Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

Skip all menus (access key: 2)Skip first menu (access key: 1)Menu (access key: M) English Contactez-nous Aide Recherche Site du Canada
Accueil Nouvelles initiatives de R-S Répertoire des organismes de R-S Balises de détresse Revue et Congrès SARSCÈNE
Qui nous sommes


 

(version .pdf -489KB)
Décembre 2003

Vol. 13 no. 3
(Cliquez ici pour d'autres numéros)

Dans ce numéro...
Article vedette
Nouvelles de R-S
R-S au sol
Profils de R-S
Nouvelles Initiatives de R-S
R-S par air
Interopérabilité
Compte rendu de livre

*Au sujet des documents en format PDF

 


PROFILS DE R-S

Le groupe de R-S de Sault Ste. Marie - Eco-Challenge 2003

Depuis 1992, des équipes affrontent la concurrence lors de l'Eco-Challenge, un raid d'endurance tenu périodiquement à travers le monde. L'équipe victorieuse est celle qui réussit le parcours le plus rapidement. Par ailleurs, comme peut en attester le groupe de R-S de Sault Ste. Marie, Sault SAR, le travail d'équipe ne s'applique pas seulement à des concurrents en quête de victoire, mais aussi à des bénévoles dans l'accomplissement de leurs tâches.

En juillet 2003, un Eco-Challenge a été organisé sur un parcours entre les villes de Sault Ste.Marie et de Wawa, en Ontario, et le groupe Sault SAR s'est chargé des services de soutien à ce concours épuisant d'une semaine complète, à 24 heures par jour.

Jerry Jones, coordonnateur de Sault SAR, a décrit le rôle de son équipe pendant l'Eco-Challenge ainsi que la logistique à mettre en œuvre pour apporter l'appui nécessaire aux participants à un raid de 500 km.

En 2002, les bénévoles de Sault SAR ont répondu à 25 appels de R-S au sol, 7 appels de R-S en mer, 1 appel de R-S par air et ils ont pris part à 23 activités de service communautaire et 73 activités de formation, mettant bien en application leur devise : Servir fidèlement. Ci-dessus, des membres discutent des procédures à suivre lors de l'écrasement d'un aéronef.
Photo de Hugh Wyatt.

Les Eco-Challenges varient d'un pays à l'autre, mais l'activité de base demeure un raid d'endurance de sept jours, 24 heures par jour. Selon les règles du concours, les équipes n'ont pas le droit de faire appel à de l'aide de l'extérieur, et celles qui dérogent ne figurent pas au classement final. Si une équipe perd un membre pour des raisons de fatigue, d'hypothermie ou de blessure, elle est exclue de la victoire, mais peut terminer la course.

Au premier point de contrôle, des membres de Sault SAR ont fourni à trois équipes des données d'azimut et de distance et ils ont envoyé un VTT à la rescousse d'une quatrième équipe qui n'arrivait pas à s'en sortir.

Un membre d'une autre équipe s'est blessé au genou, et un autre encore a dû être évacué par les airs après une mésaventure : une bout de bois lui était entré dans l'œil. Toutes les mises hors course n'ont pas été causées par des blessures; il y a eu aussi des pannes mécaniques, notamment dans le cas d'une bicyclette.

Les concurrents ne sont pas les seuls à avoir été mis à l'épreuve. La plupart des interventions de sauvetage ont eu lieu la nuit, ce qui a rendu d'autant plus difficile aux bénévoles de Sault SAR la localisation des équipes en panne dans la forêt dense et noire. Il faut ajouter que les pistes n'étaient pas très clairement balisées et que les trajets en VTT sur certains sentiers se sont révélés plutôt périlleux.

La mission accomplie par les bénévoles n'avait rien d'ordinaire puisque certains d'entre eux ont modifié leurs quarts de travail ou pris des jours de vacances pour pouvoir aider au bon déroulement de l'Eco-Challenge. À tous les moments de la course, une vingtaine de bénévoles étaient présents et, au total, environ 45 bénévoles ont offert leurs services pendant la semaine.

