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ARTICLES
Le Camp de survie en eaux froides : Si Darcy St. Laurent n’est pas à l’abri d’une noyade en eaux froides, vous ne l’êtes pas non plus!Ted Rankine, Play Safe Productions Je vous présente Darcy St. Laurent. Il est un vétéran des Forces canadiennes hautement décoré (Étoile du courage et Médaille de la bravoure). Il a occupé des postes de génie de combat, nageur de combat, parachutiste de l’armée, technicien en neutralisation des explosifs et munitions, et d’agent de maintien de la paix de l’ONU au Cambodge et en Bosnie. Il est actuellement aussi un technicien en recherche et sauvetage et un membre clé de l’équipe de la portion North Pole (pôle Nord) de Save the Poles 2010, une expédition sans précédent vers les sommets, fond et toit du monde visant à favoriser une prise de conscience sur le réchauffement climatique, établir des stratégies de défense visant la réduction des émissions de carbone et recueillir des données scientifiques pertinentes destinées aux scientifiques qui étudient les changements qu’il nous faut apporter. Darcy est l’un des neuf Canadiens qui se sont portés volontaires pour une mission très spéciale. Cette mission ne devait pas être classifiée ou secrète; il s’agissait plutôt d’un projet qui serait publicisé auprès de millions de Canadiens. La mission : nager dans les eaux froides du lac Simcoe à la fin du mois d’avril, tout juste après la fonte des glaces. Le projet a été nommé Camp de survie en eaux froides. Le Camp de survie en eaux froides a été élaboré pour aider à éduquer le public en ce qui concerne les risques liés à une immersion en eau froide. L’idée derrière le projet était de recruter de solides volontaires disposant de connaissances relatives à l’eau froide et de voir leurs réactions en demeurant dans l’eau froide pour un certain temps. Le but : démontrer que, sans égard à vos connaissances, votre expérience ou votre condition physique, le dénominateur commun de la survie en eaux froides est le port d’un gilet de sauvetage. D’autres volontaires de partout au pays se sont joints à Darcy. Parmi ces volontaires se trouvaient les suivants : Mike Brako, agent d’exécution de la marine pour la ville de Winnipeg, Alice Musto, qui a travaillé sur la côte ouest dans une entreprise d’affrètement nautique à Comox, en C.-B., Ryan Lewis, agent de police de Sydney, en Nouvelle-Écosse, Eric Cartlidge, moniteur de voile (parmi d’autres tâches) chez Ontario Sailing, Krista deShane qui travaille à la GCC, Région du Centre et de l’Arctique dont le siège social est à Sarnia, en Ontario, Antoine Ouellon, qui travaille auprès de la Société de sauvetage, à Montréal, Ginette Traversy, une pompière et agente d’éducation en plein air d’Edmonton et Chris Berneche, un spécialiste en sauvetage de la GCC de Belleville, en Ontario.
Au centre des activités du camp de survie se trouvait Gordon Giesbrecht (alias « Professor Popsicle »), professeur en thermophysiologie de l’Université du Manitoba. M.Giesbrecht, expert de renommée mondiale sur l’immersion en eaux froides, fournissait de l’information et des connaissances approfondies sur les effets de l’eau froide à mesure que les participants du camp de survie vivaient l’expérience directement. Lors du Camp de survie en eaux froides, la température de l’eau n’était que de sept degrés Celsius et pendant deux jours, les participants du camp de survie se sont mouillés et ont eu froid pour démontrer ce qui arrive à des personnes intelligentes et en bonne condition physique lorsqu’elles se retrouvent plongées dans l’eau froide. Les participants ont pris part à une variété d’exercices dont une activité d’endurance (nager jusqu’à l’épuisement), des tests d’incapacité causée par le froid et des exercices de natation permettant de comparer le rendement des participants, avec et sans gilet sauvetage. Deux des participants, Éric et Antoine, sont restés dans l’eau glacée pendant près d’une heure pour expérimenter et démontrer les effets d’une légère hypothermie. En plus des activités dans l’eau, M. Giesbrecht a présenté une séance en classe visant à mieux informer les participants au sujet des expériences menées et de leur fournir des renseignements constructifs sur les meilleurs moyens de survivre à une immersion dans l’eau glacée. Dans le cadre de la formation offerte, la légende du temps qui s’écoule avant de souffrir d’hypothermie a été démystifiée. Plusieurs personnes croient que cinq à dix minutes suffisent pour souffrir d’hypothermie, mais ce n’est pas la réalité. En fait, la mort n’est pas nécessairement causée par l’hypothermie, mais souvent par certains des premiers effets d’une immersion en eaux froides. En classe, M. Giesbrecht a présenté le Principe 1-10-1, qui catégorise avec exactitude ce qui se produit lorsqu’une personne est immergée dans l’eau froide.
Toutefois, le Camp de survie en eaux froides ne se limitera pas seulement qu’à l’eau. Les résultats seront présentés lors d’un spécial télévisé d’une heure que l’on pourrait qualifier de rencontre entre « Facteur de risque » et « Les Stupéfiants ». Les réseaux du Canada sont enthousiastes à l’idée de produire l’émission (en français et en anglais) dont la diffusion débutera à l’automne 2008 et se poursuivra en 2009. Un site Web (www.coldwaterbootcamp.com) qui contient de nombreux renseignements et des séquences vidéo fait aussi partie du projet. Des copies sur DVD de la version de 30 minutes du spécial télévisé, ainsi qu’une version plus courte créée pour une utilisation en classe et quatre interstitiels (brefs éditoriaux sur des sujets spécifiques en rapport avec l’immersion en eaux froides pour usage lors d’expositions, en classe, etc.) sont disponibles sur le site Web. Le Camp de survie en eaux froides est au nombre des projets du Fonds des nouvelles initiatives du Secrétariat national de recherche et de sauvetage et il a été créé en partenariat avec le Bureau de la sécurité nautique de Transports Canada, le Conseil canadien de la sécurité nautique, Play Safe Productions et d’autres organismes, dont la Garde côtière canadienne, la Région du Centre et de l’Arctique, la Police provinciale de l’Ontario, Helly Hansen, Rescue 7, la York Region Police Marine Unit, Georgina Fire and Rescue et le York Region’s Emergency Medical Services, pour n’en nommer que quelques-uns. À noter de façon particulière, la contribution d’un de nos partenaires : la Société de sauvetage. Elle a produit une affiche sur le sujet de l’immersion en eaux froides qui a été apposée dans les centres commerciaux, les abribus et sur d’autres sites extérieurs médiatisés. L’affiche vise à diffuser un message sur la sécurité liée à l’immersion en eaux froides (sur le port du gilet de sauvetage) et à inviter les gens à visiter le site Web. La Société de sauvetage, qui a implanté le capital de démarrage du programme d’abord en Ontario, a été secondée par son partenaire, Pattison Outdoor, puis par d’autres bureaux régionaux de la Société de sauvetage dans d’autres régions du Canada. L’espace extérieur médiatisé occupé par l’affiche diffusant un message sur la sécurité en eaux froides devrait, d’ici la fin de l’année, représenter une valeur de plus d’un demi-million de dollars. Ted Rankine est le catalyseur derrière le projet Cold Water Boot Camp. Son entreprise, Play Safe Productions, se spécialise dans les façons novatrices de communiquer des messages sur la sécurité. Membre actif du Conseil canadien de la sécurité nautique, Ted est aussi l’ancien président, directeur de la campagne de la Semaine de promotion de la sécurité nautique du Conseil canadien de la sécurité nautique et il siège auprès de divers comités.
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