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Vol. 14 no. 1
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Avril 2004

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R-S PAR AIR

Comprendre les dangers du givrage d'aéronef

La pluie verglaçante rend les conditions routières très mauvaises, mais qu'arrive-t-il lorsque l'on est face à des précipitations verglaçantes pendant une activité aérienne ?

Cette combinaison crée de sérieux problèmes que le Service météorologique du Canada (SMC) d'Environnement Canada a étudiés pendant quatre mois.

De novembre 2003 à février 2004, le SMC était l'un des organismes à la tête d'une grande étude nord-américaine visant à mieux comprendre le givrage des aéronefs et les risques des conditions hivernales.

Le givrage des aéronefs a lieu lorsque ces derniers rencontrent des précipitations verglaçantes ou des gouttelettes nuageuses d'une température inférieure à 0 oC. La glace peut s'accumuler sur les ailes, la queue et le pare-brise, créant ainsi des conditions de vol dangereuses.

Le givrage est responsable d'en moyenne 30 décès et 14 blessures aux États-Unis chaque année. Les statistiques canadiennes rapportent une moyenne de 50 victimes par année.

Un aéronef peut se trouver dans des conditions de givrage dangereuses si la température est inférieure à 0 °C et qu'il y a présence de gouttelettes nuageuses ou de précipitations verglaçantes.

Cinq avions de recherche
L'étude de trois millions de dollars, financée en partie par le Fonds des nouvelles initiatives de R-S, s'est déroulée près de l'aéroport Mirabel à Montréal puisque les précipitations verglaçantes y sont très fréquentes - de 50 à 75 heures par année - et parce que cette région à proximité des Grands Lacs voit un important volume de circulation aérienne. En Amérique du Nord, seule la province de Terre-Neuve-et-Labrador a plus de précipitations verglaçantes, soit 150 heures par année.

Aux fins de l'étude, on a fait décoller cinq avions de recherche à partir d'Ottawa (Ontario), Cleveland (Ohio) et Bangor (Maine) dans les conditions de tempête afin qu'ils recueillent des données sur ces conditions à partir d'altitudes différentes lors de leur vol vers Montréal.

L'étude s'est servie des données recueillies en vol et au sol. Ces renseignements aideront les chercheurs à mieux comprendre les formations météorologiques, y compris les endroits où les précipitations verglaçantes sont plus fréquentes et pourquoi il en est ainsi.

Accumulation de glace
George Isaac, Ph.D., chercheur principal de la physique des nuages au SMC, a prononcé une conférence sur le givrage des aéronefs au congrès SARSCÈNE 2003. Il a souligné l'importance de cette étude et fait remarquer que la plupart des accidents se produisent dans l'aviation privée et non dans l'aviation commerciale.

Même une petite quantité de glace peut réduire le rendement de l'aéronef et réduire les capacités de manœuvre du pilote comme illustré par cet essuie-glace.

Le givrage des aéronefs est un problème de grande importance mais les accidents ne sont pas nécessairement causés par l'accumulation de glace. Même une petite quantité de glace, selon lui, peut réduire le rendement de l'aéronef et réduire les capacités de manœuvre du pilote. De plus, les pilotes doivent s'assurer que leur aéronef est certifié pour le vol en conditions de givrage.

M. Isaac a également insisté sur la nécessité d'améliorer les méthodes actuelles de prévision du givrage. Comme il est difficile de faire de telles prévisions, la tendance est à la prudence et les zones prévues de dangers possibles sont souvent plus vastes qu'il est nécessaire. Les modèles numériques de prévisions météorologiques ont toutefois connu des améliorations significatives qui aideront à résoudre ce problème.

Idéalement, cette étude permettra d'améliorer la sécurité des voyages aériens grâce à de meilleures prévisions et à une meilleure détection des risques reliés aux conditions météorologiques hivernales.

Les autres partenaires canadiens de cette étude sont Transports Canada, le ministère de la Défense nationale, le Centre de recherche sur les communications, l'Université McGill et l'Université Trent. Les grands partenaires américains sont la National Oceanographic and Atmospheric Association, la National Science Foundation et la Federal Aviation Administration.

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Date de modification : 2004-04-20

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