Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Vol. 14 no. 3
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Décembre 2004

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Dans ce numéro...
Nouvelles de R-S
Article vedette
SARSCÈNE 2004
R-S par air
R-S en mer
Entrevue
Nouvelles Initiatives de R-S
Balises de détresse

*Au sujet des documents en format PDF

 


   

SARSCÈNE 2004

LA R-S DANS LE " wild west "
Rétrospective de SARSCÈNE 2004

Le congrès SARSCÈNE de cette année avait pour thème LA R-S - UNE SEULE ET MEME VOIX! Près de 600 professionnels de la recherche et du sauvetage, provenant de partout au pays et d'ailleurs dans le monde, se sont réunis à Calgary (Alberta) pour la 13e édition annuelle du congrès, afin de mettre en commun des idées, de partager les pratiques exemplaires et les leçons retenues.

L'équipe HUSAR de Toronto remporte les Jeux de SARSCÈNE 2004
par Carole Smith, coordinatrice des Jeux, SNRS

Les Jeux de SARSCÈNE 2004 se sont tenus par une belle journée ensoleillée d'automne, le mercredi 13 octobre, au parc Centenary de Calgary, en Alberta. Situé dans l'île St. Patrick, sur la rivière Bow, la ville de Calgary se profilant à l'horizon, le parc urbain proposait cette année un mélange de forêt, de broussailles et de rivage rocheux.

Bien que, cette année, aucune équipe internationale n'était inscrite et que certaines équipes aient dû se retirer pour participer à de réelles missions de R-S, un groupe représentatif d'équipes canadiennes a pris part à la compétition, en provenance de l'Alberta, de la Saskatchewan, de l'Ontario et de Terre-Neuve-et-Labrador. Le jury se composait de spécialistes en R-S de divers organismes :

Amateur Radio Emergency Service, de Calgary, a offert les communications sans interruption ainsi que le poste de commandement des jeux; et l'Ambulance Saint-Jean était sur place pour fournir les premiers soins.

Comme toujours, les Jeux n'auraient pas connu un tel succès sans l'excellent travail du personnel et des bénévoles qui ont installé les postes de travail au petit matin et libéré le site à la fin d'une longue journée.

Le défi
La performance des équipes de quatre personnes a été évaluée en fonction des six défis suivants :

  • Prise en charge d'une situation d'urgence et examen médical
  • Efficacité de la recherche visuelle (détection)
  • Gestion des recherches
  • Recherche de preuves
  • Navigation
  • Relais de compétences

Bien qu'amicale, la compétition a été intense. Les équipes ont livré des performances enthousiastes et professionnelles, et peu de points les séparaient les unes des autres.

La formation de cette année a vu le retour de deux champions des Jeux de SARSCÈNE : Foothills SAR de Turner Valley en Alberta (2001 et 2002) et HUSAR's Centre of the Universe (2003) de Toronto.

Cette année, l'équipe HUSAR de Toronto a remporté la première place, suivie de Foothills SAR d'Alberta. L'équipe Exploits SAR de Terre-Neuve-et-Labrador a obtenu la troisième place.

Les Jeux de SARSCÈNE offraient également une récompense spéciale pour la meilleure performance en intervention médicale, commanditée par Rocky Mountain Adventure Medicine, Inc. Elle a été remportée par l'équipe HUSAR de Toronto, qui a reçu une trousse médicale et un ensemble d'attelles SAMMD.

En plus de remporter la coupe Wm. Slaughter des Jeux de SARSCÈNE, chaque membre de l'équipe championne a reçu un gilet de sauvetage d'une série spéciale. Don généreux de Nautilus by Protexion, ces gilets de sauvetage personnalisés portent la mention " Champions des Jeux de SARSCÈNE 2004 ".

Merci à toutes les équipes et à tous les juges ayant appuyé les Jeux de SARSCÈNE 2004, tout particulièrement pour votre énergie et votre enthousias- me; votre dévouement en temps et en ressources; et votre empressement à partager vos compétences et vos connaissances en matière de R-S.

Charlottetown 2005
Qui remportera la coupe Slaughter en 2005? Surveillez bien l'événement, qui se déroulera l'an prochain à Charlottetown (Î.-P.-É). Le retour de la compétition des chiens de R-S et des maîtres-chiens est prévu pour l'an prochain. À l'approche d'octobre 2005, vérifiez le site Web SARSCÈNE 2005 pour obtenir d'autres renseignements.

