Secrétariat national recherche et sauvetage / National Search and Rescue Secretariat Gouvernement du Canada

Skip all menus (access key: 2)Skip first menu (access key: 1)Menu (access key: M) English Contactez-nous Aide Recherche Site du Canada
Accueil Nouvelles initiatives de R-S Répertoire des organismes de R-S Balises de détresse Revue et Congrès SARSCÈNE
Qui nous sommes

 

Vol. 16, No. 3
Été / Automne 2007

version PDF
fichier: 4.07 MO*

numéros précédents

Dans ce numéro...
Nouvelles
Gens de R-S
Prix
Articles
Revue littéraire
Balises de détresse
Fonds des nouvelles initiatives de R-S


À propos de la revue SARSCèNE

Réactions

Idées d'histoire

 * Au sujet des documents
   en format PDF


 

 

ARTICLES


Cospas-Sarsat célèbre 25 ans d’aide à la recherche et sauvetage partout dans le monde

By le sous-lieutenant David Lavallée, Division aérienne du Canada, Affaires publiques

Lorsque les gens font leurs affaires partout dans le monde, voyageant en bateau, en avion, par train et en voiture, ils le font en toute confiance d’atteindre leur destination sains et saufs

Ce que la plupart ne réalisent pas, c’est qu’ils sont surveillés – ou plutôt écoutés – de loin au-dessus de leur tête, en cas de la possibilité lointaine que quelque chose tournera mal et qu’ils auront besoin d’aide.

Depuis un quart de siècle, le système satellitaire Cospas-Sarsat surveille la terre, « écoutant » les balises de détresse activées par les avions, les navires ou des personnes en détresse. Aujourd’hui, il a évolué pour devenir un réseau mondial de recherche et sauvetage (R-S) utilisé par un partenariat de 38 pays.

Cospas-Sarsat est un acronyme russe et anglais, Cospas signifiant « Cosmicheskaya Sistyema Poiska Avariynich Sudov » (système spatial pour la recherche de navires en détresse), et Sarsat signifiant « Search and Rescue Satellite-Aided Tracking » (dépistage de R-S assisté par satellite).

Depuis que le système est devenu opérationnel en 1982, Cospas-Sarsat fournit de l’information qui a contribué au sauvetage de plus de 20 530 personnes dans 5 752 situations de détresse.

« Le système voit réellement le monde entier », de dire le major Alain Tanguay du Centre canadien de contrôle des missions (CCCM) de la 8e escadre de Trenton. Le CCCM surveille les satellites de R-S et le réseau informatique qui reçoit et distribue toutes les données relatives aux balises de détresse de R-S au Canada.

Le système Cospas-Sarsat est le résultat d’une entente entre le Canada, les États-Unis, la France et l’ancienne Union soviétique. En service depuis 1982, la première utilisation opérationnelle du système s’est produite le 10 septembre de cette année-là lorsqu’un avion léger s’est écrasé au Canada. Grâce à la détection du système et au relais de la balise de détresse de l’avion, trois personnes ont été rescapées.

Le système Cospas-Sarsat

Photo par : Image original par NOAA-SARSAT

Fondamentalement, le système fonctionne lorsqu’une personne, un avion ou un navire en détresse active une balise de détresse sur l’une des trois fréquences établies – 121,5 MHz, 243 MHz ou 406 MHz. Un des satellites Cospas-Sarsat en orbite autour de la terre prend le signal et le transmet à un terminal local d’usager (TLU) qui traite le signal et le transmet à un Centre de contrôle des missions, comme celui au Canada, le CCCM.

D’après l’information reçue et le lieu de l’urgence, le Centre de contrôle des missions transmet le message à un Centre de coordination de sauvetage (RCC) qui dépêche une équipe de R-S sur place. Ici au Canada, il y a le CCCM à Trenton, trois Centres conjoints de coordination de sauvetage (JRCC) et deux sous-centres des opérations de sauvetage en mer (MRSC) pour répondre aux situations de R-S, qui sont traitées par la force aérienne et/ou la Garde côtière, qui ont des équipes de R-S en devoir 24 heures par jour, sept jours par semaine, toute l’année.

