Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Vol. 14 no. 4
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Avril 2005

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NOUVELLES DE R-S

Les dix événements météorologiques les plus marquants de 2004 au Canada
Environnement Canada (EC) a fait paraître sa liste des dix événements météorologiques les plus marquants de 2004 au Canada. Dressée par M. David Phillips, climatologue principal à EC, la liste regroupe les phénomènes météorologiques remarquables survenus l'an dernier qui ont battu des records et fait les manchettes des journaux. On y retrouve notamment la tempête hivernale massive qui a laissé des quantités records de neige sur Halifax (Nouvelle-Écosse), l'inondation du bicentenaire à Peterborough (Ontario), les incendies de forêt quasi incontrôlables en Colombie-Britannique et les vagues de chaleur qui ont envahi le Yukon.

Une telle année peut sembler terrible sur le plan météorologique, mais il faut se rappeler qu'il n'y a eu en 2004 ni tornade, ni ouragan, ni sécheresse, ni autre fléau de ce genre infligé par dame nature. Qui plus est, selon Environnement Canada, 2004 a été, de fait, une année chaude.

Un nouvel ordinateur permet des prévisions météo plus exactes
Le super-ordinateur d'Environnement Canada, appelé Azur, a eu un an en janvier 2005. Pour fêter cet anniversaire, le Ministère a invité des représentants d'IBM Canada, créateurs d'Azur, à ses bureaux de Dorval, au Québec.

Azur est partie intégrante du noyau central de notre système canadien de prévision météo. Il est aussi le 74e ordinateur le plus puissant au monde, et le troisième plus puissant au Canada. Azur est doté d'un nouveau progiciel, 4DVAR, qui transforme la façon dont Environnement Canada établit ses pronostics en intégrant un élément de temps au modèle météorologique produit par ordinateur.

Environnement Canada dispose d'Azur en vertu d'un contrat de location de cinq ans, à 42 millions de dollars, et il a fallu un an pour rendre l'ordinateur utilisable dans le domaine de la météo. Azur comporte 936 processeurs, dans 30 serveurs connectés, et il couvre un espace égal à celui de deux courts de tennis.

Intégration des systèmes canadien et américain de prévision météo
Vers la fin de novembre 2004, M. Stéphane Dion, ministre de l'Environnement, a annoncé l'intégration des systèmes de prévision météorologique du Canada et des États-Unis. Cette opération a pour but de produire de meilleures prévisions météo pour les régions qui chevauchent la frontière.

" Notre but est de faire en sorte que Canadiens et Américains jouissent des mêmes prévisions météorologiques, d'un côté comme de l'autre de la frontière ", a affirmé le ministre Dion. " Bientôt, les localités frontalières comme Windsor et Detroit; Calais, dans le Maine et St. Andrews, au Nouveau-Brunswick; ainsi que Vancouver, en Colombie-Britannique et Bellingham, dans l'état de Washington, auront l'avantage d'avoir des prévisions élaborées à partir de données communes découlant des observations canadiennes et américaines ".

Depuis le début de 2003, le Canada et les États-Unis travaillent de concert à la mise au point du North American Ensemble Forecast System (NAEFS). La portée du système peut être élargie, comme l'a montré récemment la participation du Service météorologique national du Mexique

Incidences de l'utilisation accrue des BLP
Les balises de localisation personnelle (BLP) font l'objet d'une utilisation de plus en plus répandue. Leur nombre, surtout, va croissant et entraîne inévitablement une augmentation du nombre d'alertes, tant fausses que réelles.

Il y a environ 1 500 BLP enregistrées au Canada et, en juillet 2003, l'utilisation de la balise était approuvée aux États-Unis. Depuis lors, plus de 5 000 autres BLP ont été enregistrées et tout indique que leur nombre connaîtra une augmentation exponentielle.

