Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

Skip all menus (access key: 2)Skip first menu (access key: 1)Menu (access key: M) English Contactez-nous Aide Recherche Site du Canada
Accueil Nouvelles initiatives de R-S Répertoire des organismes de R-S Balises de détresse Revue et Congrès SARSCÈNE
Qui nous sommes


 

Vol. 14 no. 3
version .pdf -698 KB *
Décembre 2004

Voir autres numéros


Dans ce numéro...
Nouvelles de R-S
Article vedette
SARSCÈNE 2004
R-S par air
R-S en mer
Entrevue
Nouvelles Initiatives de R-S
Balises de détresse

*Au sujet des documents en format PDF

 


   

NOUVELLES DE R-S

Le projet de radars Doppler est terminé
Le projet d'Environnement Canada de 34,9 M$ entrepris en 1997 est maintenant terminé, alors que les dernières installations de radars Doppler entraient en fonction en septembre dernier.

Située à Kapuskasing (Ontario), cette station est la dernière du réseau canadien qui en compte 31, et dont l'objectif est d'aider à prévoir les événements de temps violent partout au Canada.

" L'achèvement du réseau de radars Doppler est une étape importante de la modernisation des techniques de prévisions météorologiques, a déclaré M. Stéphane Dion, ministre de l'Environnement. Plus de 98 p. 100 des habitants du Canada recevront des avertissements météorologiques plus précis et dans de meilleurs délais, ce qui leur permettra d'agir en vue d'assurer leur santé et leur sécurité. "

Pour plus de renseignements concernant le projet de radars Doppler, consultez le site www.msc-smc.ec.gc.ca/projects/nrp/index_f.cfm.

Nouveau magazine canadien pour la communauté de R-S
par John Birkby
Andrew John Publishing Inc., éditeur des magazines Wavelength et Emergency Management Canada, annonce le lancement du Canadian Search and Rescue Magazine (CSARM) en février 2005. Ayant pour mandat d'offrir des renseignements et des articles pertinents à la R-S terrestre, maritime et aérienne, le magazine CSARM deviendra le dénominateur commun du personnel de R-S, autant professionnel que bénévole.

Offrant aux groupes de R-S un forum leur permettant de communiquer entre eux, le magazine CSARM accepte les soumissions d'articles rédactionnels. Avec un tirage prévu de plus de 5 000 copies, le CSARM offrira aux fournisseurs de biens et services relatifs à la R-S un excellent véhicule de mise en marché, tout en fournissant au personnel de R-S des renseignements très importants.

Pour plus de renseignements, communiquez avec John Birkby, éditeur de groupe : (905) 628-4309 ou jbirkby@andrewjohnpublishing.com.

Nouvelles installations de R-S de la Garde côtière canadienne en Colombie-Britannique
Deux nouvelles installations de R-S de la Garde côtière canadienne (GCC) viennent d'ouvrir en C.-B. au cours de la dernière année, et leurs premiers mois d'exploitation ont été bien remplis.

Les stations de Bella Bella et de Sandspit sont fonctionnelles depuis juin, mais ouvertes officiellement depuis septembre dernier. Bella Bella est située au nord-ouest de Vancouver, alors que Sandspit se trouve sur la côte est des îles de la Reine-Charlotte.

Chaque station s'est vu attribuer un nouveau bateau de sauvetage polyvalent à grande autonomie de 47 pieds : le garde-côte Cape Farewell est affecté à Bella Bella et le garde-côte Cape Mudge à Sandspit.

En 2001, le gouvernement du Canada annonçait que la GCC allait mettre sur pied une nouvelle station pour assurer la R-S ainsi que d'autres
services dans la communauté de Bella Bella, dans le cadre du programme d'intégrité en matière de recherche et de sauvetage.

De juin à la fin de septembre, la station de Bella Bella est intervenue dans 24 cas de R-S; Sandspit, dans 32 cas.

John Adams, commissaire à la GCC, a déclaré : " Depuis que la station a été aménagée dans la région de Bella Bella et que le garde-côte Cape Farewell y a été mis en service, la région centrale de la côte de la C.-B. a pu améliorer son service de recherche et de sauvetage. "

Proposition d'une fréquence commune pour les radiocommunications de R-S
Une récente proposition soumise à Industrie Canada a pour objectif d'améliorer les radiocommunications de R-S au Canada.

Un groupe de travail représentant la communauté canadienne de R-S a élaboré une proposition d'attribution d'une nouvelle radiofréquence commune permettant aux premiers intervenants en R-S de différents organismes de communiquer entre eux sur les lieux d'un incident.

