Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Août 2003

Vol. 13 no. 2
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Dans ce numéro...
Article vedette
Nouvelles de R-S
Technologie de R-S
R-S au sol
Compte rendu de livre
Profil de R-S
R-S en mer
Radiobalises
Nouvelles Initiatives de R-S
Interopérabilité
R-S par air
Récit de réussite

*Au sujet des documents en format PDF

 


INTEROPÉRABILITÉ

Faire tomber les obstacles aux communications

Le problème d'in-teropérabilité le plus souvent signalé par les groupes de R-S est celui du manqué d'uniformité des fréquences et du matériel radio.

Chacun des groupes canadiens de recherche et sauvetage, agissant en autonomie, contribue efficacement aux activités des organismes de R-S, mais dans le cadre d'une mission de sauvetage en coopération, les pratiques optimales de chaque entité sont entravées par les obstacles éventuels à la communication.

À titre d'exemple, lorsque la Gendarmerie royale du Canada (GRC) se voit assigner la tâche d'effectuer une recherche au sol, il se peut qu'elle ait besoin de l'aide d'une équipe aérienne capable d'opérer un balayage visuel de la zone de recherche, à la fois pour acquérir une impression générale de la géographie du terrain et pour réaliser une recherche depuis les airs. Dans un tel cas, que se produira-t-il si la GRC et l'équipe de R-S par air sont incapables de communiquer à cause de fréquences radio différentes ? Ce genre d'obstacle peut retarder le sauvetage et entraîner des pertes de vie.

Le Programme national de recherche et de sauvetage s'appuie sur une démarche coordonnée et coopérative, laquelle ne peut être mise en œuvre entièrement sans l'uniformisation des pratiques, de la formation et du matériel de R-S.

Un seul programme uniforme et intégré
Le Canada possède déjà l'un des meilleurs systèmes de R-S au monde, mais il faudrait quand même favoriser l'établissement de liens qui mèneront à la création d'un seul programme recouvrant toutes les instances du pays. L'objectif à atteindre est celui d'instaurer un réseau canadien de R-S intégré et standardisé, et les moyens d'y arriver sont une collaboration et une interopérabilité pleines et entières.

Lors du congrès SARSCÈNE 2003, un Sommet sur l'interopérabilité, d'une durée de deux heures et animé par le sgt é-m Bryan Finney, appartenant à la GRC et rattaché au SNRS, portera sur les questions d'interopérabilité en recherche et sauvetage. Les participants discuteront des progrès réalisés par le Groupe de travail et définiront les étapes à venir.

L'interchangeabilité du matériel de R-S est absolument nécessaire puisque, quelle que soit la situation d'urgence à régler, il est possible qu'au moins trois organismes fédéraux de R-S soient appelés à la rescousse. La recherche d'un navire pétrolier désemparé, par exemple, pourra faire appel aux ressources du Service météorologique du Canada (Environnement Canada), à des recherches au moyen d'hélicoptères de la Garde côtière canadienne et des Forces canadiennes, ainsi qu'à des équipes de plongeurs de la GRC. Toutes ces entités doivent être aptes à travailler de concert pour garantir des opérations de recherche aussi efficaces que possible.

Compatibilité du matériel
Un groupe de travail sur l'interopérabilité, présidé par le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS), se penche actuellement sur la question et cherche des moyens de normaliser les pratiques et le matériel de R-S. L'uniformisation du matériel pourrait peut-être éliminer les obstacles à la communication entre les divers groupes de R-S. Le problème le plus souvent mentionné en cette matière tient à l'absence d'uniformité dans le matériel et les fréquences radio, laquelle nuit aux équipes de R-S au sol en les empêchant de communiquer avec les groupes de R-S par air et en mer pendant les interventions.

Données communes
L'interopérabilité ne touche pas seulement le besoin de normaliser le matériel, mais aussi celui de l'accessibilité de l'information et des données. À l'heure actuelle, lorsque plusieurs organismes ou groupes différents travaillent de concert, ils ne disposent pas tous des mêmes renseignements, soit parce qu'ils n'y ont pas accès, soit à cause d'une détérioration des communications. L'impossibilité de communiquer directement d'un groupe à l'autre, et l'obligation de faire passer l'information par deux ou trois groupes différents, peut entraîner une défaillance du réseau et, parfois, la transmission de renseignements erronés.

Prenons seulement l'exemple possible de chercheurs au sol, dotés de moyens de communication sol-air et ayant besoin d'entrer en contact avec une équipe de R-S par air, et qui n'y arriveraient pas parce qu'ils ne connaissent pas la fréquence radio de l'aéronef et sont incapables d'établir une communication directe avec l'équipe aéroportée.

La normalisation du matériel aidera à faire tomber les obstacles à l'interopérabilité.

Les premières recommandations du groupe de travail portent sur le besoin de confirmer les causes profondes et l'envergure des problèmes de communication et de trouver de nouvelles applications technologiques propres à remédier au manque d'interopérabilité.

Certains organismes et certaines entreprises sont engagés dans des recherches sur la communication et l'interopérabilité, mais c'est une question qui ne se réglera pas de si tôt. Il faudra tenir maintes réunions et de nombreux exercices à instances multiples avant de pouvoir arriver à mettre en place un réseau de R-S uniforme et intégré. Notre système est bon, mais il y a toujours place à des améliorations.

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Date Modified: 2004-01-26

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