De plus, en conséquence de l'ouverture d'un nouveau marché de la BLP aux États-Unis, nous verrons arriver au Canada un flot d'Américains partant dans l'arrière-pays munis de balises. Dans la foulée, les ventes de BLP en gros et au détail augmenteront au Canada.

Les effets généraux à prévoir se résument à une multiplication du nombre de balises, d'occurrences d'utilisation et d'alertes.

À l'heure actuelle, lorsqu'une balise est activée, l'alerte est communiquée à une base terrestre et acheminée ensuite au Centre canadien de contrôle des missions (CCCM) à Trenton, en Ontario. Le CCCM aiguille les alertes présumées vers le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage (JRCC) qui convient, soit Victoria (C.-B.), Trenton (Ont.) ou Halifax (N.-É.), et qui se chargera de prendre les mesures pertinentes.

Cependant, vu l'augmentation escomptée de l'utilisation des balises et du nombre d'alertes, il est important de réfléchir au temps et aux efforts consacrés à l'investigation des alertes. Il pourrait arriver qu'une part accrue des responsabilités en cette matière retombe sur les provinces et territoires et leurs groupes de R-S au sol, qui devront se charger d'enquêtes et de suivi, et une telle fonction ne manquera pas de leur coûter cher en ressources matérielles et financières.

Des renseignements complémentaires sur cette question paraîtront dans le prochain numéro du magazine SARSCÈNE En ligne.

Résultats du sondage sur le Répertoire des organismes de R-S
Un sondage effectué récemment auprès des organismes qui figurent au Répertoire des organismes canadiens de recherche et de sauvetage révèle que l'avantage principal du Répertoire, pour ses utilisateurs, tient dans les renseignements qu'il contient sur les personnes-ressources des autres groupes de R-S.

Le sondage montre aussi que les utilisateurs sont en faveur des nouveaux éléments ajoutés au Répertoire, notamment la possibilité de chercher les organismes de R-S en fonction de régions plus petites. De l'avis des personnes sondées, le Répertoire pourrait servir également à permettre la communication entre organismes en vue d'achats en groupe et d'autres efforts concertés.

Bien que le sondage ait permis de constater un certain degré d'ignorance au sujet du Répertoire de la part de quelques organismes, il révèle une opinion générale favorable à son endroit et à celui du recours à des mots de passe, adopté l'an dernier, pour la saisie directe de nouveaux renseignements par les utilisateurs.

Inauguration d'un nouveau hangar pour le 442e Escadron
En janvier dernier, le 442e Escadron de transport et de sauvetage, de la base de Comox, en C.-B., a ouvert officiellement une rallonge construite sur le côté sud de son hangar 14. Étaient présents à l'inauguration la lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique, Mme Iona Campagnolo, le colonel Jack Ampler, commandant de la 19e Escadre, et le lieutenant-colonel Michel Brisebois, commandant du 442e Escadron de transport et de sauvetage

Le colonel Ambler a rappelé que " Le 442e Escadron remplit une fonction vitale de recherche et de sauvetage pour venir en aide aux Canadiens. Il est très gratifiant de prendre part à ce projet qui fournit à l'Escadron un outil essentiel à son rôle de R-S et qui contribue aussi à créer un climat plus sûr, plus avancé sur le plan technologique et plus respectueux de l'environnement ".

Le nouveau hangar loge présentement les aéronefs CC-115 Buffalo et leurs équipes de contrôle au sol. Le bâtiment a été construit pour résister à d'éventuels tremblements de terre, ainsi, même en cas d'une urgence sur la base, il resterait possible de lancer des missions de recherche et de sauvetage.

Comme l'a souligné la lieutenant-gouverneur Campagnolo, " Cela veut dire que dans un tel cas, les aéronefs et le personnel pourront être acheminés immédiatement vers les lieux et affectés par l'événement ".

