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INTEROPÉRABILITÉUn groupe de travail cherche à établir une fréquence d'appel nationaleL'absence d'une fréquence radio commune est souvent l'un des principaux obstacles à un fonctionnement collectif sans faille de la part des fournisseurs de services de R-S, qui ont souvent dû se rabattre sur des solutions de fortune quand ils se sont trouvés incapables de communiquer sur une seule et même fréquence. C'est une situation devenue franchement inacceptable. Aujourd'hui, enfin, un groupe de travail créé par le Secrétariat national de recherche et de sauvetage et dirigé par l'inspecteur Marc Parent, mandaté par la Gendarmerie royale du Canada, pose les premiers jalons d'une solution à la fois efficace et abordable : une fréquence d'appel nationale inter-organismes de recherche et de sauvetage (FNIORS). Le groupe est formé d'experts dans le domaine des opérations de R-S et des communications radio. Leur première tâche consistait à comprendre l'envergure du problème dans tous ses détails partout au pays. " Une étape importante ", explique l'inspecteur Parent, " a été de nous assurer la participation d'Industrie Canada, l'organisme fédéral chargé d'attribuer les fréquences radio. Le Ministère nous a été très utile et il a accepté de participer au groupe de travail ". Le groupe comprend aussi 35 membres venus de groupes nationaux de bénévoles, de l'Association canadienne des chefs de police, des programmes provinciaux et territoriaux d'intervention d'urgence, de services de police provinciaux et de ministères et organismes gouvernementaux s'occupant de R-S. À la première réunion du groupe de travail, une conférence téléphonique tenue en juin 2004, les participants se sont entretenus des problèmes et de solutions possibles. Chaque territoire de compétence a décrit sa situation et expliqué la mesure dans laquelle l'absence d'une seule et même fréquence radio nuit aux opérations de R-S. Un débat détaillé est en cours afin d'examiner tous les organismes au sein d'une même compétence et leur infrastructure actuelle de communication. Une seule fréquence nationale radio pour tous les organismes
s'occupant de R-S Le groupe de travail préconise l'addition de deux fréquences de communication simplex et de trois fréquences duplex afin de faire en sorte que la composante terrestre de la R-S dispose d'un spectre suffisant pour la conduite de ses opérations. Le groupe suggère également la mise en place d'une fréquence aérienne nationale pour les interventions de R-S afin que les groupes de bénévoles et les aéronefs privés et commerciaux puissent communiquer de façon efficace s'ils participent à la recherche. Le défi principal demeure de trouver des fréquences utilisables dans la bande VHF allant de 136 MHz à 174 MHz, qui conviendrait le mieux aux opérations de R-S au sol, lesquelles utilisent principalement ces fréquences maintenant. Dans la plupart des cas, il suffirait simplement de reprogrammer les radios actuelles, et non pas d'en acheter de nouvelles. Seules les équipes recourant à la radio à large bande pourraient se voir obligées d'acquérir de nouveaux appareils. Le groupe de travail cherche d'ailleurs des solutions aux problèmes que cela peut causer. Les premiers répondants se tournent de plus en plus vers des spectres autres que la bande VHF en partie à cause des lacunes en matière d'efficacité mais surtout vu le manque de disponibilité des fréquences VHF. Le recours à d'autres spectres, comme les bandes UHF ou de 800 MHz, pourraient toutefois poser d'autres problèmes aux intervenants en R-S en raison du type d'utilisation et des besoins particuliers de leur travail. Préoccupations connexes Dans le cas des aéronefs, qui se servent de radios VHF AM, l'adoption d'une fréquence commune causerait une difficulté de plus, tout particulièrement dans le Nord où l'aviation est appelée à l'aide dans la plupart des cas de R-S. L'Association civile de recherche et de sauvetage aériens, (www.casara.ca/) dont des membres siègent au groupe de travail, participe activement à la quête de solutions. Lorsque le groupe aura trouvé une fréquence qui convient,
il faudra répondre à deux autres besoins : d'abord, faire
connaître la nouvelle fréquence à tous les intéressés;
ensuite, faire baisser le prix du droit de licence radio, surtout pour
les bénévoles. Les règles actuellement en vigueur
à Industrie Canada exigent que chaque propriétaire de radio
à fréquence de liaison terrestre s'enregistre et paie un
droit d'utilisation de la fréquence. Le groupe de travail estime
qu'idéalement les bénévoles ne devraient pas avoir
à assumer le fardeau du droit de licence lorsqu'ils enregistrent
du matériel radio qui sert à sauver des vies. |
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