Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Vol. 15, no 3
Printemps 2006

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Deuil et condoléances : mon humble expérience
par l'agent de police Paul Olmstead

Au cours de mes 26 années au service de la police d'Edmonton, j'ai eu à traiter avec la mort et la communication de décès à plusieurs reprises. Ma spécialisation en recherche et en sauvetage, y compris la récupération des corps, a aussi occasionné de nombreux incidents de cette nature.
J'ai accompli ce pour quoi j'avais été entraîné : être prévenant, faire preuve de tact et de respect, à la fois envers le défunt et sa famille.
Tout à coup, après de nombreuses années, je me suis retrouvé de l'autre côté de la clôture. On m'a convoqué à l'hôpital, j'ai rencontré mes pairs, j'ai parlé aux enquêteurs et éventuellement je suis retourné au travail.
J'aimerais trouver les bons mots pour vous décrire ce que j'ai ressenti et perçu, mais c'est encore trop personnel et trop flou dans ma mémoire.
Il s'est écoulé un peu plus d'un an depuis que mon épouse et moi avons appris le décès de Cody, notre fils de dix-neuf ans.
L'expérience comporte un mélange d'émotions, de sentiments et de réflexions sur le sens de la vie. Je crois, à plusieurs égards, que ce voyage ne fait que commencer et de par le fait même le soutien dont nous avons besoin.
La question du deuil rend bien des gens mal à l’aise tandis qu’elle permet à d’autres de montrer leur empathie. Cette étape à elle seule a été une réelle prise de conscience et, comme nous vieillissons tous, nous aurons à faire face au deuil de plus en plus souvent.
Nous avons été en contact avec d'autres personnes qui ont perdu un enfant, en particulier par le biais d'un groupe de soutien dont le nom est Compassionate Friends. J'y ai appris que la simplicité peut être la meilleure alliée. Si je peux partager ce que j'ai vécu, peut-être que cela nous sensibilisera un peu à ce que l'on ressent vraiment après la mort d'un proche.

  • Soyez direct et n'utilisez pas de mots ambigus. Éviter les termes tels que " nous a quitté ", ou un commentaire tel que " cela aurait pu être plus grave " et autres.
  • Attendez les questions au cas où il y en aurait. Le silence à cet instant est crucial afin de permettre à la personne en deuil d'absorber ce que vous avez dit.
  • Les réactions diffèrent, et n'oubliez pas que vous traitez avec une personne qui est sous le choc, peu importe qu'elle apparaisse raisonnable et équilibrée.
  • Sollicitez l'assistance ou la localisation des membres de la famille (les services d'aide aux victimes, l'aumônier, etc.).
La valeur de l'amitié se détermine avec le temps. Le vrai test se produit après quatre mois et plus, alors que la société enverra le message suivant : " Nous avons fait notre deuil. Passons à autre chose. "
Une personne en deuil ne souhaite pas oublier et ne veut pas que le temps passe puisque cela l'éloigne de la dernière fois où elle a vu, touché la personne qui est décédée et lui a parlé. C'est lors de cette période qu'elle a besoin de parler. Soyez à son écoute.
Rappelez-vous que ce que nous disons, faisons ou ne faisons pas, peut avoir des répercussions profondes et durables sur quelqu'un qui a perdu un proche (dans mon cas, mon enfant).
Ne centrez pas toutes vos préoccupations sur la façon dont vous aborderez la personne en deuil, sur le fait de ne pas en dire assez, d’en dire trop ou de dire des choses qui ne conviennent pas. La personne qui a perdu un proche a simplement besoin de votre empathie et de votre appui sincère.

L'agent de police Olmstead travaille au service de la police d'Edmonton et œuvre dans plusieurs unités d'intervention de la gestion de la recherche jusqu'aux opérations de vol. En 2004, le policier Olmstead a reçu le Prix de la contribution exceptionnelle en R-S remis par le Secrétariat national de R-S.

50 ans de R-S : L'évolution de l'Alberni Valley Rescue Squad
par Roy Buchanan

En 1955, la recherche impromptue d'un chasseur disparu dans les montagnes du centre de l'île de Vancouver a insufflé un élan permettant la création de l'Alberni Valley Rescue Squad.
Cinquante ans plus tard, l'escouade comporte maintenant 49 bénévoles qui ont reçu une formation sur la recherche et le sauvetage en milieu sauvage, dans les eaux intérieures et en milieu urbain.
Incorporé en août 1956 en tant que l'Alberni Valley Mountain Rescue Squad, le groupe fournit des services de R-S dans le district régional d'Alberni-Clayoquot, une région caractérisée par un terrain montagneux et accidenté.
Les membres fondateurs recueillent des fonds pour acheter l'équipement, incluant le baraquement de l'armée en forme de H que l'escouade utilise comme quartier général sur un terrain offert par la ville. Une camionnette 4x4 usagée, acquise en 1971 et modifiée en profondeur, sert de plateforme d’équipement et de centre de commandement pendant plus de 30 ans. Ce camion sert également d'ambulance d'urgence pour la vallée au cours des tempêtes d'hiver durant les premières années.
Étant donné qu'aucun organisme provincial ne supervise les opérations de R-S au sol pendant les années 50 et 60, l'escouade met au point ses propres tactiques et ses normes de formation et elle travaille en étroite collaboration avec la GRC.
Pendant plusieurs années, l'escouade  constitue le seul groupe de R-S au sol sur l'île de Vancouver. Appelée à intervenir environ une vingtaine de fois par année, l'escouade remplit des centaines de missions dans l'ensemble de la région, incluant des sauvetages dans les montagnes, sur les rivières et les lacs de l'intérieur, et sur les îles accidentées tout au long de la côte ouest de l'île de Vancouver.
Le tsunami de 1964 a constitué une opération majeure pour l'équipe. Les membres lancent immédiatement des opérations de sauvetage et collaborent avec les autorités locales pendant des jours. À la fin, on attribue le sauvetage de nombreuses vies à l’escouade.
Avec la création du Provincial Emergency Program (PEP) de la Colombie-Britannique dans les années 1970, l’escouade relève alors de sa compétence et prend le nom officiel d’Alberni Valley Rescue Squad.

Gamme étendue de compétences
Au début des années 90, l'escouade achète un terrain de la ville de Port Alberni et construit un nouveau bureau accompagné d'une salle de classe, d'une cuisine et d'une salle à dîner ainsi que d'un centre de communications.
Un canot pneumatique à réaction, un Zodiac de 6,4 mètres à coque rigide, sert aux opérations sur les rivières et les lacs et l’escouade achète un nouveau camion pour le commandement et l'équipement en 2005. On prévoit acheter deux VTT et un bateau pneumatique portable pour les petites rivières et les lacs éloignés.
Non seulement les membres de l'escouade participent à des sauvetages, mais ils offrent fréquemment du personnel de sécurité pour des activités communautaires et présentent le programme " Pour survivre, reste près d'un arbre " dans les écoles élémentaires.
L'escouade maintient des compétences en gestion de la recherche, une équipe de sauvetage par câble et une équipe de pistage. Plusieurs membres ont suivi la formation de sécurité nautique en eaux vives, en cas d'avalanches et la formation à la sortie d'un hélicoptère en vol stationnaire. La formation est offerte chaque semaine de septembre à juin.

M. Buchanan est chef de recherche auprès de l'Alberni Valley Rescue Squad.

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Date de modification : 2006-05-29

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