La proposition suggère également l'attribution d'une fréquence aérienne civile commune pour faciliter les communications entre les groupes de recherche aérienne et terrestre. Appelées FNIORS, ces fréquences communes amélioreront la coordination entre les divers organismes.
Pour obtenir plus de renseignements, consultez la revue SARSCÈNE, vol. 14 no 2.

Radiométéo en inuktitut
Radiométéo, le service d'Environnement Canada diffusant les conditions météorologiques actuelles, les veilles et avertissements de temps
violent tous les jours, 24 heures sur 24, émet maintenant de l'information en inuktitut pour les gens du Nunavut.

De plus, les habitants d'Iqaluit, de Cape Dorset, de Rankin Inlet, d'Arviat et de Resolute ne possédant pas de récepteur radiométéo peuvent appeler un numéro sans frais pour obtenir les prévisions météorologiques. En appelant le 1 867 979-6448, ils peuvent entendre les prévisions météorologiques en anglais, puis en inuktitut.

On dénombre 167 émetteurs installés d'un bout à l'autre du Canada, et on peut se procurer des récepteurs chez les détaillants en électronique.
Le projet est financé par le Fonds des nouvelles initiatives (FNI) de R-S. Le site Web du Service météorologique du Canada en offre la description.
EC 1/00

Le Centre canadien des avalanches est maintenant incorporé
Le nouveau Centre canadien des avalanches, dont on a fait l'annonce en novembre 2004, servira d'organisme canadien de sécurité publique en matière d'avalanches.

Administré par la Canadian Avalanche Association, le Centre a pour objectifs de regrouper les compétences canadiennes en avalanche sous un même toit, de maximiser les retombées des fonds publics alloués à la sécurité publique et au travail de prévention en ce qui a trait aux activités en milieux enneigés, et d'assurer la diffusion des pratiques exemplaires en matière de prévention et d'intervention partout au pays, et non seulement dans l'Ouest canadien.

Les principaux organismes ayant contribué à la mise en œuvre du Centre sont : le Provincial Emergency Program de C.-B., Parcs Canada, le Service météorologique du Canada, le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS) et la Fondation canadienne des avalanches.

La maladie d'Alzheimer et l'effort de recherche et de sauvetage
La Société Alzheimer du Canada s'est récemment engagée dans un projet d'amélioration du programme Sécu-RetourMC - Registre d'errance Alzheimer, avec l'appui et l'aide de la police et du milieu de la R-S. Les
responsables ont donné un compte rendu du projet au congrès SARSCÈNE 2004. En voici les trois composantes clés :

  • La RECHERCHE, c'est urgent. Examen détaillé du manuel de planification préliminaire à la recherche pour les organismes offrant des soins aux personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer.
  • Sujets délicats - surveillance technique. Présentation des lignes directrices sur l'éthique portant sur ces questions et discussion.
  • La maladie d'Alzheimer - une ressource pour le personnel policier et de R-S. Visionnement d'un extrait de cette vidéo, créée pour aider le personnel policier et de R-S à reconnaître et à comprendre les situations impliquant une personne souffrant de la maladie d'Alzheimer. Le DVD familiarise les participants avec les symptômes de la maladie, les stratégies de communication, le programme Sécu-RetourMC et les stratégies de R-S.

Ce projet fera l'objet d'un article dans le prochain numéro de la revue SARSCÈNE.

Pour plus de renseignements sur Sécu-RetourMC et la surveillance technique, consultez le www.alzheimer.ca/english/
safelyhome/techmonitoring-intro.htm
(cette page est en anglais seulement).

Technicien en R-S de l'année
En septembre dernier, la Para Rescue Association of Canada a nommé " technicien en R-S de l'année " un technicien de R-S du 435e Escadron de la 17e Escadre Winnipeg.

Le sergent Andrew McLean a reçu le prix lors des exercices de R-S (SAREX 2004) tenus à Comox en Colombie-Britannique, pour son dévouement en service, son intervention rapide et les compétences médicales dont il a fait preuve lors du sauvetage d'un homme blessé dans un terrible accident de saut en parachute.

Depuis 1992, la Para Rescue Association présente son prix annuel à un technicien en R-S en reconnaissance de sa contribution hors pair lors d'un sauvetage exceptionnel ou pour souligner un rendement continuel de service de haut niveau.

Soumissions pour le nouvel aéronef de R-S à voilure fixe des Forces canadiennes
Les Forces canadiennes attendent de nouveaux aéronefs de R-S à voilure fixe.

Tel qu'annoncé en mars, les Forces disposent de 1,3 milliard de dollars pour le remplacement de l'aéronef de R-S Buffalo CC-115.

