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R-S EN MERAmélioration de la sécurité et des interventions sur la rivière des OutaouaisAprès le décès de quatre personnes sur la rivière des Outaouais en 2002 alors qu'elles étaient à bord du véhicule amphibie Lady Duck, le rapport du Bureau de la sécurité des transports a recommandé l'accroissement des mesures de sécurité sur la rivière des Outaouais. L'une des recommandations a établi que le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS), en collaboration avec les autorités et les organismes locaux, devrait promouvoir l'établissement d'un système de surveillance des appels de détresse et coordonner avec efficacité les interventions de R-S lors de situations d'urgence impliquant une embarcation sur la rivière des Outaouais, entre Ottawa et Carillon.
Le Secrétariat a constitué un groupe de travail pour étudier la recommandation, et celui-ci a recommandé à son tour l'établissement d'un comité permanent qui poursuivra l'examen des façons d'améliorer la sécurité et les interventions sur la rivière. Le groupe de travail a conclu que la région en question ne relève pas de la compétence de la Garde côtière canadienne (GCC) et qu'aucune instance n'est responsable de la surveillance de la voie maritime VHF 16, la fréquence VHF internationale réservée aux situations de détresse. La solution consistait à publiciser le fait qu'il n'y a pas de service à plein temps basé à terre et que les personnes en détresse devraient utiliser la voie VHF 16 pour demander l'aide d'un navire à proximité ou composer le 9-1-1, si possible, pour prévenir les autorités. De plus, des affiches d'avertissement et des mises en garde ont été placées aux postes d'éclusage du canal Rideau et de Carillon, où les plaisanciers peuvent gagner la rivière, et les dépliants existants de Parcs Canada ont été modifiés pour transmettre un avertissement semblable. Le nouveau comité, appelé Comité de sécurité nautique de la région de la capitale nationale, est constitué de membres de la police locale, d'exploitants de marina, des escadrilles canadiennes de plaisance, de clubs de canotage, de voyagistes commerciaux, de représentants de Parcs Canada, de Transports Canada et de la GCC; il se réunira deux fois par année - avant et après chaque saison de navigation de plaisance. Un nouveau système de détresse en mer est maintenant disponible au YukonPar Pierre Labelle Une annonce récente du gouvernement du Yukon permet d'espérer une nette amélioration de la sécurité nautique. Les plaisanciers en détresse sur les lacs du sud du Yukon pourront désormais demander de l'aide par radio par le biais du nouveau système de détresse maritime VHF, ce qui aura pour effet de réduire grandement le temps d'intervention. Le système du Yukon est une première canadienne, car la Garde côtière canadienne ne surveillera pas le trafic radio comme elle le fait sur les eaux côtières et intérieures comme les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent. Le système du Yukon est plutôt " autogéré ", c'est-à-dire que les plaisanciers seront responsables de l'utilisation des radios en fonction du Guide des opérateurs radio en mer. Le système fonctionne à partir d'une série de répétiteurs placés de manière stratégique sur le sommet de montagnes situées près des secteurs de navigation fréquentés. La norme internationale (VHF) des radios maritimes fonctionne sur le système, qu'on peut se procurer dans les établissements de détail locaux. Ce service est disponible 24 heures par jour, 7 jours par semaine, de fin mai à début octobre. À la réception d'un appel de détresse, Action Answering, un service de dépêche bénévole situé à Whitehorse, avertira immédiatement la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Une fois les responsables de la R-S déployés, ils peuvent accéder directement au système à partir des radios de R-S pour communiquer avec le plaisancier en détresse ou tout autre intervenant. Le système s'est concrétisé grâce à
la ténacité de la Yukon Amateur Radio Association, avec
l'appui de plusieurs partenaires, notamment : * En 2001, le Fonds des nouvelles initiatives de R-S a octroyé au MPO environ 83 000 $ pour financer les coûts d'investissement requis pour la construction initiale du système. Pierre Labelle travaille au Yukon, il est analyste principal des politiques du SNRS. |
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