Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

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Vol. 16, No. 1
Hiver 2006

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Résumé du congrès SARSCÈNE 2006 à Gatineau

Cette année, plus de 650 délégués ont participé au congrès SARSCÈNE qui a eu lieu en octobre à Gatineau (Québec). Sur le thème « La force de notre communauté » on y a présenté de tout : des instructions d'expert sur le pistage, des recherches universitaires, des perspectives internationales sur la R-S en mer et des discussions sur le leadership, etc.

La 15e édition du congrès annuel a commencé le mercredi 4 octobre avec les Jeux de SARSCÈNE auxquels ont participé huit équipes canadiennes. Malgré la journée pluvieuse et brumeuse, le parc du Lac Leamy s'est avéré un excellent endroit pour la série d'épreuves de nœuds, de gestion de scène, de premiers soins et de gestion des recherches.

Les médias ont montré un grand intérêt pour le congrès SARSCÈNE et ont parlé des démonstrations et du salon professionnel au bulletin de nouvelles nationales.

À la fin de la journée, les équipes se sont réunies pour la cérémonie de remise des prix. L'équipe torontoise Heavy Urban SAR Unit a remporté la médaille d'or, leur deuxième en carrière! L'équipe de la Sûreté du Québec Est a terminé deuxième, suivie de l'équipe de la Sûreté du Québec Ouest. Les cinq autres équipes étaient celles de la Police régionale de York, de Parcs Canada, de la Newfoundland and Labrador Search and Rescue Volunteer Association, du groupe PEI Ground SAR et du groupe Greater Fundy Ground SAR. Félicitations à tous les participants et à ceux qui ont réussi à trouver le parc dans le brouillard pour voir les équipes à l'œuvre.

Comme toujours, les conférences étaient au cœur du congrès. Cette année, les conférenciers ont fourni une manne de renseignements aux délégués. La R-S maritime était bien représentée avec la simulation sur petite embarcation de Virtual Marine Technology, le programme de prévisions maritimes d'Environnement Canada et le lancement de la nouvelle vidéo sur la sécurité en kayak de mer par l'Agence Parcs Canada.

La Canadian Avalanche Association et le Centre des avalanches de Gaspé (Québec) ont présenté leurs recherches sur la sécurité en situation d'avalanche, y compris un nouveau modèle de prédiction très intéressant, appelé l'Avaluator.

L'ACRSA a célébré son 20e anniversaire par un hommage lors de la cérémonie d'ouverture, et les Forces canadiennes ont offert une excellente conférence sur le nouveau Commandement Canada. Le Bureau de la sécurité des transports a donné de l'information sur la sécurité des chercheurs sur les lieux d'écrasement d'un avion.

Dave Walker, de la police d'Hamilton, a partagé son savoir-faire en matière de R-S canine en offrant à nos délégués un atelier pré-congrès de même que des exposés durant le congrès.

La technologie était à l'honneur, avec un bon nombre d'organismes présentant des programmes de modélisation et mettant l'accent sur les questions d'interopérabilité des communications et d'autres équipements

Les délégués internationaux du Royaume-Uni, de l'Islande, des états-Unis, de la Nouvelle-Zélande et de l'Afrique du Sud ont présenté leurs perspectives de la R-S, illustrant ainsi les différentes façons de gérer la R-S et la perception du système canadien dans le reste du monde. L'Ambulance Saint-Jean a fait venir une délégation du Sri Lanka qui a passé plus de six mois au Canada pour y apprendre la planification et les interventions en cas d'urgence.

Le Secrétariat national de recherche et de sauvetage a présenté le processus de demande de financement au Fonds des nouvelles initiatives de R-S et a souligné les changements conceptuels apportés au programme. De nombreux délégués y ont assisté et plusieurs projets du FNI de R-S ont été mis en évidence pendant le congrès.