Bénévoles en R-S - Dévouement, défi et perspectives
L'assemblée plénière de cette année, qui a suivi les cérémonies d'ouverture où sont intervenus un bon nombre de dignitaires locaux et d'importants représentants de la communauté de R-S, portait principalement sur les bénévoles en R-S. Comme l'expliquait Jean Murray, directeur exécutif du Secrétariat national de recherche et de sauvetage : " L'appui aux bénévoles est l'une des orientations soulevées par le Programme national de recherche et de sauvetage de l'an dernier et l'un des enjeux importants que nous devons poursuivre. " Pour y arriver, les représentants d'organismes bénévoles ont expliqué l'état du bénévolat au sein de leurs organismes et les principaux défis qu'ils doivent relever.

Point de vue de l'Alberta
Nous avons ensuite entendu le point de vue de l'Alberta. Brad Marshall, représentant de l'organisme d'accueil local du Congrès SARSCÈNE 2004, la Search and Rescue Association of Alberta, a adopté une perspective d'affaires en regard de la prestation de services de R-S en posant les questions suivantes : " Le service est-il de bonne qualité? La prestation est-elle rapide? Offre-t-elle un prix abordable? " Le coût est la variable sacrifiée, et c'est souvent le bénévole au sol qui paie.

Compte tenu des exigences faites aux bénévoles, en argent aussi bien qu'en temps, la question d'un engagement soutenu est primordiale, a affirmé M. Marshall. La solution consiste à donner au bénévole plus d'information et d'autorité directes concernant la prestation de services de R-S. " Cela, bien sûr, exige un énorme changement dans la façon dont la R-S dans son ensemble reçoit, au Canada, ses directives de haut en bas, par le biais de la législation et des politiques du gouvernement. " Ce serait une façon de motiver le bénévole à maintenir son engagement.

En mer
Robert Petitpas, membre de la Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC) depuis plus de 20 ans, est devenu cette année directeur général, en remplacement de Harry Strong, qui a occupé ce poste pendant presque 17 ans. M. Petitpas a d'abord remarqué les changements survenus dans le milieu de la R-S en mer : de plus en plus de gros navires à passagers sur le fleuve Saint-Laurent et sur la côte du Pacifique, l'accroissement des activités nautiques comportant de petites embarcations et des embarcations de plaisance, de nouvelles aires marines de conservation souvent situées dans des endroits reculés, des changements au gouvernement affectant la communauté maritime et l'activité accrue de l'industrie pétrolière et gazière au large des côtes.

" Tout cela signifie, a constaté M. Petitpas, que les probabilités de cas de R-S sont plus élevées. La GCAC compte, en ce moment, près de 5 000 membres. Et, en ce qui a trait à la R-S, nous avons la même mission que la Garde côtière et nous couvrons le même territoire. Il y a environ 1 400 bateaux, chacun étant assuré, en moyenne, pour 125 000 $. "

Il a également expliqué que le problème de la R-S en mer n'est pas celui du recrutement, mais du coût de formation de nouveaux membres. " Il existe également des différences d'une région à l'autre du Canada, a-t-il ajouté. À Terre-Neuve, beaucoup de pêcheurs exécutent des tâches de R-S avec leurs propres bateaux. Au Québec et en Ontario, il y a beaucoup de plaisanciers. Sur la côte Ouest, on trouve souvent des bateaux communautaires. Nous avons réellement cinq régions dissemblables, qui agissent différemment à travers le pays. "

Dans les airs
John Davidson, président de l'Association civile de recherche et sauvetage aériens (ACRSA), représentait la communauté aérienne de R-S, quelque 3 000 bénévoles et environ 400 aéronefs partout au Canada. " L'aspect mystique et l'exaltation entourant les avions, a dit M. Davidson, sont ce qui attire les bénévoles. Ceux-ci proposent leurs services pour différentes raisons : certaines sont personnelles; d'autres, altruistes; et certaines, financières. Indépendamment de la motivation, a-t-il ajouté, nous devons examiner leurs habiletés et les intégrer à notre organisme pour profiter au maximum de leurs compétences et de leur expérience. " Mais le budget permettant de maintenir les zones actives et de fournir la certification étant limité, on ne peut accepter tous les postulants.

