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Avril 2003

Vol. 13 no. 1
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Dans ce numéro...

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R-S et climat

Radio-Météo Canada dans le Nunavut

Défi nordique

Il y a plus de deux ans, le Service météorologique du Canada (SMC), au ministère de l'Environnement, et le gouvernement du Nunavut, ont demandé conjointement l'aide du Fonds des nouvelles initiatives (FNI) de R-S afin d'installer trois stations de Radio-Météo Canada dans le territoire. Le SMC et les autorités du Nunavut s'inquiétaient du fait que bien des collectivités avaient de la difficulté à recevoir les renseignements et les alertes météo une fois passées les heures régulières de diffusion radio.

L'aide du FNI a servi à l'achat du matériel et à l'aménagement de trois nouvelles stations de Radio-Météo dans le Nunavut. Le gouvernement territorial finance la plus grande partie des coûts de l'entretien et du fonctionnement continu des stations. Le service Radio-Météo Canada est en opération dans les régions de Cape Dorset, Rankin Inlet et Arviat, au Nunavut, depuis juin 2002.

Parmi les difficultés auxquelles s'est heurté Environnement Canada, il faut mentionner la diversité des dialectes dans le territoire. Le Ministère collabore avec le gouvernement du Nunavut afin de trouver une terminologie inuktitute de la météo qui permette à tous les habitants du territoire de se comprendre dans ce domaine, quel que soit leur dialecte. Un projet pilote de diffusion en inuktitut des prévisions du temps doit être mis en œuvre plus tard cette année.

Cette année aussi, dans le cadre d'un autre projet financé par le FNI, le SMC et le gouvernement des T. N.-O. doivent unir leurs efforts en vue d'installer une station de Radio-Météo sur le Grand lac des Esclaves.

Radio-Météo
Radio-Météo est un service de diffusion par la bande radio en modulation de fréquences (FM) sur VHF. Le service compte 168 postes émetteurs, répartis à travers le Canada, qui fonctionnent sur 7 fréquences différentes et diffusent des renseignements météo 24 heures par jour, 7 jours par semaine.

Ce système automatisé émet les toutes dernières observations météorologiques et prévisions publiques et maritimes ainsi que les avertissements destinés à certaines régions en particulier. Selon Yvonne Bilan-Wallace, chargée du projet du FNI de Radio-Météo FM dans le Nunavut et directrice du programme public et météorologue au Centre
météorologique de l'Arctique et aéronautique des Prairies, l'information est mise à jour dans les minutes suivant la réception d'une observation ou la diffusion d'une prévision.

Les radios FM ou AM ordinaires sont impossibles à régler sur la fréquence utilisée par le service. Les auditeurs voulant recevoir les rapports de Radio-Météo doivent donc acheter des postes récepteurs spéciaux qui coûtent entre 50 dollars et 100 dollars, selon les attributs recherchés. Certains de ces appareils sont de simples radios ou même un dispositif simple de communication du genre walkie-talkie.

Les messages lancés par ce poste récepteur n'ont pas pour fonction de remplacer les communiqués et prévisions de la radio ou de la télévision locale, mais plutôt de s'y ajouter et d'enrichir l'information météo ainsi diffusée. Les appareils récepteurs de Radio-Météo sont de dimensions variées, offrent une gamme de fonctions et se vendent chez les détaillants en produits électroniques. Certains modèles émettent un bruit de carillon, un " beep " ou un message flash avant tout communiqué de Radio-Météo annonçant un phénomène météorologique violent, Contrairement à la télévision ou à la radio conventionnelle, ces appareils n'ont pas à être mis en marche pour recevoir et lancer une alerte ou un avertissement.


Avalanches et comportement humain

Le coût économique des avalanches dépasse les 50 millions de dollars par an en dépit des programmes de formation et de sécurité en cas d'avalanche pour les travailleurs dans le domaine. Du point de vue humain, les statistiques de l'association des professionnels en avalanche au Canada, la Canadian Avalanche Association (CAA), signalent que chaque année plus de 100 personnes sont prises dans une avalanche. Cet hiver, cinq personnes ont perdu la vie dans des avalanches au Canada. Les statistiques indiquent que pour chaque personne tuée par une avalanche, cinq rescapés ou plus y survivront.