Salon professionnel

Cette année, plus de 50 exposants ont présenté leurs produits et services au congrès SARSCÈNE et ont eu le plaisir de rencontrer les délégués dans les allées du salon. Avec de nombreux nouveaux exposants, le salon de cette année a connu un grand succès et offrait de tout pour tous les goûts : des technologies de communication par satellite aux véhicules tout-terrain, en passant par des bottes confortables et des vêtements imperméables! Les heures d'ouverture accrues et les repas pris sur les lieux du salon ont donné aux délégués tout le temps de magasinage nécessaire!

Groupe de travail sur la prévention

Le SNRS a aussi tenu une réunion du Groupe de travail sur la prévention incluant une discussion ouverte sur les enjeux clés, comme la collecte de données et la mesure du changement de comportement, et une présentation de Cyndie Jones du renommé projet Adventure Smart de la Colombie-Britannique. Les participants représentaient un large éventail d'organismes et de ministères, notamment la GRC, le Conseil canadien de la sécurité nautique, le Centre canadien des avalanches, la Société de sauvetage, l'ACRSA, la Garde côtière auxiliaire canadienne, et d'autres. On envisage de réorganiser l'élément prévention sur le site Web du SNRS et de tenir une réunion d'une journée complète conjointement au congrès SARSCÈNE 2007.

Démonstrations de R-S maritime et aérienne

Photo par Ivan Hansen

Il ne pouvait pas faire plus beau pour les démonstrations extérieures! Les centaines de curieux ont passé leur après-midi du samedi les yeux rivés au ciel, absorbés dans le spectacle, les bruits et les éclaboussements des démonstrations des Forces canadiennes (FC) sur le lac Leamy.

Un navire de la Sûreté du Québec sur le lac et un aéronef des FC ont simulé le sauvetage d'une bateau en détresse. L'aéronef Hercules des FC parachutant les techniciens de R-S a connu un grand succès auprès de la foule. Un hélicoptère Griffon CH-146 des FC a ensuite fait du sur place au-dessus du bateau et hélitreuillé le technicien de R-S et sa « victime » à bord pour une évacuation subséquente.

Et quoi encore?

De retour au sol, un hélicoptère Bell 412 de la Sûreté du Québec a hélitreuillé une unité canine dans un secteur du parc pour rechercher un conducteur de delta-plane ayant frappé un arbre. Après avoir reçu les premiers soins, la victime et le chien ont été remontés à bord de l'hélicoptère.

Le beau temps, la foule, l'occasion de visiter les hélicoptères dans le parc, tout était en place pour une journée excitante à Gatineau.

Prix de R-S

Cette année, deux Prix de réalisation exceptionnelle en R-S ont été décernés lors de la cérémonie annuelle de remise de prix de SARSCÈNE.

Ian Cunnings de Coquitlam SAR

Ian Cunnings de Coquitlam SAR est éminemment respecté par ses pairs dans la communauté de la R-S de la Colombie-Britannique. Au cours des quinze dernières années, il a participé à presque toutes les opérations à grande échelle menées dans le sud-ouest de la C.-B. Qu'il s'agisse de vastes recherches d'enfants perdus en milieu urbain ou de sauvetages de randonneurs blessés en terrain boisé, montagneux ou d'avalanche, les connaissances et les qualités de chef d'Ian constituent un atout énorme pour chaque recherche.

Robert Petitpas, Garde côtière auxiliaire canadienne

Photo prise durant l'évènement de SARSCÈNE 2004

Le prix fut décerné à Mme Claudette Petitpas en honneur du travail accompli par son mari, Robert Petitpas qui est décédé en 2006.

Robert Petitpas s'est engagé dans la Garde côtière auxiliaire canadienne en 1981. En 2004, il est devenu le directeur général de la GCAC. À ce titre, il a signé avec Transports Canada et la Garde côtière canadienne un protocole d'entente qui démontrait leurs objectifs communs en matière de promotion de la sécurité nautique et de protection des intérêts des Canadiens en fait de sécurité maritime.

CERTIFICATS DE MÉRITE

Les personnes suivantes ont reçu des Certificats de mérite lors de la cérémonie annuelle de remise de prix de SARSCÈNE pour souligner leur engagement en R-S.