Actuellement, l'avion Hercules CC-130 est utilisé pour effectuer des interventions de R-S, mais après cet achat, il retournera à sa vocation de transport.

Le gouvernement espère la livraison pour la fin de 2005, mais les personnes intervenant dans le processus de fourniture des nouveaux aéronefs disent qu'un léger délai la reportera vraisemblablement en 2006 ou 2007.

Les critères de l'appareil sont actuellement définis; une lettre d'intérêt sera ensuite expédiée à Industrie Canada.

Les deux soumissions concernent l'aéronef Spartan C-27J, développé conjointement par Alenia Aeronautica et Lockheed Martin, et le C-295, fabriqué par CASA/EADS, une initiative conjointe de l'Espagne et de l'entreprise européenne Aeronautic Defence and Space.

Il existe des différences entre les deux appareils, dont l'espace dans la soute, la grosseur, la masse au décollage et à l'atterrissage, l'équipement et la vitesse.

En fonction des coûts, les Forces canadiennes recevront de douze à quinze nouveaux aéronefs.

Le SNRS mis en honneur pour sa contribution à la sécurité nautique
En septembre 2004, le Conseil canadien de la sécurité nautique (CCSN) a présenté au Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS) un certificat d'appréciation pour son appui aux programmes de prévention en sécurité maritime, notamment par le truchement du Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage et la gestion du Programme national de recherche et de sauvetage. Mme Barbara Byers, présidente du Conseil, a remis le certificat à Mme Jean Murray, directeur exécutif du SNRS, lors de la réunion annuelle du CCSN à Whistler en Colombie-Britannique.

Vidéo de la Société de sauvetage sur la sécurité à motoneige
Une nouvelle vidéo, produite dans le cadre du programme " Sled Smart " de la Société de sauvetage de Terre-Neuve-et-Labrador, a pour objectif d'éduquer les motoneigistes à la prudence durant la saison.

La vidéo de 24 minutes met en évidence les dangers d'une promenade à motoneige sur des surfaces glacées et offre des conseils de sécurité en la matière.

La vidéo aborde les sujets suivants :

  • État des glaces
  • Traversée de surfaces glacées
  • Sauvetage sur glace
  • Routes, chemins de fer, lignes de transport d'énergie et autres dangers
  • L'alcool et la loi

En partie financée par le FNI, la vidéo est offerte par la Société de sauvetage au coût de 49,95 $. Pour plus de renseignements, consultez le site http://lifesaving.nfld.net ou écrivez à lifeguard@seascape.com.

Les membres d'une équipe riveraine de sauvetage en eau froide reçoivent des certificats " Croix de bronze "
par Robert Lynch
Dave Earle et Bill Ryan, membres de l'équipe de sauvetage en eau froide du corps de sapeurs-pompiers volontaires de Harbour Grace, reçoivent des certificats « Croix de bronze »
Deux membres de l'équipe de sauvetage en eau froide du corps de sapeurs-pompiers volontaires de Harbour Grace (Terre-Neuve) ont réussi le cours " Croix de bronze " offert par la Société de sauvetage du Canada. D'une durée de 30 heures, le cours met l'accent sur des sujets comme les procédures de sauvetage, l'endurance en natation et les techniques de sauvetage en situations complexes impliquant deux victimes ou plus.

Le chef d'équipe Bill Ryan a émis le commentaire suivant : " La brigade a toujours bénéficié d'un calendrier de formation continuelle permettant à ses membres d'accéder aux techniques de formation les plus récentes et les plus perfectionnées en matière de lutte contre l'incendie, de sauvetage en pente abrupte, de dégagement des victimes des véhicules et de sauvetage en eau froide. Depuis la formation de l'équipe de sauvetage en eau froide, en 1997, la brigade appuie totalement le programme de formation. "
Robert Lynch est sapeur-pompier volontaire de la brigade depuis dix-sept ans.

Le Centre canadien de prévisions d'ouragan (CCPO) améliore l'accès aux renseignements météorologiques
Le CCPO a élaboré trois nouvelles manières pour le public d'accéder aux renseignements importants concernant les prévisions météorologiques.
Actuellement, on peut obtenir des renseignements par le biais des médias et du site Web du Centre.

Le public peut maintenant recevoir gratuitement des renseignements grâce à un service d'abonnement par courriel, un service d'accès à un appareil mobile, ou la nouvelle technologie de " souscription vraiment simple " (SVS).