De l'avis de M. Jones, cette compétition de sept jours s'est avérée une excellente occasion d'apprentissage pour les membres de Sault SAR. Non seulement ils ont vu comment un raid de cette envergure pouvait donner lieu à des incidents graves, mais ils ont dû aussi planifier la logistique nécessaire aux interventions. M. Jones devait voir à ce que ses bénévoles apportent tout le soutien nécessaire sur un parcours de 500 km, en veillant à ce que les zones à risque fassent l'objet d'une protection plus diligente.

Parmi les 41 équipes concurrentes, les cinq premières à l'arrivée étaient canadiennes. Pour plus amples renseignements au sujet de l'Eco-Challenge, consulter le site http://www.ecochallengenac.com/inside.html.

Mélisandre, un modèle de détermination

Par Katy Tiernan

C'est la quatrième saison que nous pouvons voir Mélisandre Shanks patrouiller sur le territoire du garde-côte 1204. Depuis quatre ans, elle a acquis beaucoup d'expérience; non seulement en participant à tous les stages de formation qui se tiennent à Québec, mais en effectuant plusieurs missions sur le territoire de la base de Longueuil. Le territoire du GC-1204 s'étend du pont Champlain à Montréal jusqu'à la ville de Contrecoeur, soit plus de vingt-huit milles nautiques, sans compter les chenaux secondaires. Il lui a été donné d'effectuer de nombreux remorquages, renflouages, recherches de personnes tombées à l'eau, et ce de nuit comme de jour. Elle a en outre participé à deux missions de sauvetage où la vie des personnes était gravement en danger. Peut-être que cela ne vous paraît pas exceptionnel; après tout c'est notre travail, la recherche et le sauvetage, mais pour les étudiants du programme Embarcation de sauvetage côtier (ESC), il est rare qu'ils aient à faire face à de telles situations.

Mélisandre Shanks (au centre) participe depuis quatre ans au Programme des bateaux de sauvetage côtiers.
Photo de M. Vidricaire, Journal de Montréal.

Mais parlons tout d'abord du programme ESC. Dans la province de Québec, il y a six bases sur le fleuve Saint-Laurent : Valleyfield, Oka, Beaconsfield, Longueuil, Sorel et Trois-Rivières. Sur chacune d'elles, on retrouve deux équipes de trois étudiants, dont un patron d'embarcation et deux membres d'équipage. Notre premier mandat est bien entendu de sauver des vies, il s'agit donc de recherche et de sauvetage. Par contre, les ESC jouent aussi un grand rôle avec le Bureau de la sécurité nautique (BSN) en faisant de la prévention auprès des plaisanciers et en effectuant des vérifications de courtoisie. Mélisandre a débuté à titre de membre d'équipage à la base de Longueuil. À sa troisième saison, Mélisandre a obtenu le poste de patron d'embarcation. Avec toute sa motivation, son dynamisme et son souci du professionnalisme, elle a acquis une grande confiance en soi tout en sachant faire confiance à ses collègues.

Outre son travail à la Garde côtière, Mélisandre complète un baccalauréat en nutrition à l'Université de Montréal. Elle est aussi une grande passionnée des premiers soins. Elle est elle-même instructeur en premiers soins et réanimation cardio-respiratoire depuis l'âge de dix-huit ans et cherche toujours à se perfectionner en suivant des cours, tels Premier Répondant et d'autres. Il faut dire que cette passion a débuté lorsqu'elle était encore très jeune; à douze ans elle suivait déjà des cours de premiers soins et de sauvetage. C'est sûrement de là que lui vient le désir de devenir un jour médecin spécialiste urgentologue.

Lorsqu'elle enseigne, Mélisandre raconte souvent les missions qu'elle a vécues sur le GC-1204. Le premier cas où Mélisandre a dû faire appel à toutes ses connaissances est survenu lors de sa deuxième saison dans le programme, au moment où elle était membre d'équipage. À ce moment, elle ne savait comment elle réagirait en situation de stress, où la vie de personnes serait entre ses mains. Elle l'a appris assez rapidement. Le 16 août 2001, l'équipe du GC-1204 B entre à la base de Longueuil à quatorze heures et débute sa semaine de travail (nos semaines débutent le jeudi et se terminent le mercredi soir). À peine une quinzaine de minutes plus tard, le centre de sauvetage appelle l'équipage du GC-1204; une chaloupe est chavirée dans le canal de la rive sud, tout près du pont Jacques-Cartier, et deux personnes sont à l'eau. L'équipage part sans tarder et à peine cinq minutes plus tard, Mélisandre aperçoit les deux hommes à l'eau, la tête ensanglantée. Pour cette mission de sauvetage, l'équipe du GC-1204 B, s'est vue accorder le titre d'opération digne de mention. Et grâce à leur rapidité d'exécution et aux soins de Mélisandre, les deux hommes sont toujours vivants. L'un d'eux est même venu la rencontrer la saison suivante. Suite à cette mission, Mélisandre a su qu'elle avait bien assimilé les nombreuses connaissances qu'elle avait acquises durant les dernières années et surtout qu'elle savait garder son sang froid lors de situations de stress.