Rick Holmes

La Réserve de parc national Pacific Rim est l'une des régions les plus dangereuses et les plus éloignées du Canada, ce qui n'a pas empêché Rick Holmes, superviseur des gardes du secteur du sentier de la Côte-Ouest, d'en relever les défis pendant plus de 20 ans. Rick a fait preuve de qualités de chefs exemplaires en formant et en encadrant d'innombrables membres du personnel dans des domaines tels que la gestion d'une opération de sauvetage et l'utilisation de l'équipement. Dans une région où il y a en moyenne de 80 à 120 interventions de sauvetage annuellement, Rick a joué un rôle essentiel dans l'évaluation et la coordination des opérations de sauvetage en jaugeant les conditions météorologiques changeantes et l'état de la mer et en s'assurant que les besoins des patients sont satisfaits.

Neil Brewer

La saine administration de Neil Brewer lui vaut le respect de tous. Il prépare son équipe aux opérations sur le terrain de façon constante. Son leadership solide et son style de gestion méticuleux ont marqué la recherche et le sauvetage en Colombie-Britannique. Avec sa vive habileté à résoudre les problèmes, à mettre les plans en œuvre et à les mener au succès, Neil a la passion d'améliorer le sort de chacun. Son Programme d'interopérabilité des appareils radio a permis à 96 équipes de R-S de partout en C.-B. d'obtenir des trousses de radio et des mises à niveaux. L'apport de Neil à la R-S en C. B. est incommensurable. Cet homme se démarque comme leader, innovateur et mentor sans pareil.

Guy Lapointe

L'engagement de Guy Lapointe en recherche et sauvetage ne se limite pas aux humains; son amour pour ses amis à quatre pattes et les incroyables aptitudes des chiens ont poussé Guy à créer une unité canine de R-S en 1993. Cet organisme sans but lucratif, Sauvetage Canin des Laurentides, est l'un des groupes d'équipes cynophiles de R-S les plus réputés au Québec. Guy a participé à 42 opérations de recherche et de sauvetage au Québec, au Nouveau-Brunswick et aux états-Unis. En 2005 seulement, il a consacré 776 heures à la formation et a supervisé plus de 4 500 heures d'instruction à son groupe.

Mathieu Bourdon et Martin Desrosiers

Mathieu Bourdon et Martin Desrosiers ont créé en 2001 l'Organisme de prévention et de sécurité du kayak de mer, ou OPS Kayak de mer. Parrainé par Parcs Canada, l'organisme est le premier du genre au Québec. L'organisme offre des services éducatifs et de formation de grande qualité pour contribuer à prévenir les incidents sur l'eau. Plus de 2 300 kayakistes ont reçu de l'information à son centre. Quelques mois seulement après le lancement de l'organisation, le nombre d'incidents de kayak dans la Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan avait baissé de moitié.


Formation canine en R-S

Atelier Pré-Congrès sur la R-S Canine
Rubrique et photos par Ivan Hansen

La communauté de R-S était bien représentée à l'atelier de Dave Walker sur la R-S canine : trois policiers, huit bénévoles en R-S, un pompier et neuf chiens! Hetty Abma et Ray Lau, avec leurs chiens Ryker et Ace, prêtaient main-forte à l'instructeur Walker et son chien Wile E.

Le cours était axé sur la résolution de problèmes avec des chiens en service et visait à montrer aux nouveaux ce qu'il faut savoir.

Dave parle d'expérience. « Les gens commencent à entraîner un animal de compagnie à l'obéissance et à l'agilité et ils se demandent ensuite ce qu'ils peuvent faire d'autre. Ils pourraient s'intéresser au pistage et se demander si leur chien peut servir en R-S. Si le chien possède une motivation sans borne, ça pourrait fonctionner, mais la plupart des chiens se « dégonflent » À ce moment-là, les gens abandonnent ou bien ils trouvent un chien qui fait l'affaire. »

Les sujets de discussion abordés comprenaient le choix du maître-chien et du chien, l'équipement de formation, la formation de base et continue, la certification, les démonstrations publiques et le déploiement avec un corps de police.

