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*Au sujet des
documents en format PDF
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| La connaissance que le chasseur a de la forêt est un atout pendant les recherches, mais, fait ironique, un chasseur égaré est tout particulièrement difficile à retrouver. |
Les chasseurs sont habituellement bien préparés à faire face à des problèmes éventuels. En effet, la loi exige qu'ils portent un gilet et un chapeau orange, afin d'être bien visibles de tous les côtés, et qu'ils soient munis d'allumettes à l'épreuve de l'eau, ainsi que d'un couteau ou d'une hache et d'une boussole dont ils savent se servir. De plus, la plupart des chasseurs transportent une carabine et ils peuvent en tirer trois coups successifs pour signaler une situation de détresse et aider ainsi les chercheurs du point de vue visuel et auditif. Même dans le cas où le chasseur est incapable de bouger ou de signaler sa présence, ses vêtements de couleur vive facilitent la tâche aux chercheurs, que la recherche se fasse par voie terrestre ou par les airs. Malheureusement, tous les scénarios ne se déroulent pas aussi aisément.
Comportement du chasseur égaré
Il peut facilement se produire des accidents alors que le chasseur
se trouve à un endroit éloigné de toute source d'aide.
Le risque de se perdre en d'autant plus grand dans l'enthousiasme de la
poursuite d'un animal convoité. Le chasseur est alors susceptible
de s'enfoncer loin dans la forêt, de quitter les sentiers et de
suivre des trajets divers en terrain inconnu.
Certains chasseurs, refusant d'admettre qu'ils sont égarés, continueront de marcher au hasard en essayant de retrouver le chemin de leur camp. L'expérience le montre, le chasseur parcourt des distances plus longues à partir de l'endroit où on l'a vu pour la dernière fois. D'après Ken Hill, expert en comportement des personnes égarées, " en interrogeant les chasseurs, on se rend compte qu'ils font souvent une distinction importante entre le fait de se perdre et celui de simplement 'prendre la mauvaise direction' ".
Les chasseurs sont surtout des hommes jeunes que l'on croit mieux outillés, mentalement et physiquement, pour se débrouiller en nature sauvage. Toutefois, selon l'étude de Ken Hill sur le comportement des personnes égarées, les chasseurs âgés de plus de 65 ans demeurent tout aussi capables de s'orienter en forêt. De fait, on a constaté que les chasseurs jeunes et vieux avaient tout autant de chances les uns que les autres de retrouver leur chemin après s'être perdus dans les bois.
L'âge n'est pas le seul facteur en cause dans les cas de chasseurs égarés. M. Rogers explique que " tout tient aux connaissances, aux habiletés et au degré de préparation. Étant donné que les chasseurs rejettent souvent comme impossible l'idée qu'ils puissent se perdre, ils sont les moins enclins à se préparer à une telle éventualité. De fait, nombre d'entre eux ne se préparent même pas convenablement à l'environnement dans lequel ils vont s'enfoncer, et c'est ainsi qu'ils s'égarent ". Bien des opérations de recherche sont rendues nécessaires parce que des chasseurs sont mal équipés, n'ont pas suffisamment de provisions et connaissent mal le terrain.
Les données sur la question sont limitées, mais elles montrent que la plupart des chasseurs égarés ont besoin d'équipes de chercheurs pour se sortir du pétrin et que seul un petit nombre d'entre eux arrivent à retrouver seuls leur chemin. D'après M. Rodgers, pour éviter de se perdre (et réduire au minimum les interventions de recherche), il faut avant tout laisser au camp de base une copie de l'itinéraire prévu et respecter ce trajet. Dans l'immensité de la nature sauvage, il peut falloir beaucoup de temps aux chercheurs avant de trouver le véhicule du chasseur, et encore plus avant de retrouver le chasseur lui-même.
M. Rodgers conclut en disant que les améliorations apportées au programme de formation des chasseurs en Nouvelle-Écosse ont porté fruit, car aucune opération de recherche n'a été nécessaire depuis sept ou huit ans.
par Paul Olmstead
Le cours d'Intervention civile en cas d'urgence (Civil Emergency Response ou CER, Alberta) est conçu dans le but de préparer toutes les équipes de bénévoles formés en R-S dans la province à venir en aide aux autorités dans le cas de catastrophes, d'origine humaine ou naturelle, susceptibles de se produire en temps de paix.
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| Toutes les équipes de recherche et sauvetage de l'Alberta suivront éventuellement le cours d'Intervention civile en cas d'urgence (Civil Emergency Response ou CER), une formation qui leur permettra d'aider efficacement lors des catastrophes en temps de paix. |
Le cours CER vise l'acquisition de connaissances et de compétences de base dans de nombreux domaines de l'intervention en cas de catastrophe et il a pour but de donner aux bénévoles déjà formés en R-S l'occasion de se sensibiliser et de s'informer au sujet de tout ce qui pourrait leur être utile s'il se produisait un désastre ou une urgence grave. Cette formation complémentaire influera de diverses façons sur le milieu des services d'urgence.
