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R-S AU SOLDes équipes réagissent aux besoins
subséquents aux ouragans Katrina et Rita L'équipe canadienne formée de Bob Davies et Daryl Black, de l'Edmonton Regional Search and Rescue Association (ERSARA), et de Tony Clarke, de CERT-NWT, se sont rendus sur les lieux à la demande de World Wide Disaster Relief, qui a son siège au Texas. Grâce à leurs connaissances médicales approfondies et à leur formation en sauvetage technique, les trois membres de l'équipe canadienne étaient bien préparés pour intervenir dans les situations chaotiques et incertaines qui ont suivi l'ouragan Katrina. Après un départ houleux - les vols prévus étaient annulés - MM. Black, Davies et Clarke ont décidé d'utiliser leurs milles aériens personnels pour entreprendre leur mission. Durant cinq jours, l'équipe de trois hommes a agi comme composante médicale d'une unité de la Garde nationale américaine. À ce titre, ils ont travaillé dans des secteurs composés principalement de logements subventionnés par l'État.
Les résidants de ce secteur de Gulfport (Mississippi) ont dû faire face à des inondations, des bris de construction, la perte de l'alimentation électrique et des moyens de communication. M. Black se souvient d'un endroit où les résidants d'un complexe avaient utilisé la piscine pour pallier le manque d'eau courante. " De jeunes garçons se passaient des seaux d'eaux noires qu'ils déversaient dans la piscine. Ça n'était pas très agréable à voir. " Durant le cours de sa mission, les membres de l'équipe ont dû
relever plusieurs défis. Ils ont tout d'abord dû faire à
la chaleur extrême (40-45 degrés Celsius), qui s'est révélée
un facteur d'urgence médicale, y compris chez des collègues.
Ensuite, il était extrêmement important pour les membres
de l'équipe d'être entièrement autosuffisants. Cela
voulait dire : apporter leur propre nourriture et leur eau et évacuer
leurs eaux sanitaires. Aucun hôtel n'étant disponible, ils
ont dormi chaque nuit à la belle étoile, habituellement
sur le bas-côté de la route, près de leur véhicule.
L'ouragan Rita À un certain moment de cette mission de dix jours, ils conduisaient de nuit sur une route à une seule voie pour se rendre dans une ville ayant besoin d'aide. " Il y avait des centaines de crocodiles de chaque côté de la route, raconte M. Black. Leurs yeux avaient l'air de billes rouges dans la lumière des phares. Ils détalaient sur la route en compagnie des serpents! "
'Les infirmiers canadiens' L'un des souvenirs les plus émouvants de leur mission leur vient d'une femme âgée du nom de Cora, transportée à l'hôpital pour une grave infection respiratoire. Son mari a retrouvé les membres de l'équipe pour les ramener auprès d'elle; en larmes, elle les a appelés ses " anges " et les a remerciés de lui avoir sauvé la vie. Ces " infirmiers canadiens " ont répondu à l'appel en mettant généreusement leurs propres ressources, formation et compétences au service de personnes vivant à des centaines de kilomètres qui avaient désespérément et immédiatement besoin de leur aide. Brandie Howey est un membre de longue date de l'Edmonton Regional SAR Association. Toujours prêts Le bureau régional de Sécurité publique et Protection civile Canada (SPPCC) a demandé à Harry Blackmore, président de l'Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage (ACVRS), de trouver des bénévoles prêts à venir en aide aux régions les plus affectées. Environ 650 bénévoles de partout au Canada ont répondu à l'appel, bien que finalement il n'y ait pas eu lieu de les déployer. L'équipe de R-S en milieu urbain de Vancouver M. Armstrong a consacré les douze heures suivantes à rassembler 15 000 lb de matériel et 46 spécialistes en sauvetage. Durant les six jours qui ont suivi, M. Armstrong et d'autres membres de l'équipe ont travaillé de 18 à 20 heures par jour à Chalmette (Louisiane), l'une des régions les plus durement touchées. " Il est essentiel que les équipes soient totalement autosuffisantes ", a expliqué M. Armstrong. Alors qu'elle uvrait en Louisiane, l'équipe a constaté qu'aucune forme de communication moderne ne fonctionnait et que même les communications téléphoniques par satellite avaient leurs limites. De plus, compte tenu des conditions et du désespoir des citoyens, il était souvent dangereux pour les secouristes de travailler dans la région. Comme l'équipe travaillait de concert avec la police d'État, on a affecté des policiers armés à sa protection. " Les sauvetages réels représentent une toute petite partie de l'ensemble du déploiement, a commenté M. Armstrong. La sécurité, les déplacements et les responsabilités des équipes deviennent les défis les plus importants. " Les Forces canadiennes et la Garde côtière canadienne Des plongeurs de la Marine canadienne de Halifax (N.-É.) et d'Esquimalt (C.-B.) ont aidé leurs homologues américains à inspecter les digues endommagées et à libérer les eaux navigables d'éléments dangereux tels que des bateaux à la dérive. Parcs Canada et North Shore Rescue ont recours à
un nouvel outil de sauvetage lors d'avalanches Bien que les deux organismes soient structurés différemment - l'un bénévole, l'autre gouvernemental -, chacun assume une grande responsabilité dans quelques-unes des régions les plus achalandées de l'arrière-pays du Canada. Selon les statistiques, les deux organismes effectuent en moyenne près de 300 sauvetages par année en terrain accidenté, montagneux et propice aux avalanches.
" De plus en plus de personnes skient maintenant avec ce type de dispositif, affirme Tim Jones, administrateur de North Shore Rescue. N'importe quel système permettant de trouver plus aisément quelqu'un nous facilite la tâche - c'est l'essentiel. " Gord Irwin, administrateur du Programme de sécurité en montagne pour les parcs nationaux de Banff, Yoho et Kootenay, explique : " La plupart de nos interventions nécessitent l'utilisation d'un hélicoptère. Le dispositif RECCO est très petit, très léger et très facile à utiliser; c'est donc un outil qu'on peut facilement apporter sur le lieu de sauvetage. " L'autre avantage, c'est qu'en cas de sauvetage sans hélicoptère, l'instrument n'en demeure pas moins petit et léger; de sorte qu'on peut toujours le transporter facilement sur le lieu de sauvetage; en fait, c'est le premier outil qu'on pensera à apporter. Pour un coût très minime, les skieurs peuvent intégrer à leurs vêtements ou à leur équipement un instrument permettant à l'équipe de sauvetage de les trouver. " Bien qu'il ne s'agisse pas d'un appareil d'autosauvetage, il réduira grandement le temps de recherche de l'équipe de sauvetage, surtout dans le cas de personnes ne disposant pas de balise de détresse; par conséquent, il réduit le risque et le temps d'exposition de l'équipe de sauvetage. Plus important encore, il améliore les chances de survie de la personne enfouie sous une avalanche. " Dan Kostrzewksi est écrivain; il donne également des cours sur la sécurité en zone d'avalanches au Mountain Education Center, Mt. Baker, Washington, et il se sert de RECCO. |
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