Quelles sont les tâches d'une équipe canine? Elles comprennent le pistage, les recherches de secteur, d'article et d'immeuble, l'obéissance, l'agilité, la recherche en milieu aquatique et la recherche de cadavre. La formation a lieu en toute saison, en milieux urbain et rural, et autant sur la terre ferme que sur l'eau.

Dave Walker a également expliqué ce que l'on attend du partenaire à deux pattes! Le maître-chien doit être en santé, en forme, dévoué, passionné, motivé, positif et en mesure de suivre des instructions, et il doit avoir des habiletés en communications interpersonnelles. Il doit rechercher des indices et non la gloire!

« Une forte motivation est un facteur plus important que celui de la race » a précisé Dave. Mais quelles sont les meilleures races de chiens pour la R-S? Il s'agit des bergers allemands, des bergers hollandais, des malinois et… des races mélangées.

Les exercices nocturnes ont eu lieu au parc du Lac Leamy. On y a évalué la motivation des chiens; on a procédé à des recherches d'articles et des exercices d'obéissance et d'agilité. Des exercices de recherche en immeuble ont également été effectués dans un édifice de Travaux publics à Gatineau.

Lors des recherches de victimes, les équipes canines de Dave Walker peuvent s'aventurer plus loin, dans des secteurs où il ne serait peut-être pas pratique d'aller avec un chien policier. « Les chiens de R-S viennent complémenter les chiens de patrouille. »

En 2003, D. Walker a entraîné trois chiens de bénévoles pour aider les officiers de la police de Hamilton. Avec Hetty Abma et Ray Lau, Dave Walker a fondé les équipes canines bénévoles de la police de Hamilton. Les chiens sont certifiés selon les normes de la police de Hamilton.

Ivan Hansen est capitaine de pompier par intérim et journaliste indépendant en sécurité publique.

Note de l'auteur : Nous souhaitons remercier les agents Jean Bourdeau et François Brochu, de la police de Gatineau, qui nous ont servi de guides durant le congrès SARSCÈNE.


Première formation à l’échelle de la province au Québec

Week-end de formation pour les bénévoles du Québec

Dans les jours précédant le congrès SARSCÈNE 2006, la Sûreté du Québec (SQ) et l'Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage (AQBRS) ont tenu un week-end de formation au Camp Quyon (Québec) de la Fondation Tim Horton pour les enfants.

Le site exceptionnel et la qualité des formateurs invités ont permis d'attirer des centaines de bénévoles québécois.

La SQ a aussi profité de l'occasion pour honorer des bénévoles ayant grandement contribué à la R-S au Québec. M. Yves Duguay-Gagné de Recherche et Sauvetage Québec-Metro (RSQM) s'est vu présenter le timbre commémoratif de R-S de Postes Canada, en reconnaissance de son dévouement.

Ce week-end complet de présentations par la SQ, Parcs Canada, SERABEC et d'autres organismes a permis aux bénévoles du Québec de partager leurs connaissances et leurs expériences.

On a également remis un cadeau à Mme Claudette Petitpas en honneur du travail accompli par son mari, feu Robert Petitpas, ancien directeur général de la Garde côtière auxiliaire canadienne.

Ce week-end de formation provinciale était une première au Québec et son succès démontre qu'il existe une demande pour ce type d'événement. Les organisateurs, Yves Nadeau de l'AQBRS et Capt. René Marchand de la SQ, ont réuni des instructeurs de qualité pour rendre cette occasion de formation la plus utile possible.

Pour de plus amples renseignements sur ce week-end de formation, veuillez visiter le site Web de l'AQBRS : www.aqbrs.com/index_AQBRS_2006.htm.


La R-S en Nouvelle-Zélande

L'évolution de la R-S en Nouvelle-Zélande

Superficie : 268 680 km2,
103 737 miles2,
Population: 4 000 000,
Fuseau Horaire: TMG/UTC +12 ()

La Nouvelle-Zélande est un pays insulaire d'une beauté rare et austère : montagnes couronnées de glace, rivières au débit rapide et rudes littoraux côtoient des geysers sifflants et des boues bouillonnantes.