Bien que le processus puisse sembler compliqué, en réalité, il fonctionne très rapidement. « Lorsqu’il s’agit des opérations de R-S, l’élément décisif est la rapidité », de dire le major Tanguay. « Lorsqu’une situation d’urgence se produit, par exemple un écrasement d’avion ou un bateau piégé dans une mer difficile, les gens sont en détresse, ils sont en danger. Nous devons y dépêcher une équipe aussitôt que possible. L’information et la directive que nous recevons du système Cospas-Sarsat nous permettent d’y arriver. »

Il y a deux types différents de satellites utilisés par le système Cospas-Sarsat : le satellite géostationnaire de recherche et sauvetage (GEOSAR), qui est en orbite autour de la terre dans une position fixe par rapport à la surface, et le satellite en orbite basse terrestre de recherche et sauvetage (LEOSAR), qui fait le tour du globe en cercle.

Les satellites LEOSAR sont utilisés pour situer le lieu d’une urgence là où la balise de détresse transmet, ce que les satellites stationnaires GEOSAR ne peuvent faire. Cela peut présenter un défi lorsqu’un signal est reçu.

« Lorsque nous recevons un signal d’un satellite GEOSAR, le système ne peut pas offrir un lieu précis de la source de la balise », de dire le major Tanguay. « En conséquence, nous devons attendre qu’un satellite LEOSAR passe au-dessus et la situe. Malheureusement, cela ajoute du temps précieux quant à notre capacité de répondre rapidement à l’urgence. »

Il y a toutefois une solution. La clé réside dans les trois fréquences utilisées par les balises de détresse. Les signaux 121,5 MHz et 243 MHz permettent de communiquer avec les satellites, mais parce qu’ils sont de fréquences analogues, ils ne peuvent pas transmettre beaucoup d’information.

Cependant, les balises de détresse qui emploient la fréquence 406 MHz utilisent un signal numérique, ce qui signifie qu’ils peuvent inclure une grande quantité de données dans leur signal. Cela peut comprendre les coordonnées d’un système de positionnement global (GPS), qui donne au Centre de contrôle des missions une localisation plus précise d’une urgence, ainsi qu’un numéro d’identification de balise. Enregistré dans la base de données nationale, ce numéro peut dire au Centre de contrôle des missions le type d’avion ou de bateau impliqué dans l’urgence, et combien de personnes peuvent se trouver à bord.

C’est pour cette raison que le 1er février 2009, le système Cospas-Sarsat commencera à surveiller la fréquence 406 MHz seulement.

« Le signal 406 MHz peut nous offrir beaucoup plus d’information sur l’urgence, comme l’emplacement du site grâce au GPS et le type d’avion ou de bateau en cause, ce qui peut également indiquer combien de personnes peuvent être en danger », de dire le major Tanguay. « Cela se traduit à une intervention plus rapide et mieux préparée aux situations d’urgence. »

Bien que la transition au signal 406 MHz pose certains défis, particulièrement si les numéros d’identification de balise de détresse ne sont pas enregistrés dans la base de données, finalement, il permettra mieux au système de sauver des vies.

« Plus nous avons d’information dans une situation d’urgence, mieux c’est », d’ajouter le major Tanguay. « Je pense que le système Cospas-Sarsat continuera de nous aider pendant longtemps à cet égard. »


Le sous-lieutenant intérimaire David Lavallée est un agent des affaires publiques aspirant qui travaille à la section des affaires publiques de la 1ère division aérienne canadienne de la Région canadienne du NORAD au quartier général de Winnipeg (Manitoba).

Table des matières  Table des matières

 


 

Date de modification : 2008-01-03

Haut de la page Avis importants