Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

Skip all menus (access key: 2)Skip first menu (access key: 1)Menu (access key: M) English Contactez-nous Aide Recherche Site du Canada
Accueil Nouvelles initiatives de R-S Répertoire des organismes de R-S Balises de détresse Revue et Congrès SARSCÈNE
Qui nous sommes


 

Vol. 15 no. 2
version .pdf -372 KB *
Décembre 2005

Voir autres numéros


Dans ce numéro...
Nouvelles de R-S
Les gens de R-S
Nouvelles
Article vedette
R-S en mer
R-S par air
Nouvelles Initiatives de R-S
R-S au sol

*Au sujet des documents en format PDF

 


   

R-S AU SOL

Des équipes réagissent aux besoins subséquents aux ouragans Katrina et Rita
par Brandie Howey
En septembre dernier, deux membres de l'équipe Edmonton Regional Search and Rescue (ERSAR) et un membre de la Community Emergency Response Team - Northwest Territories (CERT-NWT) sont partis pour Gulfport (Mississippi) afin de venir en aide aux sinistrés de l'ouragan Katrina, puis pour le Texas, après le passage de l'ouragan Rita.

L'équipe canadienne formée de Bob Davies et Daryl Black, de l'Edmonton Regional Search and Rescue Association (ERSARA), et de Tony Clarke, de CERT-NWT, se sont rendus sur les lieux à la demande de World Wide Disaster Relief, qui a son siège au Texas. Grâce à leurs connaissances médicales approfondies et à leur formation en sauvetage technique, les trois membres de l'équipe canadienne étaient bien préparés pour intervenir dans les situations chaotiques et incertaines qui ont suivi l'ouragan Katrina.

Après un départ houleux - les vols prévus étaient annulés - MM. Black, Davies et Clarke ont décidé d'utiliser leurs milles aériens personnels pour entreprendre leur mission. Durant cinq jours, l'équipe de trois hommes a agi comme composante médicale d'une unité de la Garde nationale américaine. À ce titre, ils ont travaillé dans des secteurs composés principalement de logements subventionnés par l'État.

Dans ces grands complexes, les résidants étaient soit physiquement incapables de partir, soit ils ne disposaient pas des ressources nécessaires à cette fin et ils ont dû affronter la tempête. Ils n'avaient pas eu de contact avec l'extérieur depuis que l'ouragan avait frappé. Ces missions étaient appelées " d'exploration "; elles consistaient à effectuer du porte-à-porte, à exécuter des trouées en cas de nécessité et à demander aux résidants s'ils avaient besoin d'aide médicale, de médicaments ou de toute autre forme de secours. L'équipe a dû évacuer un certain nombre de personnes, dont la plupart n'avaient pu voir un médecin, appeler une ambulance ni obtenir du transport vers quelque établissement sanitaire. Il s'est avéré que le matériel de communication apporté par M. Black d'ERSARA était le seul de leur mission d'exploration, incluant les unités de la Garde nationale auxquelles on avait assigné l'équipe.

Les résidants de ce secteur de Gulfport (Mississippi) ont dû faire face à des inondations, des bris de construction, la perte de l'alimentation électrique et des moyens de communication. M. Black se souvient d'un endroit où les résidants d'un complexe avaient utilisé la piscine pour pallier le manque d'eau courante. " De jeunes garçons se passaient des seaux d'eaux noires qu'ils déversaient dans la piscine. Ça n'était pas très agréable à voir. "

Durant le cours de sa mission, les membres de l'équipe ont dû relever plusieurs défis. Ils ont tout d'abord dû faire à la chaleur extrême (40-45 degrés Celsius), qui s'est révélée un facteur d'urgence médicale, y compris chez des collègues. Ensuite, il était extrêmement important pour les membres de l'équipe d'être entièrement autosuffisants. Cela voulait dire : apporter leur propre nourriture et leur eau et évacuer leurs eaux sanitaires. Aucun hôtel n'étant disponible, ils ont dormi chaque nuit à la belle étoile, habituellement sur le bas-côté de la route, près de leur véhicule.