D'après les statistiques de la Canadian Avalanche Association, la victime type d'une avalanche est un jeune homme dans la vingtaine. Les avalanches se produisent surtout en janvier, février et mars, mais le risque demeure pendant les mois plus doux de mai à octobre.

La CAA a reconnu, il y a quelques années, qu'elle devait remanier son programme de formation de niveau 2 destiné à la formation technique des spécialistes du domaine, des exploitants de centres de ski et des préposés à l'entretien des routes menacées par des avalanches. S'étant progressivement rendu compte que la formation technique, à elle seule, ne suffit pas pour empêcher les accidents, la CAA procède aujourd'hui d'après une démarche de formation plus complète qui tient compte des pratiques exemplaires en gestion des risques et les associe aux comportements humains et au processus de prise de décision.

L'Association a lancé cette saison son nouveau programme, Processus décisionnels et formation des spécialistes (ADAPT), visant à fournir une formation de pointe aux travailleurs du domaine. Ce nouveau programme de formation destiné aux spécialistes des avalanches est le résultat d'un projet de deux ans, financé par le Fonds des nouvelles initiatives (FNI) de R-S et parrainé par l'Agence Parcs Canada et Patrimoine canadien.

Les centres de formation de la CAA sont les seuls fournisseurs de cours structurés sur la sécurité en cas d'avalanche pour les travailleurs de l'industrie. Selon la CAA, la formation de niveau 2 est nécessaire aux guides de montagne et de ski et aux spécialistes en prévention des avalanches dans les zones de ski et sur les réseaux routiers.

Compréhension des risques

Clair Israelson, directeur exécutif de la Canadian Avalanche Association, a travaillé à la prévision des avalanches de 1972 à 1990 et mis sur pied un programme efficace de recherche sur la neige et de prévention des avalanches.

Le programme de formation ADAPT porte principalement sur la gestion des risques et les facteurs sur lesquels les spécialistes en prévention des avalanches fondent leurs décisions lorsque, sur une base quotidienne pendant l'hiver, ils se trouvent dans des zones de danger d'avalanche. En comprenant mieux la façon dont les gens composent avec le risque éventuel et prennent des décisions, de façon individuelle ou en groupe, la CAA estime qu'elle contribue à modifier les comportements en situation de risque et à rehausser la sécurité des travailleurs et la sécurité du public dont la protection incombe à ces travailleurs.

Selon les propos de Clair Israelson, directeur général de la CAA, ADAPT reçoit jusqu'ici un accueil si favorable qu'il est difficile de suffire à la demande : " Tout le monde nous dit que ce programme aurait dû être offert il y a 15 ou 20 ans, parce qu'il change les perceptions relatives à la sécurité personnelle et publique ".

Les magasins Mountain Equipment Co-op ont accordé une aide financière de 50 000 $ sur plus de deux ans aux programme de sécurité de la CAA offerts au public.

La CAA estime que le programme poussera les spécialistes des avalanches à prendre de meilleures décisions opérationnelles et fera baisser le nombre de personnes blessées ou tuées sous l'effet des avalanches.

Les travailleurs et les amateurs de plein air sont déjà plus sensibilisés à la possibilité d'avalanches et la plupart se munissent de radiobalises de localisation personnelle (BLP), de pelles et de sondes lorsqu'ils vont en excursion dans l'arrière-pays. En cas d'urgence, la BLP émet un signal radio qui aide les chercheurs à localiser rapidement les victimes prises sous la neige.

En ce qui concerne l'avenir, M. Israelson prévoit qu'il faudra de meilleurs outils de communication entre les spécialistes et le public, par exemple, des graphiques et des textes expliquant plus clairement les aspects techniques des données sur les avalanches.


