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| Selon les statistiques de 2002 de l'industrie canadienne du ski et de la planche à neige, plus de 4,7 millions de Canadiens sont amateurs de ski alpin, de ski de fond ou de planche à neige ou de plus d'un de ces sports. |
En comparaison, les statistiques montrent que 6 p. 100 des blessures de sport se produisent chez les skieurs alpins et 5 p. 100 chez les néviplanchistes.
SNOWSMART, un projet conjoint de l'Organisation de la patrouille canadienne de ski, de Parcs Canada et de la Canadian Avalanche Association, s'inscrit dans les initiatives de la Fondation Sauve-Qui-Pense et s'adresse aux amateurs de ski, de motoneige et de planche à neige âgés de 12 à 24 ans.
Lancée en 1992 par un chirurgien, le docteur Robert Conn, la Fondation Sauve-Qui-Pense est un organisme national et à but non lucratif qui se consacre à la prévention des blessures. La Fondation base son programme sur cinq principes de prévention :
SNOWSMART, un programme de trois ans achevé en mars 2002, a servi à mieux sensibiliser les jeunes aux dangers et aux risques des sports d'hiver.
Le programme est né de la prise de conscience du grand nombre de morts accidentelles qui ont lieu en pleine saison de sports d'hiver, surtout chez les jeunes de moins de 18 ans.
Une étude récente de SNOWSMART montre que bien des jeunes enthousiastes des activités de plein air en hiver ne sont pas suffisamment préparés aux risques connexes et ne savent pas du tout comment détecter ou éviter les avalanches et prévenir les accidents.
De plus, SNOWSMART s'oppose aux images idéalisées des médias qui montrent des exploits hors du commun mais non pas les dangers qui peuvent menacer un skieur ou un néviplanchiste sans expérience. Le programme vise à enseigner comment réaliser des manuvres difficiles en mettant en pratique la gestion des risques.
Le Modèle de survie à l'exposition au froid (MSEF), un projet financé par le Fonds des nouvelles initiatives (FNI) de recherche et de sauvetage, remet en question certaines règles de la R-S maritime.
Il n'y a pas si longtemps encore, les chercheurs devaient estimer combien de temps une personne pourrait survivre dans l'eau après un écrasement d'avion ou le naufrage d'un navire, et déterminer ainsi la durée à donner aux recherches. Le MSEF permet de prédire plus précisément la durée de survie. Cela permet aux chercheurs de déterminer, en meilleure connaissance de cause, le moment où il convient d'abandonner les recherches. Le MSEF a d'ailleurs servi à cet égard dans le cas du naufrage du navire à moteur Vanessa, en octobre 1997.
Le MSEF est un modèle scientifique qui s'appuie sur les principes physiques du transfert de chaleur et des réactions physiologiques au froid. Il permet de prédire un temps de survie en fonction du moment où la température du corps atteint un degré létal d'hypothermie. Le FNI appuie les éventuelles mises à niveaux du modèle qui permettront de prédire la durée limite d'auto-sauvetage et les probabilités de survie, lorsqu'on ne détient pas d'autres renseignements sur les victimes.
Deux nouveaux projets du Fonds des nouvelles initiatives de R-S ont été annoncés en janvier 2003.
Le premier. " Sécurité et sauvetage sur la glace ", est réalisé conjointement par l'Agence Parcs Canada, la Société canadienne de la Croix-Rouge, la Sûreté du Québec, la Fédération québécoise des clubs quads, la Fédération des clubs de motoneigistes et le Secrétariat national de recherche et de sauvetage. Le projet comprend l'achat de matériel spécialisé tel que vêtements isothermiques et câbles et embarcations propres à rehausser le sauvetage sur la glace, tel que démontré lors d'une conférence de presse tenue à Chambly, au Québec.
Le programme de trois ans permettra de former en matière de sécurité environ 900 pompiers et bénévoles qui patrouillent les zones riveraines à motoneige et en VTT dans un but de prévention des accidents et de sauvetage sur glace.
Le projet a pour objectif de généraliser la prise de conscience des dangers de la glace et de réduire au minimum les risques du sauvetage sur glace.
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| Les écoles de formation de la Canadian Avalanche Association offrent de nombreux cours destinés aux professionnels de l'industrie, y compris un cours intitulé Dynamitage contrôlé des avalanches. |
Le deuxième projet a pour but de sensibiliser les gens aux avalanches qui peuvent se produire au Québec. Il est réalisé conjointement par la Canadian Avalanche Association (CAA), la Sûreté du Québec, Parcs Canada, le Centre d'avalanche de la Haute-Gaspésie, Environnement Canada, la Fédération québécoise de la montagne et de l'escalade et le Fonds des nouvelles initiatives de R-S.
Depuis les années 1970, les avalanches ont fait plus de 80 victimes au Québec, soit 33 morts et 50 blessés. Le nouveau programme de sensibilisation aux avalanches offrira des cours de formation en prévention des accidents et en techniques de R-S, tout spécialement dans les zones d'avalanche de la Haute-Gaspésie.
Depuis 1988, le Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage a financé 17 projets destinés à informer et sensibiliser le public aux dangers des avalanches, à produire du matériel de promotion de la sécurité et à étudier les couloirs d'avalanche afin de mieux comprendre quand et pourquoi se produisent ces phénomènes dangereux.
