Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Vol. 14 no. 2
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Août 2004

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Dans ce numéro...
Nouvelles de R-S
Article vedette
R-S par air
R-S en mer
R-s au sol
Nouvelles Initiatives de R-S
Interopérabilité
Balises de détresse
Compte rendu de livre

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R-S AU SOL

L'Association de recherche et de sauvetage de la Nouvelle-Écosse est la première au Canada à instaurer des lignes directrices de fonctionnement avec Parcs Canada et l'OMU

par Ginny Miller

Il y a maintenant des lignes directrices officielles à suivre lorsque les bénévoles de recherche et de sauvetage au sol (RSS) de la Nouvelle-Écosse participent à des opérations de recherche sur les territoires appartenant à Parcs Canada.

Au début de mars 2004, l'Organisation de mesures d'urgence (OMU), l'Association de RSS de la Nouvelle-Écosse et Parcs Canada ont signé un protocole d'entente définissant le rôle et les responsabilités de chaque organisme si des gens s'égarent ou manquent à l'appel et donnent lieu à des opérations de recherche dans un de nos parcs nationaux.

Cette entente conclue entre Parcs Canada et un groupe de bénévoles est le tout premier en son genre au Canada. Un tel accord était devenu nécessaire en partie à cause des particularités de la loi régissant les parcs nationaux. Comme le fait remarquer Mike Lester, directeur exécutif de l'OMU : " Cette entente est conclue afin d'officialiser un processus garantissant que la procédure des opérations de sauvetage gardera son objectif original ".

L'accord a pour but premier l'élaboration conjointe d'instructions permanentes d'opérations et l'uniformisation des méthodes utilisées pour les recherches de personnes sur les territoires de Parcs Canada.

L'Association de RSS de la Nouvelle-Écosse est le pivot central de cette entente. Ses membres ont repris le fardeau de l'OMU et, comme le dit M. Lester, " ils ont livré le produit voulu ".

Ils présenteront également des recommandations à l'OMU et à Parcs Canada concernant des améliorations à apporter à la formation en RSS.

Charlie Strickland, président de l'Association de RSS de la Nouvelle-Écosse, explique que " si l'entente a pu se réaliser, c'est grâce au travail acharné et à l'appui de l'OMU et de Parcs Canada et au sens professionnel évident des bénévoles de la Nouvelle-Écosse ".

Des représentants de l'OMU, de l'Association de RSS de la Nouvelle-Écosse et de Parcs Canada ratifient le protocole d'entente, le premier en son genre pour les bénévoles en R-S dans les parcs nationaux.
De gauche à droite : (rangée inférieure) Carol Whitfield de Parcs Canada, le ministre Ernest L. Fage, Charlie Strickland de l'Association de RSS de Nouvelle-Écosse; (rangée supérieure) Yves Bosse de Parcs Canada, Linda Frank de Parcs Canada, Keith Crosland de l'OMU et Mike Lester de L'OMU.

Photo fournie gracieusement par Communications Nova Scotia.

Un partenariat accru
Le programme de R-S est actuellement administré avec la collaboration de la GRC et le soutien de l'OMU. Des ambulanciers aériens et des auxiliaires médicaux se joignent déjà aux chercheurs. M. Lester aimerait voir un accroissement du partenariat entre les divers groupes et la signature de protocoles d'entente semblables avec les forces de police locales.

L'Association de RSS de la Nouvelle-Écosse se compose de 24 équipes regroupant 1 650 bénévoles solidement formés. Elle met ce bassin de bénévoles, dotés d'une même structure de commandement et d'une même stratégie de communication, à la disposition de quiconque en a besoin dans toute une gamme de situations d'urgence.

Un cours de secourisme en nature sauvage basé sur la mise en situation réelle

par Ginny Miller

En préparation en vue d'une randonnée pédestre dans la péninsule de Gaspé, au Québec, je me suis inscrite à un cours de secourisme en nature sauvage et en régions éloignées organisé par Blair Doyle et Andrew Foran, deux instructeurs-entraîneurs accrédités par la Société canadienne de la Croix-Rouge.

Blair Doyle, chef de l'entreprise Doyle Adventure and Safety, a élaboré un cours de trois jours de formation intensive auquel s'inscrivent en grand nombre amateurs de plein air, utilisateurs de petites embarcations, exploitants d'entreprises d'écotourisme et guides touristiques.

Le premier jour, un vendredi, les 20 participants ont appris la théorie et les notions pratiques de base concernant les blessures des tissus mous, l'hypothermie, le traitement des blessures mineures, la confection et la pose d'éclisses et la RCR. Ensuite, le groupe a passé
18 heures à mettre en pratique ces connaissances nouvelles en composant des scénarios et en jouant à tour de rôle les victimes et les sauveteurs. Le samedi soir, Blair Doyle et Andrew Foran, avec l'aide des autres moniteurs, ont mis en scène la simulation d'un accident tragique sur les bords du lac. Il y avait un certain nombre de victimes dont un père de famille coléreux (peut-être un peu ivre), une maman gravement blessée et un petit garçon de cinq ans porté disparu.

" Si vous êtes rendu à 50 milles au cœur de la nature sauvage et qu'aucune ligne téléphonique 911 ne répond plus, évitez la crise cardiaque et la fracture du fémur. Vous pourrez vous débrouiller avec la plupart des autres problèmes ". C'est du moins l'avis de Blair Doyle, de l'équipe de R-S d'Halifax.
Photos par Blair Doyle.

Nous avons suivi la direction d'où venaient les appels de détresse, en pleine nuit noire, avec seulement des lampes de poche pour nous orienter. Arrivés enfin sur les lieux de l'accident, où régnait un chaos total, nous avons trouvé une femme criant à l'aide et tenant dans ses mains le gilet de sauvetage d'un enfant.

Nous avons pu traiter certaines des victimes en état de choc et d'hypothermie et nous occuper d'une personne qui s'était cassé un bras, mais le petit garçon n'a pas survécu.

Dimanche midi, tout le monde était épuisé aussi bien émotionnellement que physiquement, mais chacun d'entre nous était mieux préparé à s'aventurer dans les bois.

Pour plus amples renseignements au sujet des cours offerts par la société Doyle Adventure and Safety, consulter le site Web .

Ginny Miller, rédactrice pigiste, est fraîchement diplômée de l'université en relations publiques et titulaire d'un certificat de survie et de secourisme en nature sauvage.

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Date de modification : 2004-08-24

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