Le nombre d'ouragans et de tempêtes tropicales va grandissant.

Quelles sont les incidences de ces phénomènes sur la R-S ?
En moyenne, depuis 50 ans, plus de quatre ouragans ou tempêtes tropicales menacent chaque année le Canada ou ses eaux territoriales. Au cours des huit dernières années, cette moyenne a augmenté à près de six par an. Ces phénomènes violents causent des marées de tempête, des inondations, de hautes vagues, des vents destructeurs, de fortes précipitations et de l'érosion, selon le Centre canadien des ouragans (CCO), à Environnement Canada.

LES OURAGANS
DANS L'ATLANTIQUE-NORD
  • · Dans l'Atlantique-Nord, la saison des ouragans s'étend du début juin à la fin novembre, avec une crête à la mi-septembre. Dans l'ensemble du Canada, les mois clés sont août, septembre et octobre.
  • Un ouragan, pour se développer, doit naître à au moins 500 km de l'équateur. Plus près de l'équateur, l'effet de Coriolis, c'est-à-dire les forces de la rotation de la Terre qui font dévier des objets en mouvement, y compris les courants atmosphériques, est trop faible pour favoriser la circulation de l'air et déclencher la " toupie " d'un ouragan.
  • Les ouragans se forment au-dessus d'eaux chaudes (au moins 26,5 ºC) lorsque l'atmosphère est instable et que les vents, depuis le niveau de la mer jusqu'à neuf kilomètres au-dessus, se déplacent à la même vitesse et dans la même direction.
  • La formation d'ouragans dans l'Atlantique-Nord est diminuée de beaucoup en présence d'une configuration météorologique d'El Niño, parce que celle-ci peut créer dans l'atmosphère des vents violents soufflant à des altitudes élevées, dans des directions différentes et à des vitesses différentes

La dernière décennie a vu augmenter considérablement, de 7 à 19, le nombre d'ouragans et tempêtes tropicales dans l'Atlantique. D'après le CCO, 2001 a marqué la troisième année consécutive pendant laquelle six cyclones tropicaux ont pénétré dans sa zone d'intervention et quatre tempêtes tropicales ont traversé la même région de prévisions maritimes à Terre-Neuve en une seule période de 30 jours. En 2002, dans l'Atlantique, le nombre de tempêtes " baptisées " est monté à 12, mais il s'est limité à 4 pour celles atteignant une force d'ouragan, alors que la moyenne était de 6 par an depuis 50 ans.

Même si l'ouragan ne touche pas le territoire canadien, il peut entraîner des phénomènes météorologiques violents dans les zones côtières et pour les bateaux en mer.

À l'automne 1991, lors d'un événement météorologique rare dans le cours du siècle dernier, trois systèmes atmosphériques distincts se sont retrouvés dans une trajectoire de collision et leurs forces se sont conjuguées pour produire " La Tempête ". Une dépression en provenance des Grands Lacs et se dirigeant vers l'est, un front froid canadien descendant du nord et l'ouragan Grace roulant vers le nord-est allaient tous dans la même direction, celle de l'Atlantique-Nord.

Malgré les avertissements d'Environnement Canada et de la National Oceanic and Atmospheric Administration (É.-U.), peu de gens croyaient en la probabilité d'une telle tempête. En outre, comme elle s'est développée très rapidement, ni la population à terre, ni les pêcheurs sur leurs bateaux n'ont eu le temps de se préparer aussi bien qu'ils l'auraient pu, ce qui a donné lieu à plusieurs interventions de recherche et de sauvetage dans les localités côtières et en mer.

Les vents violents et la visibilité réduite ont rendu la tâche ardue aux équipes de R-S. Elles auraient pu abandonner leurs efforts à cause du danger, mais elles ont continué à chercher des survivants.

Pour plus amples renseignements sur les ouragans et les tempêtes tropicales, consulter le site Web du CCO.

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Date Modified: 2004-01-26

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