Tout d'abord, les autorités auront à leur disposition un bassin de ressources beaucoup plus vaste auquel elles pourront puiser en fonction des circonstances. En second lieu, les équipes de R-S se verront confier des tâches beaucoup plus variées et elles auront, évidemment, plus de possibilités d'acquérir de la formation à des rôles qui ne sont habituellement pas reliés à la R-S. En outre, elles seront appelées plus souvent à la rescousse.
Le recours accru aux groupes de R-S aura pour effet espéré
d'empêcher les bénévoles d'oublier leur formation
et de perdre leurs habiletés entre deux interventions trop éloignées
l'une de l'autre dans le temps. Il ne faut pas oublier que les bénévoles
de R-S sont des personnes débordantes d'énergie qui ont
la volonté et le temps de participer à des interventions.
L'importance de conserver les équipes en état d'activité
et de motivation est l'une des raisons principales ayant donné
lieu au cours CER, et cette formation répond à la nécessité
d'entretenir une ressource précieuse et riche en possibilités.
En outre, les équipes de R-S offrent leurs services aux autorités
dans le cadre d'un accord global. Elles sont composées de spécialistes,
bien organisées, et leurs membres possèdent tous des compétences
élémentaires en soins d'urgence et en communication.
Matières du cours CER
Voici certains des sujets traités dans le cours CER :
Ces domaines sont segmentés en catégories, par exemple, traitement des animaux domestiques et du bétail, arrêt de l'électricité ou du gaz, etc. Les stagiaires suivent un cours d'appoint sur divers sujets dont les techniques élémentaires de nouage et d'évacuation de blessés à l'aide de civières-corbeilles ou de sièges et faisant intervenir plusieurs sauveteurs.
En Alberta, le cours est donné par des membres d'équipe de R-S qui s'occupent déjà des cours élémentaires de R-S et possèdent un bon nombre d'années d'expérience en R-S. Les personnes intéressées à suivre le cours doivent passer par un processus d'inscription. La province compte actuellement 14 formateurs et en ajoutera 10 de plus cette année.
Jusqu'à maintenant, le cours CER s'est donné dans un certain nombre de collectivités de l'Alberta, toujours avec l'aide des services d'incendie et d'intervention d'urgence de la localité. Si les choses se passent comme prévu, toutes les équipes de la province recevront cette formation. La rétroaction reçue à ce jour exprime une approbation totale de ce genre de formation polyvalente et d'aide au perfectionnement.
Les bénévoles ne sont pas là pour prendre la place des préposés spécialisés en services d'urgence. Les équipes CER répondront aux appels en d'aide et d'appui en accomplissant des tâches simples et non techniques qui accaparent inutilement les spécialistes, comme diriger la circulation automobile. Les tâches des équipes de CER pourraient comprendre la pose de dispositifs de blocage, la protection des périmètres et, dans le cas de feux d'herbe, le remplissage des extincteurs dorsaux.
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Le cours CER comble
l'écart fréquent entre organismes dans toute collectivité.
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Souvent, les bénévoles de R-S réagissent à des événements de grande envergure et les autorités leur font éventuellement appel. En 2000, lors de la tornade qui a ravagé Pine Lake, les bénévoles ont reçu mission de repérer et fermer les réservoirs à gaz propane. Cette tâche relativement simple n'en demandait pas moins une connaissance de base des questions de sécurité liées au propane. Il y a là un exemple parfait de CER.
Les rôles que peuvent remplir les bénévoles de R-S bien formés lors de calamités en temps de paix sont trop nombreux pour en donner la liste dans le présent article. La capacité de ces personnes à réagir avec assurance et savoir-faire pourra être garantie à condition qu'on leur offre une formation de base supplémentaire en plus des cours ordinaires de R-S.
SAR Alberta prévoit offrir le cours CER à tous les groupes de R-S de la province. Chaque bénévole suivra un stage de deux jours et recevra un manuel, un gilet orange et un casque protecteur dont la couleur sera choisie de manière à ce que l'on puisse reconnaître facilement ces auxiliaires lors des situations d'urgence.
Le cours sera éventuellement mis à la disposition des autres provinces par le biais de stages de formation des formateurs. Les personnes intéressées pourront se procurer le manuel en s'adressant à SAR Alberta.
Pour plus amples renseignements, prière de s'adresser à Paul Olmstead à l'adresse polmstead@compusmart.ab.ca
Paul Olmstead est administrateur des opérations de recherche
auprès des services de police d'Edmonton, formateur en R-S et élaborateur
de matériel didactique pour SAR Alberta.
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