Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Vol. 14 no. 4
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Avril 2005

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R-S en mer

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R-S EN MER

Une simulation de catastrophe maritime prépare les participants aux interventions de sauvetage multi-instances de grande envergure
Une heure après avoir quitté Sydney (N.-É.) en direction de Port aux Basques (T.-N.), un traversier de la Marine Atlantique S.C.C., le MF Caribou, se trouve en difficulté lorsque son moteur tombe en panne. La zone maritime environnante est réputée pour ses eaux parmi les plus turbulentes au monde.

Il est 5 h 30 et le chef mécanicien essaie de réparer le moteur, sans succès. Le capitaine signale le problème aux Services de communication et de trafic maritimes, à Sydney, et son message est relayé au Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage, à Halifax.

Le Caribou a à son bord 216 passagers, 69 membres d'équipage, 19 camions gros porteurs et 62 automobiles. Soudain, le navire se met à rouler et quatre personnes sont gravement blessées. Que faire?

Voilà la question à laquelle devaient répondre les participants au tout dernier exercice sur table de catastrophe maritime majeure tenu à Sydney, en Nouvelle-Écosse. Quel est le moment opportun de faire appel aux ressources de sauvetage? À quelles ressources particulières faut-il faire appel? Avec qui faut-il entrer en contact? Qui devrait prendre la direction des opérations?

Organisé par la Garde côtière canadienne et financé par le Fonds des nouvelles initiatives en recherche et sauvetage, l'exercice comptait des participants venus des Forces canadiennes, des Affaires publiques de la Marine et du Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage (Halifax), de la Garde côtière canadienne, de la ligne Marine Atlantique S.C.C., de la Municipalité régionale du Cap-Breton, des Services de communication et de trafic maritimes (Sydney), des Services d'urgences de santé et de l'hôpital de la localité.

Les participants ont consigné leurs actions et leurs décisions dans le Système de gestion des missions de sauvetage, en se basant sur la scène qui se déroulait devant eux. Ils ont travaillé en groupe et acquis des connaissances importantes au sujet des compétences, ressources et responsabilités les uns des autres.

À la fin de la journée, tous les participants ont déclaré que l'exercice leur avait été extrêmement utile, non seulement sur le plan de l'apprentissage des rôles des autres organismes lors d'un tel cas de R-S, mais aussi en leur permettant de faire connaissance avec des personnes auprès desquelles ils devraient peut-être un jour travailler.

Les exercices de ce genre aident les organismes à se préparer à intervenir dans des situations éventuelles de sauvetage faisant appel à plusieurs groupes. Ces opérations sont complexes et leur succès dépend avant tout d'une coopération bien établie entre les divers organismes en cause. Les participants ont convenu que des discussions plus fréquentes de personne à personne avec les membres des autres groupes aideraient à en venir à une meilleure compréhension des rôles et attributions et à rester conscients de l'évolution des règles de conduite et des méthodes.
SNRS 2-00

La GCC devient un organisme de service spécial
Le gouvernement du Canada annonçait, début avril, que la Garde côtière canadienne (GCC) portait désormais la désignation d'organisme de service spécial (OSS) et devenait ainsi le plus grand OSS au pays.

" Le gouvernement fait de la Garde côtière canadienne un organisme de service spécial, et ce geste s'inscrit dans ses efforts constants et prioritaires pour offrir à la population des services de haute qualité, efficients et efficaces ", a déclaré le ministre des Pêches et des Océans, M. Geoff Regan, en annonçant la nouvelle.

" De plus, le gouvernement reconnaît ainsi l'importance et le statut exceptionnel de la Garde côtière canadienne au sein de la grande famille fédérale ".

Bien que la GCC continue techniquement de résider au ministère des Pêches et des Océans, sa nouvelle désignation a pour but de lui accorder une plus grande marge de manœuvre sur les plans administratif et financier.

Comme l'a expliqué le ministre Regan : " La nouvelle désignation d'organisme de service spécial donne à la Garde côtière canadienne la possibilité de consacrer ses ressources à ce qu'elle fait de mieux, c'est-à-dire, la prestation de services maritimes excellents partout au pays ".