Examen des opérations de R-S au Royaume-Uni
En janvier 2005, le Comité parlementaire britannique des transports a réalisé un examen des opérations de recherche et de sauvetage au Royaume-Uni. Cet examen, motivé par une hausse apparente du nombre d'interventions, de décès et d'accidents sur les côtes, avait fait l'objet d'un rapport au Parlement en juillet 2004.

Au Royaume-Uni, les responsabilités en matière de recherche et de sauvetage sont partagées entre plusieurs organismes gouvernementaux, et l'examen a porté en partie sur l'efficacité de la coordination des opérations. En outre, le comité d'examen s'est penché sur l'utilisation et l'efficacité des groupes de bénévoles lors des interventions de recherche et de sauvetage.

Bien que le comité ait concentré ses efforts sur l'efficacité opérationnelle, la formation et le financement des opérations de recherche et de sauvetage en mer et sur les côtes, l'examen visait avant tout à reconnaître l'importance des organismes bénévoles au sein du programme national de R-S et à déterminer si ces organismes avaient besoin d'un surcroît de financement ou d'appui de la part de l'État.

Dans sa réponse finale au comité, la Maritime and Coastguard Agency du Royaume-Uni a fait remarquer que l'augmentation du nombre de décès en milieu nautique était en très grande partie attribuable au fait que l'organisme ait assumé la responsabilité de la R-S dans des régions qui ne relevaient pas d'elle jusque-là. Le nombre réel d'incidents est demeuré à peu près stable.

Le rapport conclut qu'il faudra s'efforcer encore plus d'offrir des incitatifs financiers et fiscaux aux employeurs pour qu'ils libèrent les membres de leur personnel qui font partie d'équipes de R-S lorsque ces personnes sont appelées en mission d'urgence. Il faudra aussi trouver des moyens de rémunérer les bénévoles qui sont des travailleurs indépendants.

Dans son rapport final au Parlement, le comité d'examen déclare que " Le gouvernement doit proposer de nouvelles mesures incitatives afin de récompenser les patrons dont certains employés prennent congé pour participer à des interventions de R-S, que ce soit à titre bénévole ou à titre d'employés aux termes de la loi ".

Les auteurs du rapport indiquent cependant que les incitatifs fiscaux ne suffiront pas, à eux seuls, à aider au financement des opérations des organismes bénévoles. Le comité recommande que ces organismes reçoivent des fonds supplémentaires de l'État puisqu'ils fournissent un service essentiel auquel le pays ne peut renoncer en raison des engagements pris à l'égard d'autres pays en matière d'affectation de ressources gouvernementales.

Dévoilement de timbres commémoratifs de la R-S en juin
Dans le cadre de sa collection de timbres de 2005, Postes Canada se prépare à émettre quatre timbres de 50 cents en l'honneur de la recherche et du sauvetage en ce pays.

Les timbres, conçus par la Société canadienne des postes en collaboration avec le Secrétariat national de recherche et de sauvetage et des groupes de R-S de tout le pays, sont axés sur les quatre thèmes suivants : sauvetage en montagne, sauvetage en mer, sauvetage par air et sauvetage au sol avec un chien de R-S.

Le lancement des timbres aura lieu le 13 juin à Victoria (C.-B.), en présence de fonctionnaires de Postes Canada et de membres d'organismes de R-S. Pour marquer l'occasion, le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage de Victoria organise une démonstration de R-S.

Un protocole d'entente fait la promotion de la sécurité nautique
La Garde côtière canadienne, la Garde côtière auxiliaire canadienne et Sécurité maritime de Transport Canada ont signé un nouveau protocole d'entente à la fin de janvier dernier.

Ce protocole d'entente, fruit d'une première collaboration entre les trois organismes pour promouvoir la sécurité nautique au Canada, définit les domaines de coopération et facilite la planification et le financement parmi les trois participants en vue de favoriser la sécurité nautique et de protéger les intérêts de la sécurité maritime.

Le texte du protocole d'entente est affiché au site Web de la Garde côtière auxiliaire canadienne.