L'un de ces projets consiste en l'aménagement de trois nouvelles stations météo dans une région québécoise à haut risque d'avalanche, la Haute-Gaspésie, avec l'aide d'Environnement Canada, du Centre d'études nordiques de l'Université Laval et de l'Université du Québec à Rimouski.
Pendant l'hiver 2002-2003, le Centre d'avalanche de la Haute-Gaspésie a installé les trois nouvelles stations météo dans les monts Chic-Chocs de la péninsule de Gaspé. Si tout se passe comme prévu, les stations entreront en pleine activité durant l'été 2003. Il y aura deux terminaux distants de moyenne à haute altitude et une station manuelle installée au fond d'une vallée et dotée du matériel et des logiciels informatiques voulus pour utiliser, télécharger, transmettre et gérer les données météorologiques.
D'après Dominic Boucher, coordonnateur du Centre d'avalanche de la Haute-Gaspésie, le nouveau matériel permet la mise en uvre des mesures et de la formation suivantes en matière de sécurité :
Même si les avalanches sont imprévisibles et prennent leurs victimes par surprise, les programmes de prévention, de formation et de sensibilisation peuvent aider à en atténuer les risques.
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| Glenda Hanna |
Une initiative de trois ans mise en uvre en Alberta, YouthSafe Outdoors (YSO), a mené à l'élaboration et à la diffusion d'un CD-ROM basé sur les recherches en matière de sécurité pendant les excursions scolaires. Le projet, une première au Canada et le plus important en son genre, vise les conseils scolaires, les administrateurs de district, les directeurs d'école, les enseignants et moniteurs, les parents et les écoliers. YSO offre les moyens de diminuer le nombre d'incidents et d'accidents pouvant se produire pendant les loisirs de plein air de toute une vie, et de transformer des attitudes et des comportements adoptés souvent depuis longtemps au sein des familles et des groupes d'amis.
Le CD-ROM d'YSO est dédié aux 11 élèves et au parent accompagnateur qui sont morts pendant des excursions scolaires en Alberta depuis 1988, année du lancement du projet. Le comité directeur d'YSO comptait parmi ses membres une enseignante qui était la mère d'un de ces enfants, Mme Ann Gray-Elton.
Selon les propos de John Rotheisler, président de R-S Alberta (Search and Rescue Alberta) : " Le CD-ROM d'YSO, intitulé Safety First! Guidelines, présente les toutes premières directives élaborées à l'intention des écoles de l'Alberta et conformes aux normes de l'industrie du plein air. Leur adoption par les écoles permettrait des excursions agréables et enrichissantes avec le minimum de risque d'incidents nécessitant un appel à nos membres ou à d'autres sauveteurs comme les gardiens à l'emploi de Parcs Canada ou les agents de la GRC ".
Le projet était dirigé par Mme Glenda Hanna, Ph.D., de la société Quest Research and Consulting, Inc., et parrainé par le Fonds des nouvelles initiatives de R-S et par Gestion des mesures d'urgence Alberta ainsi que ses partenaires du milieu scolaire (le College of Alberta School Superintendents, le Global, Environnemental and Outdoor Education Council of the Alberta Teachers Association et l'Alberta Home and School Councils' Association) et ses partenaires dans la collectivité (Search and Rescue Alberta et les magasins Mountain Equipment Co-op). Pour de plus amples renseignements au sujet du projet YSO, il suffit de consulter le site Web www.YouthSafeOutdoors.ca.
L'honorable John McCallum, ministre de la Défense nationale et ministre principal de la recherche et du sauvetage, a approuvé les projets en mars. Le FNI, qui est doté d'un budget annuel de 8,1 millions de dollars, finance des projets canadiens de R-S par air, sur l'eau et au sol. Depuis 1988, il a consacré 120 millions de dollars à plus de 700 projets.
Les projets de l'exercice 2003-2004 couvrent toute une gamme d'aspects de la R-S, par exemple, des programmes offerts aux écoles secondaires sur les risques liés aux sports d'hiver; des programmes de formation de haut niveau destinés aux policiers et aux bénévoles afin de leur apprendre à gérer les opérations de recherche; des améliorations apportées aux techniques infra-rouges en vue de la localisation de personnes dans des conditions telles qu'une tempête de neige aveuglante, ou encore, de victimes égarées dans des zones de forêt dense.
Les projets ont d'abord été étudiés et classés en ordre de mérite par un comité composé de représentants du Secrétariat national de recherche et de sauvetage, de fonctionnaires des six ministères fédéraux s'occupant de R-S, à savoir, le ministère de la Défense nationale (Forces canadiennes), Pêches et Océans Canada (Garde côtière canadienne), Environnement Canada (Bureau météorologique canadien), Parcs Canada, Solliciteur général Canada (Gendarmerie royale) et Transports Canada, ainsi que de représentants des autorités provinciales et territoriales de la recherche et du sauvetage.
Pour en savoir davantage et obtenir la liste complète des projets, voir le site Web du Secrétariat, à www.snrs.gc.ca, ou téléphoner au 1 800 727-9414.
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