" Ce changement mettra aussi la GCC en bonne position pour intervenir dans son rôle accru au sein du programme de sécurité nationale du Canada tout en améliorant ses services traditionnels au moyen d'un renouvellement constant ".

Six nouveaux navires dont trois en service sur la côte Ouest
Le dernier budget de l'État affectait des fonds nouveaux à la Garde côtière canadienne (GCC). Au cours des cinq prochaines années, le Canada investira 276 millions de dollars dans la flotte de la GCC pour commencer à la moderniser et acquérir six navires neufs, dont trois seront en service sur la côte Ouest.

" La Garde côtière remplit des fonctions essentielles dans la vie des habitants de la Colombie-Britannique, " rappelle un communiqué de M. David L. Emerson, ministre de l'Industrie et co-ministre principal pour la C.-B. " Il me fait un immense plaisir que le budget fédéral reconnaisse enfin cette réalité et affecte une somme substantielle de fonds nouveaux à la valorisation de la flotte sur la côte du Pacifique ".

Un chalutier de recherche scientifique et deux bateaux patrouilleurs des pêches semi-hauturières seront basés sur la côte Ouest; un chalutier de recherche scientifique et un bateau patrouilleur seront basés à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse; et le dernier navire, un patrouilleur, sera basé au port de Québec.

En plus des 276 millions de dollars consacrés à l'achat des six navires, la GCC obtient les fonds nécessaires à quatre bateaux patrouilleurs des pêches semi-hauturières, qui serviront à assurer la sécurité sur les Grands Lacs et dans le fleuve Saint-Laurent. Pour la première fois, ces bateaux seront armés car ils auront à leur bord des agents de la GRC.

Les bateaux patrouilleurs auront comme responsabilité première de veiller à la sécurité, puisque les agents de la GRC à son bord disposeront des pleins pouvoirs d'application de la loi, mais ils aideront aussi aux opérations de recherche et de sauvetage.

Ce financement constitue une partie des 222 millions de dollars affectés aux organismes fédéraux de sécurité afin de renforcer leurs capacités d'action dans le système des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent.

Une base de données sur les noyades aide les groupes de R-S à sauver des vies
Poussé par le besoin d'informer la population et le désir de sauver des vies, l'Alliance de recherche sur les incidents liés à l'eau (ARILE) a mis sur pied une base de données sur les noyades et les autres décès liés à l'eau au Canada. En partenariat avec la Société canadienne de la Croix-Rouge et la Société de sauvetage, l'Alliance a créé un organisme sans but lucratif qui fournira des données faciles à consulter sur cette catégorie de décès au pays.

L'ARILE recueille des données sur tous les incidents qui se produisent dans l'eau, sur l'eau ou près de l'eau au Canada, y compris les eaux territoriales canadiennes jusqu'à 200 milles de la côte. Son but est de rassembler des renseignements au sujet des blessures non intentionnelles, mais sérieuses qui méritent des soins médicaux plus poussés que les soins d'urgence offerts par des tiers ou des employés de première ligne qui se trouvent sur les lieux. Ces cas comprennent les morts par noyade, les blessures graves nécessitant l'hospitalisation de l'accidenté et les blessures mineures pour lesquelles la victime doit faire éventuellement appel à un médecin, à un dentiste ou à des services médicaux d'urgence tels que le 911, les services d'ambulance, les pompiers, la police, l'urgence d'un centre hospitalier ou d'une clinique, etc.

La base de données qui est actuellement accessible au public présente les renseignements selon le sexe et l'âge de la victime et le lieu de l'accident, mais il est possible, contre rémunération abordable, d'avoir accès à une énumération explicative et détaillée de tous les accidents. L'ARILE se sert de ces fonds pour tenir et accroître sa base de données.
Le but visé par l'ARILE est d'en arriver à une base de données systématiques, exhaustives et à jour de tous les décès liés à l'eau.

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Date de modification : 2005-05-04

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