Avec sa géographie complexe, ses dangers naturels abondants et sa population clairsemée, la Nouvelle-Zélande a plusieurs caractéristiques communes avec le Canada. Se rappelant ces similitudes, le Conseil de recherche et de sauvetage (R-S) de la Nouvelle-Zélande a considéré le programme de R-S du Canada comme un modèle sur lequel fonder sa gestion des services de R-S.

Jean Murray, directeur exécutif du SNRS présente les timbres de Postes Canada commémorant la R-S à Duncan Ferner, administrateur du Secrétariat de R-S du New Zealand SAR Council.

Duncan Ferner, gestionnaire du Secrétariat de R-S pour le Conseil de R-S de la Nouvelle-Zélande, a donné un aperçu du système de son pays au congrès SARSCÈNE 2006. Parlant des défis météorologiques que doivent relever les chercheurs néo-zélandais, M. Ferner a expliqué : « Comme nous ne bénéficions pas d'un climat continental, en une même journée nous pouvons pratiquement connaître les quatre saisons. Combinez cela avec des fronts froids provenant de la plate-forme de glace de l'Antarctique, et vous vous retrouvez avec des changements météorologiques impressionnants qui placent randonneurs et chercheurs en position dangereuse. »

Le gouvernement du pays a également changé de manière radicale; après une période de gouvernance très libérale, l'administration de la nation est devenue très conservatrice et, ce faisant, a confié la R-S à des organismes contractuels et mis l'accent sur la responsabilité personnelle en ce qui a trait à la sécurité extérieure. Les services de R-S maritimes, aériens et terrestres recevaient leur financement de sources séparées et étaient administrés indépendamment les uns des autres.

Intervenir en R-S dans un tel pays représente tout un défi! En 2003, après un examen de la gouvernance de la R-S de la Nouvelle-Zélande, on a constitué le New Zealand Search and Rescue Council (Conseil de R-S de la Nouvelle-Zélande) et, après examen ultérieur, le Rescue Coordination Centre New Zealand (RCCNZ) (Centre de coordination de sauvetage). Le RCCNZ coordonne les interventions pour tous les incidents majeurs aériens et maritimes de la région.

La région de R-S de la Nouvelle-Zélande s'étend du milieu de la mer de Tasmanie jusqu'à mi-chemin du Chili; de l'Antarctique presque jusqu'à l'équateur; et comprend les îles Nioué, Tonga, Samoa, Tokelau et Cook. Durant sa première année d'opération (2004-2005), le RCCNZ a coordonné 871 interventions de R-S. Sa zone de responsabilité est l'une des trois plus grandes au monde, couvrant 1/12e des eaux de la planète.

En plus du Conseil de R-S, la Nouvelle-Zélande utilise un comité consultatif de R S pour traiter les enjeux techniques et fournir des conseils. Ses membres représentent un large éventail de champs d'intérêt : ministère de la Conservation (parcs nationaux); garde côtière (bénévoles); association de R-S au sol; association de l'industrie aéronautique; communications d'urgence radio amateurs; et organismes de sauvetage de surfistes.

Fédération de la garde côtière royale de Nouvelle-Zélande

La Garde côtière royale de Nouvelle-Zélande se compose entièrement de bénévoles. Alors que les unités sont dispersées dans tout le pays, en raison de l'absence de financement de la garde côtière, le gouvernement ne peut diriger les unités là où elles sont requises. Fonctionnant uniquement avec les fonds provenant de loteries annuelles, la garde côtière compte 1 800 membres qualifiés qui donnent leur temps, et fournissent bateaux et équipement personnel pour effectuer des interventions.