L'accès à un appareil mobile concerne les détenteurs d'un téléphone cellulaire avec compatibilité Internet ou d'un assistant numérique personnel (PDA). La SVS est une technologie fondée sur Internet relativement nouvelle permettant à l'abonné de recevoir des renseignements sur mesure en provenance de sources diverses.
Peter Bowyer, responsable du programme pour le CCPO, affirme : " Les trois nouveaux produits, de concert avec les messages radiodiffusés et notre site Web, permettront aux gens d'accéder plus rapidement aux renseignements essentiels et de prendre des décisions éclairées. "

Nouvelle entente concernant la sécurité nautique entre le Canada et les États-Unis
Le Conseil canadien de la sécurité nautique (CCSN) et la National Association of State Boating Law Administrators (NASBLA) des Étas-Unis ont signé un protocole d'entente (PE) officiel stipulant que chaque organisme travaillera à appuyer l'autre et sa mission.

Les deux organismes œuvrent à l'échelle nationale et sont des associations sans but lucratif. La NASBLA est responsable de l'élaboration et de la mise en œuvre des programmes gouvernementaux de navigation de plaisance; le CCSN est responsable, quant à lui, de la promotion de la navigation de plaisance sécuritaire et responsable au Canada.

Ce PE offre de nouvelles occasions de renforcer les efforts mutuels à l'échelle nationale et locale et de partager les ressources de chaque organisme pour consolider leur mission de sécurité nautique. Cet appui mutuel facilitera l'identification des futures tendances en matière de navigation de plaisance.

Le PE a été ratifié par Barbara Byers, présidente du CCSN, et Fred Messmann, président de la NASBLA, lors de l'assemblée générale annuelle du Conseil, le 25 septembre 2004.

Point de mire sur le 442e Escadron

L'aéronef Buffalo du 442e Escadron participe à une recherche canado-américaine
En octobre dernier, un aéronef Buffalo du 442e Escadron et son équipage ont participé à une mission de recherche canado-américaine.
L'équipage s'est porté au secours de deux hommes tombés du voilier désemparé Kamaa. On a capté le signal de détresse de la radiobalise de localisation des sinistres (RLS) et la Garde côtière américaine a pu localiser le Kamaa.

Alors que le Buffalo se préparait à lancer l'équipement d'urgence, les conditions étaient extrêmement mauvaises, avec des vents forts et de grosses vagues. Finalement, il n'a pas eu à le faire; il s'est plutôt élevé et a agi comme plate-forme de communications pour le vaisseau et l'hélicoptère de la Garde côtière américaine.

Le capitaine Hayward Keats, commandant de l'aéronef Buffalo, a commenté : " Les procédures de R-S canadiennes et américaines sont très similaires, ce qui constitue la clé de l'interopérabilité. Il a été très facile de travailler avec nos homologues américains. "

Un courageux sauvetage vaut au 442e Escadron le trophée Mynarksi
En octobre dernier, l'équipage de l'hélicoptère Cormorant du 442e Escadron a reçu le trophée Mynarski en reconnaissance de son importante contribution à la R-S au Canada.

On a souligné le travail de l'équipage dans le cadre d'une mission accomplie en février 2004, durant laquelle il a affronté le froid et de piètres conditions météorologiques pour effectuer le sauvetage des membres d'équipage d'un navire de pêche de 79 pieds, le Hope Bay.
Peu après minuit, le Hope Bay a chaviré dans le détroit de la Reine-Charlotte, au nord de l'île de Vancouver. Un aéronef Buffalo s'est d'abord rendu sur les lieux, a localisé l'endroit du naufrage, puis a lancé des fusées éclairantes pour faciliter l'intervention de l'équipage de l'hélicoptère Cormorant.

Cette nuit-là, en dépit de vents de 20 nœuds, d'une houle de 15 pieds et d'une longue intervention, le Cormorant a réussi à localiser et à récupérer 3 des 4 membres d'équipage du Hope Bay.

L'équipe est retournée sur les lieux le jour suivant et, avec l'aide de la Garde côtière canadienne, elle a retrouvé la dernière victime. Malheureusement, un seul membre d'équipage a survécu.

Le trophée Mynarski est la plus haute distinction canadienne d'excellence dans le domaine de la R-S aérienne.

L'équipage de l'hélicoptère Cormorant du 442e Escadron sauve un chasseur blessé
Un chasseur blessé par la chute d'un arbre a été sauvé par l'équipage du Cormorant du 442e Escadron, à 100 km au nord de Bella Bella, en Colombie-Britannique.

Malgré le temps clément, la mission a tout de même été très exigeante à cause du terrain rocheux et montagneux. La région présentait aussi de nombreux éboulements et arbres tombés, ce qui ajoutait au péril de la situation. L'obscurité et les difficultés du terrain ont compliqué la recherche du Suisse blessé de 39 ans, et il a été encore plus ardu de parvenir jusqu'à lui.