Des navires nouveaux et plus rapides rehaussent les capacités de sauvetage de la Garde côtière canadienne
Le Cape Mercy, un bateau de sauvetage conçu aux États-Unis et mesurant 47 pieds de long, s'est joint récemment à la flotte de la GCC à Cobourg, en Ontario.

Cette nouvelle acquisition vient remplacer l'Advent, un bateau arrimé à Cobourg depuis plusieurs années. Le Cape Mercy offre une vitesse supérieure qui sera un atout lors des missions de recherche et de sauvetage. Alors qu'il faudrait cinq heures à l'Advent pour se rendre de Burlington (Ontario) à Cobourg, Le Cape Mercy a fait le trajet en trois heures seulement.

Selon le capitaine Colin Slade, " Cela veut dire qu'une victime tombée à l'eau sera sauvée beaucoup plus tôt, et cette rapidité peut faire toute la différence pour échapper à l'hypothermie. Il ne fait aucun doute que la vitesse supérieure améliorera nos opérations ".

Exercice conjoint du Canada et des É.-U. pour vérifier les capacités d'intervention
Des équipes de recherche et de sauvetage en mer, venues de l'Alaska et de la Colombie-Britannique, ont mis à l'épreuve leurs capacités d'intervention à l'occasion d'un exercice conjoint tenu sur leur frontière maritime commune, l'entrée Dixon.

" C'est, depuis longtemps, le premier exercice de grande envergure organisé en Alaska avec la Garde côtière des États-Unis, " a signalé le major Chuck Grenkow, officier responsable du Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage à Victoria.

Conçu dans le but de mieux faire connaître les capacités et ressources de R-S des deux pays, l'exercice de 15 heures, tenu au début d'avril, engageait la participation des centres de coordination de Victoria et de Juneau, de deux navires de la Garde côtière canadienne, de trois navires de la Marine canadienne, d'un appareil CC-115 Buffalo ainsi que de bateaux et d'aéronefs de la Garde côtière des États-Unis.

" En plus des aspects pratiques du travail en commun sur l'eau et dans les airs, il est important de mettre en application et d'évaluer les communications internes et externes en 'temps réel' qui sont essentielles à la fois aux centres de commandement et aux unités de recherche et de sauvetage, " a ajouté le major Grenkow.

Le capitaine Mike Kendall, rattaché à la Garde côtière des États-Unis et chef des opérations de recherche et de sauvetage en Alaska, voit dans cet exercice une excellente occasion de renforcer des relations de travail déjà solides avec les Forces canadiennes.

Comme il l'a dit lui-même : " Nous attendons avec impatience toutes les possibilités de parfaire notre coopération avec nos partenaires canadiens en recherche et sauvetage et de pouvoir ainsi offrir un service encore meilleur aux marins qui voguent sur notre frontière maritime commune ".

Le CGCC ouvre un nouveau centre de formation technique
Le nouveau Centre de formation à l'équipement maritime et à son entretien (FEME) est maintenant opérationnel au Collège de la Garde côtière du Canada (CGCC), non loin de Sydney en Nouvelle-Écosse.

La nouveau centre FEME offrira de la formation aux employés de la GCC responsables de la réparation, de l'entretien et de l'opération physique des systèmes technologiques, notamment les systèmes de navigation et de communications qui sont essentiels aux marins pour naviguer en toute sécurité et pour opérer la flotte de la GCC.
" Le GCC se munit ainsi d'un centre de transfert d'expertise. Il contribuera à s'assurer que nos employés peuvent consolider leurs connaissances et leurs compétences existantes et permettra à la GCC de demeurer un chef de file au niveau mondial " a souligné John Adams, commissaire de la Garde côtière canadienne.
Bien que rattaché au Collège, le Centre ne servira pas au programme de formation actuel des cadets mais plutôt aux employés des Services techniques intégrés et des Services maritimes et de la Flotte de la GCC.

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Date de modification : 2005-05-04

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