Aviation

Actuellement, il n'existe pas de services de R-S aériens en Nouvelle-Zélande. La force aérienne du pays ne fournit plus de services de R-S. Alors que six aéronefs (P3K Orions), propriété du gouvernement, sont disponibles 95 % du temps, il n'y a que quatre équipages et engagements opérationnels dans le golfe Persique. Duncan Ferner mentionne que le gouvernement a autorisé une importante mise à niveau des appareils électroniques et une amélioration des radios afin d'être à même de couvrir un spectre océanique plus large. Deux hélicoptères Huey sont également disponibles et en attente, mais ils ne disposent pas de treuil.

Le centre de coordination du sauvetage utilise les hélicoptères-ambulances d'une entreprise privée, ce qui signifie que les hélicoptères sont basés près de leurs pilotes, mais pas nécessairement près des zones d'activité intense.

« Il s'agit de l'une de nos plus grandes frustrations, a commenté M. Ferner. Tout ce qui vole dans la région est déployé pour participer au sauvetage, alors que d'autres hélicoptères sont en transit. Nous essayons d'obtenir de nouvelles ententes de niveau de service et nous effectuons des examens après chaque incident, mais pour le moment, il n'existe pas de plan stratégique pour repérer les ressources de R-S. »

R-S au sol

La police de Nouvelle-Zélande coordonne la R-S au sol. Avec des coordonnateurs de R-S compétents dans chaque district, la police intervient annuellement dans plus de 1 100 incidents de R-S terrestres et maritimes, travaillant souvent avec des groupes de bénévoles tels que la RNZCGF et les équipes de R-S au sol de Nouvelle-Zélande. Répondant à des appels concernant des randonneurs pédestres, des chasseurs et des plaisanciers en retard, la police est habituellement le premier point de contact pour les incidents de R-S ne comportant ni aéronef ni eaux côtières.

« Nous continuons d'évoluer, affirme M. Ferner. Mais maintenant que certains des aspects de base concernant les rapports et les structures sont établis, nous pouvons nous pencher sur des enjeux clés : déterminer les endroits où doivent s'établir les ressources en R-S; clarifier les rôles et responsabilités de toutes les instances; et nous assurer de pouvoir fournir des interventions de R-S efficaces dans toute la région. »

À la conférence sur la R-S au sol de Nouvelle-Zélande, en novembre, on a invité Mme Jean Murray, directeur exécutif du SNRS, M. Bob Koester, Ph.D., de Virginie (é.-U.), spécialiste du comportement des personnes perdues, et le Sgt Don Webster, de la Police provinciale de l'Ontario à donner un aperçu de la manière dont on gère et fournit les services de R-S en Amérique du Nord. La conférence, à laquelle ont participé 200 bénévoles, a été l'occasion d'expliquer pourquoi le Canada a connu autant de succès avec son programme de R-S. « La clé du succès canadien réside dans la collaboration sans faille entre tous les organismes concernés par la recherche et le sauvetage, a expliqué Mme Murray. La collaboration et la coordination sont les bases de notre succès. »

Prévention et diffusion

La campagne de sensibilisation au passage imminent des balises de détresse de 121,5 à 406 MHz, en 2009, constitue l'une des plus belles histoires de réussite de la Nouvelle-Zélande. Pour joindre les utilisateurs, on a lancé une campagne publicitaire très vigoureuse. « Alors que vous ne pouvez rendre illégal le fait de posséder une balise de 121,5 MHz, vous pouvez les empêcher de voler » a expliqué M. Ferner. D'ici le 1er juillet 2008, les aéronefs munis des vieilles balises de détresse seront interdits de vol en Nouvelle-Zélande.

Tourisme

Les admirateurs de Tolkien viennent en grand nombre visiter la Nouvelle-Zélande; ils perçoivent de plus en plus le pays comme étant le vert paradis des activités extérieures, ce qui a provoqué l'augmentation des incidents de R-S. Au cours des trois dernières années, le nombre des incidents de R-S au sol s'est accru de 61 %, et les incidents maritimes ont augmenté de 9 %. On s'attend à ce que ces chiffres continuent de croître en même temps que les touristes se font plus nombreux et qu'ils explorent une plus grande partie du territoire farouche de la Nouvelle-Zélande.