Il a encore expliqué : " L'ACRSA a élaboré des programmes de formation pour nos postes centraux : pilote, navigateur, observateur et coordonnateur de recherche. Chacun de ces postes comporte son propre cursus, que chaque bénévole doit compléter en fonction du poste d'équipage choisi. Les besoins en matière de formation sont une occasion pour l'ACRSA de démontrer sa volonté d'investir dans ses bénévoles et pour ceux-ci de prouver leur dynamisme et leur désir d'être formés. Ensuite, nos bénévoles sont couplés avec d'autres membres expérimentés, et nous opérons une dernière vérification avant de leur octroyer leur certification complète.

" Après cela, comment maintenir l'intérêt et l'autosuffisance? a demandé M. Davidson. Il est plus facile de maintenir en place des bénévoles formés grâce à des idées novatrices et originales que de trouver et de former des remplaçants, a-t-il affirmé. Si l'ACRSA ne peut combler les besoins d'un bénévole, elle devra continuellement rechercher des remplaçants, a-t-il remarqué, plutôt que de faire progresser l'organisme. "

Au sol
Cette présentation était la dernière de Monica Ahlstrom à titre de présidente de l'Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage (ACVRS). Elle a profité de l'occasion pour nous faire part avec chaleur de ses observations.

" Je parlais tout à l'heure avec Lloyd Gallagher, dont l'action a été fondamentale pour les débuts du congrès SARSCÈNE; nous discutions des batailles qu'ont dû livrer les associations et les groupes pour s'entendre et bâtir des partenariats quand la R-S a réellement commencé à se développer au Canada " , a expliqué Mme Ahlstrom.

" Il y avait une espèce de guerre intestine… Cependant, ces dernières années, je dois dire que j'ai vu un énorme changement de paradigme - et cette mentalité a réellement disparu. Je pense que nous avons maintenant, au Canada, une communauté de R-S très solide. Je crois que les bénévoles et les professionnels rémunérés s'entendent très bien ", a-t-elle ajouté.

Le problème réside dans le manque de connaissance et de sensibilisation du public concernant la R-S, ce qui se traduit par un problème de financement. Mme Ahlstrom a ajouté : " Le plus grand problème réside dans le fait que les personnes en position de prendre des décisions ne savent pas qui nous sommes, ne savent pas ce que nous faisons et n'ont pas été sensibilisées de manière à ce que nous puissions affirmer : 'Nous avons besoin de ce financement!'

Enquête auprès des bénévoles en R-S du Canada
Les bénévoles en R-S de tout le pays aident le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS) à recueillir des renseignements de base concernant le profil actuel de la communauté des bénévoles en R-S. Par suite des statistiques nationales démontrant un déclin généralisé du nombre des bénévoles partout au Canada, cette enquête se propose de saisir les tendances et les problèmes spécifiques aux travailleurs de la R-S, avec pour objectif de garantir un avenir durable à leur communauté.

Le questionnaire a été élaboré en consultation avec les dirigeants des associations nationales de bénévoles en R-S et il sera distribué, par leur entremise, à leurs membres. Au printemps 2005, le Secrétariat fera connaître les résultats de l'enquête aux organismes participants.

" À titre de bénévoles, nous n'avons pas fait du bon travail auprès de nos députés et des décideurs pour nous faire connaître d'eux. Nous n'avons pas fait du bon travail non plus, jusqu'à un certain point, pour faire comprendre au public comment fonctionne la R-S au Canada. "

Elle a terminé en remerciant les bénévoles et les professionnels rémunérés de la R-S pour leur travail : " Comme bénévole, je peux dire : 'Non! Je crois que je vais passer mon tour, aujourd'hui.' Alors que les personnes rémunérées doivent y aller et risquer leur vie, qu'elles le veuillent ou non! J'ai toujours éprouvé un profond respect pour les gens qui, payés ou non, montent au front."

