupe de coordination des opérations de sauvetage en caverne, qui est reconnu par le Programme provincial de mesures d'urgence (PEP) comme l'autorité en la matière.
Formé en 1984, BCCR est composé de bénévoles et financé avec l'aide de divers fonds commémoratifs, de dons privés et des frais d'inscription à des ateliers de formation. Le groupe ne fonctionne pas dans l'isolement, ayant conclu en 1992 un protocole d'entente avec le PEP, la GRC et le service d'ambulance de la province.
D'après M. Whitfield : " En spéléo, les accidents les plus courants n'ont généralement rien à voir avec des éboulements. Il s'agit plutôt d'amateurs qui tombent, sont frappés par des objets en chute libre (surtout des pierres) ou ont des problèmes avec leur matériel.
Il y a effectivement des éboulements, ou chutes de volumes importants de pierres, mais ils sont très rares et, lorsqu'ils se produisent, il est encore plus rare que les spéléologues soient dans l'impossibilité totale de se dégager.
![]() |
| BCCR est en mesure de répondre aux urgences en caverne partout dans l'Ouest du Canada et dans les États du nord-ouest des États-Unis. La principale cache de matériel de sauvetage en caverne se trouve à Campbell River (au nord de Comox) et les caches secondaires sont à Kamloops et Prince George |
M. Whitfield nous dit que les cas de sauvetage visent habituellement des spéléos qui sont coincés dans un passage irrégulier où ils se sont tordu, disloqué ou cassé un membre ou encore, qui ont été frappés par des pierres détachées accidentellement de la paroi par un coéquipier.
Les membres de BCCR sont aptes à répondre aux urgences spéléologiques n'importe où dans l'Ouest du Canada et dans les États américains du Nord-Ouest. L'organisme forme les spéléologues et les intervenants de R-S à deux types de sauvetage.
Le premier, l'autosauvetage, se produit lorsque la personne accidentée peut être secourue par les autres membres de son équipe. Comme le rappelle M. Whitfield : " De telles capacités sont importantes parce que, souvent, il faut un certain temps avant de pouvoir demander et voir arriver l'aide de personnes bien préparées et compétentes ".
Le deuxième genre de sauvetage est l'intervention formelle de R-S ou, comme disent les membres de BCCR, " la cavalerie à la rescousse ".
L'intervention de R-S est déclenchée en cas d'accident assez grave pour qu'il faille absolument faire appel à l'aide de l'extérieur afin de ramener un blessé à la surface.
M. Whitfield se rappelle un accident survenu en 1992 dans la formation d'Arctomys, en Colombie-Britannique, et qui a exigé une grande quantité de ressources.
À 522 m de profondeur, la formation d'Arctomys est la plus profonde au Canada. Le sauvetage de 1992 a nécessité l'apport de 110 personnes, tant sous terre qu'en surface : une trentaine de sauveteurs en caverne sur place, d'autres sauveteurs en surface et l'aide de la GRC, de Parcs Canada, de B.C. Parks, et de plusieurs autres groupes.
BCCR offre de la formation axée surtout sur le dégagement des blessés, mais aussi des cours de recherche, même si les cas de ce genre sont assez rares en spéléologie.
Les membres de BCCR sont bien entraînés et ils suivent chaque année, en juillet des années paires (2000, 2002, etc.), une semaine de formation en organisation et techniques de sauvetage en caverne. En outre, une fois l'an, ils ont un week-end d'atelier régional sur l'autosauvetage en petits groupes.
Retour à la table des matières
|
|||||||