SAREX 2006

Par la capt. Nicole Meszaros

Les techniciens en R-S fourmillaient de partout lorsque s'est terminé l'exercice national de recherche et de sauvetage (SAREX) 2006 à la 22e Escadre de North Bay, le 29 septembre dernier, après une semaine d'intenses compétitions auxquelles ont participé des unités de R-S de tout le pays.

Le but du SAREX 2006 était d'aider les escadrons de R-S et les unités de l'Association civile de recherche et de sauvetage aériens (ACRSA) de tout le pays à travailler ensemble dans un environnement commun, de leur permettre d'évaluer leurs normes et leurs compétences.

Félicitations aux gagnants de cette année!

  • Prix pour l'esprit d'équipe – Ce prix est remis à l'unité ayant fait preuve du meilleur esprit de corps à toutes les étapes du SAREX : Unité de l'ACRSA de Yarmouth en Nouvelle-écosse
  • Trophée de R-S – Ce trophée est décerné à l'unité ayant obtenu le meilleur rendement dans l'épreuve de recherche : 413e Escadron de transport et de sauvetage de la 14e Escadre de Greenwood
  • Trophée Allison – Ce trophée est remis à l'équipe ayant obtenu le meilleur rendement dans l'épreuve de précision en parachutage : 417e, 439e et 444e Escadrons de soutien au combat de la 4e Escadre de Cold Lake, 3e Escadre de Bagotville et 5e Escadre de Goose Bay
  • Trophée Leslie L. Irvin – Ce trophée est décerné à la personne ayant obtenu le meilleur rendement à l'épreuve de parachutage : Sergent Kevin Bergquist, 417e Escadron de soutien au combat, 4e Escadre de Cold Lake
  • Trophée Sullivan – Ce trophée est remis à l'équipe ayant le mieux réussi l'épreuve médicale : 442e Escadron de transport et de sauvetage, 19e Escadre de Comox
  • Trophée de maintenance – Ce prix est remis à l'équipe ayant le mieux réussi lors de l'épreuve de maintenance : 413e Escadron de transport et sauvetage, 14e Escadre de Greenwood
  • Trophée Diamond – Ce trophée est décerné à l'unité ayant obtenu le meilleur rendement global pour les cinq épreuves : 424e Escadron de transport et de sauvetage, 8e Escadre de Trenton
  • Prix du technicien de R-S de l'année – Ce prix est décerné au technicien de R-S voté comme étant le meilleur de l'année par la Para Rescue Association of Canada : Caporal chef MacEachern, 413e Escadron de transport et sauvetage, 14e Escadre de Greenwood

L'an prochain, l'exercice national SAREX aura lieu à la 5e Escadre de Goose Bay, Labrador.


Un aperçu du congrès SARSCÈNE 2007

Le programme provincial de mesures d'urgence de la Colombie-Britannique en collaboration avec l'Association de recherche et sauvetage de la province (BCSARA) et le Secrétariat national de recherche et de sauvetage (SNRS) seront les hôtes conjoints de SARSCÈNE 2007 à Victoria du 17 au 20 octobre 2007.

Le thème de l'évènement, « l'esprit de la recherche et du sauvetage » incarne la coopération entre les organismes qui interviennent lors d'incidents qui se produisent dans les airs, au sol et en mer en Colombie-Britannique et un peu partout au Canada. Fort du succès des années précédentes, le congrès de 2007 sera un excellent forum qui permettra au personnel de R-S de souligner des pratiques exemplaires et de les partager.

Joignez-vous à nous pour le Congrès SARSCÈNE 2007 au Centre de conférence de Victoria (Victoria Conference Centre) situé au port de Victoria, près de l'Empress Hotel, un hôtel connu dans le monde entier.

Arrivez plus tôt et prolongez votre séjour afin de pouvoir profiter des différents sites et activités qu'offrent la région de Victoria, l'île de Vancouver et la province.

Jim McAllister, programme des mesures d'urgence de la Colombie-Britannique

 


 

Date de modification : 2004-02-22

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