L'année suivante, à sa première saison comme patron d'embarcation, Mélisandre a vécu un été assez mouvementé. Notre mission (je faisais alors partie de son équipe) la plus importante s'est déroulée le 1er juillet 2002. Il y avait beaucoup d'embarcations de plaisance dans le port de Montréal et centre de sauvetage nous appelle pour un homme blessé dans le canal de la rive sud. À notre arrivée sur les lieux, un homme est à l'eau et semble inconscient et à ses côtés se trouve une chambre à aire dégonflée. Le capitaine de l'embarcation de type " speed boat " nous informe que l'homme était sur la chambre à air et qu'il a percuté les roches. L'homme était en arrêt cardio-respiratoire. Suite au transbordement de la victime, Mélisandre a procédé à la réanimation cardio-respiratoire avec l'aide des ambulanciers. Malheureusement, l'homme n'a pas survécu. Il souffrait de plusieurs traumatismes crâniens et est certainement mort sur le coup. Les médias se sont penchés sur cette histoire, Mélisandre a d'ailleurs donné plusieurs entrevues. Évidemment, suite à notre intervention, nous nous sommes remis en question, mais il n'y avait aucun doute, nous avions fait du bon boulot.

La quatrième saison de Mélisandre s'achève au sein de la Garde côtière canadienne. Elle nous a donné quatre belles années remplies de moments forts, et ce n'est pas terminé. En effet, si elle débute un doctorat en médecine, comme elle le désire, elle restera avec le programme ESC encore quelques années.

Katy Tiernan est membre d'équipage du GC-1204B

Les programmes offerts aux étudiants, un riche terrain de recrutement
Peter Garapick, surintendant du Bureau de la sécurité nautique (BSN) à la Garde côtière canadienne, Région du Centre et de l'Arctique, a débuté sa carrière comme étudiant du Programme des bateaux de sauvetage côtiers (BSC) de la GCC, à Mahone Bay, en Nouvelle-Écosse.

Dès sa petite enfance à Halifax, Peter adore passer du temps sur l'eau en compagnie de son grand-père. À 12 ans, il s'inscrit à des cours de voile, puis est instructeur de voile pendant quatre ans, tout en participant à des courses de yachts et en servant comme matelot de pont sur le Bluenose II.

Armé de toute son expérience nautique, Peter décroche ensuite un emploi au Programme BSC, à Mahone Bay, où il remplit les fonctions de barreur et termine, parallèlement, des études universitaires menant au baccalauréat et à la maîtrise.

Au moment de recevoir son diplôme, après avoir passé pratiquement toute sa vie sur l'eau et travaillé quatre ans au Programme BSC, Peter ne se voit vraiment pas dans un poste qui le lierait à un bureau. Il décide donc de prendre son temps et d'explorer le marché, et se retrouve bien vite au Programme de stagiaires en gestion (PSG) du gouvernement fédéral.

Une fois ce programme achevé avec succès, le premier emploi de Peter n'est pas à la Garde côtière. Il lui faudra d'abord patienter deux ans, mais aujourd'hui c'est fait : il est surintendant du BSN pour la Région du Centre et de l'Arctique.

Finalement, même si le PSG l'a aidé à combler ses aspirations professionnelles, Peter reste convaincu que " le Programme BSC est le terrain idéal où recruter des candidats exceptionnels pour la Garde côtière canadienne ".

Retour à la table des matières

 

 

Date Modified: 2004-01-26

Top of page Important Notices