" J'aimerais ajouter, a-t-elle conclu, que ce fut un honneur et un réel privilège pour moi de servir l'ACVRS et, de manière générale, d'être membre de la R-S, car je ne peux imaginer aucun autre organisme au monde réunissant des personnes aussi formidables! "

Conférences
Le congrès SARSCÈNE de cette année avait une franche saveur western, alors que plusieurs conférences mettaient l'accent sur des questions de R-S dans l'Ouest canadien. Comme celle de Clair Israelson sur la gestion des risques d'avalanche; celle de Tony Boschmann sur les stratégies révolutionnaires concernant les rencontres avec les ours; celle de Greg Curtis et Miles Mozel sur l'Alberta Shock Trauma Air Rescue Society (STARS); et celle de Don Blakely sur le rôle des bénévoles durant les incendies en Colombie-Britannique.

Le personnel de sauvetage de l'Alberta Shock Trauma Air Rescue Society (STARS) marche dans un champ après avoir porté secours à une « victime ». La STARS célébrera son 20e anniversaire en 2005.

Un bon nombre de délégués internationaux ont également présenté des conférences sur une variété de sujets de R-S.
Ainsi, David Oelrichs, d'Australie, a parlé de la sécurité des bateaux, alors que le Major Erwin Deolet abordait les défis de la R-S aérienne en Belgique et que François Célérier examinait de près la Société nationale de sauvetage en mer.

Don Cooper et Jack Frost ont présenté du matériel relatif à une expérience de détection de R-S au sol aux États-Unis, pendant que le commodore Everette Tucker nous entretenait du programme Operation BoatSmart de l'United States Coast Guard Auxiliary.

Outils météorologiques pour la R-S
Le Service météorologique du Canada (SMC) offre des renseignements météorologiques à jour, essentiels à la R-S. Après que Mike Hewson et Barry Green aient donné un aperçu des outils utilisés par le SMC, les participants ont suggéré la mise sur pied de deux nouveaux services. Le premier fournirait aux gestionnaires de recherche un numéro sans frais, comme celui utilisé par les médias, où obtenir les derniers renseignements météorologiques dans la région de la recherche; le second informerait les visiteurs des parcs nationaux des dernières cartes de vent, de précipitation et de température pour les régions de l'arrière-pays. Les conférenciers ont accepté de discuter plus avant la faisabilité de ces deux suggestions.

L'équipage de l'hélicoptère HAWC 1 du service de police de Calgary démontre la technique de sauvetage d'une victime utilisée lorsqu'il est impossible d'atterrir.

R-S aérienne
Plusieurs des conférences portant sur la R-S aérienne ont mis l'accent sur le rôle de la nouvelle technologie, y compris celle de Jim Craig et Les Brace concernant les technologies de repérage de nuit; celle de Jocelyn Keillor sur les systèmes d'imagerie en R-S; et celle de Jim King concernant la mise à jour du système de communications par satellite de Cospas-Sarsat.

R-S en mer
Barbara Byers a présenté de l'information concernant l'étude du Conseil canadien de la sécurité nautique sur le port obligatoire du vêtement de flottaison individuel (V.F.I.) et la faisabilité d'un tel projet. Peter Garapick a parlé des préoccupations concernant la sécurité des petits navires et des plus vieux vaisseaux; il a aussi présenté le nouveau programme de sécurité nautique que Transports Canada doit lancer au printemps 2005.

Parmi les autres sujets d'ordre maritime abordés, Derek Smith a présenté le plan de catastrophe en mer (CATMER); quant à Billy Bean, de la Royal National Lifeboat Institution, et au Capitaine Tony Patterson, du Marine Institute de Terre-Neuve-et-Labrador, ils ont parlé des programmes de simulation maritime de R-S.

R-S au sol
Les techniciens de R-S démontrent leurs compétences en sautant d'un aéronef Buffalo des Forces canadiennes.
Plusieurs des conférences traitant de R-S au sol ont mis l'accent sur le rôle des bénévoles en R-S et le suivi à donner à l'assemblée plénière. D'autres ont abordé les normes nationales de formation, le sauvetage sur glace, le Service des chiens de police de la GRC et le rôle des Premières nations en R-S.

Linda LeDuc et le sergent Tim Charlebois ont présenté de l'information concernant le projet conjoint de la Police provinciale de l'Ontario et de la Société Alzheimer du Canada, Sécu-RetourMC, qui a facilité la rédaction d'un manuel de planification préalable à la recherche pour l'établissement de soins prolongés pour les patients souffrant de la maladie d'Alzheimer.

Pour commander les CD de SARSCÈNE 2004 contactez Bob Black à contape@cyberus.ca ou consultez la liste.

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Date de modification : 2009-10-22

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