" Il nous fallait improviser, raconte M. Davies. Nous devions tout faire pour ne pas être un poids supplémentaire dans des conditions déjà difficiles; nous nous sommes donc assurés d'avoir tout ce qu'il fallait pour prendre entièrement soin de nous-mêmes. "

L'ouragan Rita
En ce qui concerne l'ouragan Rita, survenu quelques jours seulement après Katrina, les choses se sont passées différemment. M. Black, revenu une semaine plus tôt de son intervention suite au passage de l'ouragan Katrina, a de nouveau répondu à la demande d'aide, avec Jim Martin de CERT-NWT et Jay O'Connor, un planificateur des mesures d'urgence du Manitoba. Cette fois, une pharmacie de Sutherland (Yellowknife) a offert les milles aériens.

À un certain moment de cette mission de dix jours, ils conduisaient de nuit sur une route à une seule voie pour se rendre dans une ville ayant besoin d'aide. " Il y avait des centaines de crocodiles de chaque côté de la route, raconte M. Black. Leurs yeux avaient l'air de billes rouges dans la lumière des phares. Ils détalaient sur la route en compagnie des serpents! "

Après avoir participé à des interventions de recherche et de sauvetage dans le sud-est du Texas et certaines régions de la Louisiane, l'équipe s'est transportée à Deweyville, dans le sud-est du Texas. Ils y ont pris en charge le service d'ambulance, permettant ainsi aux équipes exténuées des services médicaux d'urgence de prendre un peu de repos.

'Les infirmiers canadiens'
De fait, l'équipe est restée en service 115 heures d'affilée, durant lesquelles elle a répondu à divers appels, allant d'un accident de quadricycle impliquant un enfant de dix ans à des patients âgés souffrant d'essoufflement. Grâce aux pantalons orange vif de l'équipe et aux personnalités extraverties de ses membres, rapporte M. Black, tout le monde en ville et à l'hôpital les connaissait! " Quand nous arrivions à l'unité, les infirmières et les médecins de l'hôpital s'exclamaient : "Voici les infirmiers canadiens!" Vers la fin de notre intervention, ils ont même pris des photos ", ajoute-t-il.

L'un des souvenirs les plus émouvants de leur mission leur vient d'une femme âgée du nom de Cora, transportée à l'hôpital pour une grave infection respiratoire. Son mari a retrouvé les membres de l'équipe pour les ramener auprès d'elle; en larmes, elle les a appelés ses " anges " et les a remerciés de lui avoir sauvé la vie.

Ces " infirmiers canadiens " ont répondu à l'appel en mettant généreusement leurs propres ressources, formation et compétences au service de personnes vivant à des centaines de kilomètres qui avaient désespérément et immédiatement besoin de leur aide.

Brandie Howey est un membre de longue date de l'Edmonton Regional SAR Association.

Toujours prêts
Les ouragans dans le sud des États-Unis ont propulsé les Canadiens dans l'action, surtout le personnel de recherche et de sauvetage - rémunéré et bénévole - apte à intervenir.

Le bureau régional de Sécurité publique et Protection civile Canada (SPPCC) a demandé à Harry Blackmore, président de l'Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage (ACVRS), de trouver des bénévoles prêts à venir en aide aux régions les plus affectées. Environ 650 bénévoles de partout au Canada ont répondu à l'appel, bien que finalement il n'y ait pas eu lieu de les déployer.

L'équipe de R-S en milieu urbain de Vancouver
L'équipe de R-S en milieu urbain de Vancouver (Vancouver USAR) a également participé à l'intervention. Peu après le passage de l'ouragan Katrina, on a demandé à Tim Armstrong, de Vancouver USAR, si son équipe était prête à intervenir.

M. Armstrong a consacré les douze heures suivantes à rassembler 15 000 lb de matériel et 46 spécialistes en sauvetage.

Durant les six jours qui ont suivi, M. Armstrong et d'autres membres de l'équipe ont travaillé de 18 à 20 heures par jour à Chalmette (Louisiane), l'une des régions les plus durement touchées. " Il est essentiel que les équipes soient totalement autosuffisantes ", a expliqué M. Armstrong.