On a descendu les techniciens en R-S jusqu'à une petite corniche; ils ont ensuite grimpé 50 mètres, jusqu'à l'emplacement où se trouvait le chasseur, qu'ils ont alors hissé à bord de l'hélicoptère.

" C'était un sauvetage physiquement exigeant, a fait remarquer le sergent J.-P. Cossette, technicien en R-S et chef d'équipe du sauvetage. C'était très abrupt; il y avait beaucoup de roches détachées, d'arbres et de boue, ce qui a compliqué la situation quand nous avons essayé de hisser la civière. À cause de ces conditions dangereuses, nous avons finalement décidé de hisser le chasseur de l'endroit où il se trouvait plutôt qu'à partir de la corniche. "

Le caporal-chef Andrew MacKenzie a dit qu'il s'agissait d'une mission compliquée, " mais l'efficacité de notre équipe nous a permis d'atteindre le blessé et de le hisser rapidement à bord de l'hélicoptère."

L'art de simuler des blessures - mise à jour
L'article qui suit est une mise à jour de l'article paru dans le volume 12 (numéro 3) de la revue SARSCÈNE.
par Gregory Frankson

Lorsqu'il s'agit des exercices de formation pour les interventions d'urgence, il est très important que les participants interagissent avec des victimes qui semblent vraiment être blessées et qui réagissent comme si leurs blessures étaient réelles. La simulation des blessures - préparer des personnes en santé pour qu'elles paraissent et qu'elles agissent comme des personnes blessées - est un élément essentiel pour reproduire l'urgence et les situations auxquelles peut faire face le personnel d'urgence au cours d'une urgence réelle en matière de santé publique.

La simulation des blessures est venue d'Angleterre au Canada vers la fin des années 1940. Son but original était de préparer le personnel de sauvetage et les militaires à s'occuper des victimes blessées dans des catastrophes ou au combat, et les cours consistaient d'abord à mettre les stagiaires en présence de blessures fictives, mais parfaitement réalistes. Dans le cas des praticiens du sauvetage, la simulation des blessures leur permet de reconnaître et d'évaluer les blessures devant lesquelles ils pourraient éventuellement se trouver un jour.

Pour les militaires, la simulation sert aussi de sorte d'inoculation contre les horreurs du combat.

Aujourd'hui, les maquilleurs de blessures bien formés peuvent recréer adroitement des blessures et des maladies comme les brûlures, les hémorragies, l'état de choc et la variole. Ils conseillent aussi les blessés sur la manière dont une personne blessée ou atteinte de la maladie qu'ils simulent réagirait aux traitements du personnel d'intervention d'urgence. Leur participation à des exercices améliore grandement l'état de préparation des services d'urgence en santé du Canada en cas de sinistre futur.

À l'avenir, des cours seront offerts aux membres du public qui désirent obtenir un certificat en simulation de blessures dans les administrations qui manifestent le besoin d'engager des maquilleurs de blessés. Le Centre de mesures et d'interventions d'urgence de l'Agence de santé publique du Canada est l'organisme national de certification du Programme de simulation de blessures.
Gregory Frankson est formateur en préparation aux urgences au Centre de mesures et d'interventions d'urgence de l'Agence de santé publique du Canada.

Le certificat en simulation de blessures
Le programme de formation menant au certificat en simulation de blessures comporte trois niveaux : niveau élémentaire, niveau instructeur et niveau instructeur-formateur.

Des cours ont lieu lorsque le directeur des services d'urgence de santé d'une province ou d'un territoire détermine le besoin de former d'autres maquilleurs de blessés de niveau élémentaire.

Le seul préalable pour participer au cours de niveau élémentaire est la possession d'un certificat valide en secourisme.

Les participants au programme ne paient pas pour assister au cours de formation. Les frais associés au cours sont payés par les contribuables.
Les maquilleurs de blessés, une fois formés, jouent un rôle de soutien dans le cadre d'exercices de protection civile d'urgence financés par le secteur public dans leur province ou leur territoire d'origine.

Toute personne qui devient maquilleur de blessés accepte volontairement de participer à des exercices qui ont lieu dans sa province ou son territoire.

Une fois qu'il a été formé au niveau élémentaire, un maquilleur de blessés peut choisir de suivre une formation de niveau instructeur ou instructeur-formateur lorsque de tels cours sont offerts par l'Agence de santé publique du Canada.

Pour de plus amples renseignements sur la simulation des blessures, envoyez un courriel à Gregory Frankson, à gregory_frankson@phac-aspc.gc.ca

Retour à la table des matières

   
 

Date de modification : 2006-03-03

Haut de la page Avis importants