Alors qu'elle œuvrait en Louisiane, l'équipe a constaté qu'aucune forme de communication moderne ne fonctionnait et que même les communications téléphoniques par satellite avaient leurs limites. De plus, compte tenu des conditions et du désespoir des citoyens, il était souvent dangereux pour les secouristes de travailler dans la région. Comme l'équipe travaillait de concert avec la police d'État, on a affecté des policiers armés à sa protection.

" Les sauvetages réels représentent une toute petite partie de l'ensemble du déploiement, a commenté M. Armstrong. La sécurité, les déplacements et les responsabilités des équipes deviennent les défis les plus importants. "

Les Forces canadiennes et la Garde côtière canadienne
Trois navires de la Marine et un navire de la Garde côtière canadienne, rejoints par plusieurs hélicoptères Sea King, se sont également rendus sur la côte du golfe du Mexique en septembre avec de l'approvisionnement d'urgence. Les 1 000 membres des Forces canadiennes et de la Garde côtière ont apporté de l'eau propre, des tentes, des lits pliants, des housses mortuaires, des bateaux d'assaut, du bois, du matériel de dépollution, des insecticides sous forme d'aérosol, des couches et des lingettes humides pour bébé.

Des plongeurs de la Marine canadienne de Halifax (N.-É.) et d'Esquimalt (C.-B.) ont aidé leurs homologues américains à inspecter les digues endommagées et à libérer les eaux navigables d'éléments dangereux tels que des bateaux à la dérive.

Parcs Canada et North Shore Rescue ont recours à un nouvel outil de sauvetage lors d'avalanches
par Dan Kostrzewski
Le Programme de sécurité en montagne de Parcs Canada et l'organisme North Shore Rescue ont intégré l'outil de sauvetage en avalanche RECCO à leurs plans d'intervention de sauvetage.

Bien que les deux organismes soient structurés différemment - l'un bénévole, l'autre gouvernemental -, chacun assume une grande responsabilité dans quelques-unes des régions les plus achalandées de l'arrière-pays du Canada. Selon les statistiques, les deux organismes effectuent en moyenne près de 300 sauvetages par année en terrain accidenté, montagneux et propice aux avalanches.

RECCO est un petit appareil électronique facilitant la localisation des victimes d'avalanche. Il localise l'emplacement précis de la victime à l'aide d'un radar harmonique. Le système bipartite consiste en un détecteur RECCO utilisé par les groupes de sauvetage organisés, et des réflecteurs RECCO intégrés aux vêtements ou au matériel des excursionnistes.

" De plus en plus de personnes skient maintenant avec ce type de dispositif, affirme Tim Jones, administrateur de North Shore Rescue. N'importe quel système permettant de trouver plus aisément quelqu'un nous facilite la tâche - c'est l'essentiel. "

Gord Irwin, administrateur du Programme de sécurité en montagne pour les parcs nationaux de Banff, Yoho et Kootenay, explique : " La plupart de nos interventions nécessitent l'utilisation d'un hélicoptère. Le dispositif RECCO est très petit, très léger et très facile à utiliser; c'est donc un outil qu'on peut facilement apporter sur le lieu de sauvetage.

" L'autre avantage, c'est qu'en cas de sauvetage sans hélicoptère, l'instrument n'en demeure pas moins petit et léger; de sorte qu'on peut toujours le transporter facilement sur le lieu de sauvetage; en fait, c'est le premier outil qu'on pensera à apporter. Pour un coût très minime, les skieurs peuvent intégrer à leurs vêtements ou à leur équipement un instrument permettant à l'équipe de sauvetage de les trouver.

" Bien qu'il ne s'agisse pas d'un appareil d'autosauvetage, il réduira grandement le temps de recherche de l'équipe de sauvetage, surtout dans le cas de personnes ne disposant pas de balise de détresse; par conséquent, il réduit le risque et le temps d'exposition de l'équipe de sauvetage. Plus important encore, il améliore les chances de survie de la personne enfouie sous une avalanche. "

Dan Kostrzewksi est écrivain; il donne également des cours sur la sécurité en zone d'avalanches au Mountain Education Center, Mt. Baker, Washington, et il se sert de RECCO.

Retour à la table des matières

   
 

Date de modification : 2006-01-05

Haut de la page Avis importants