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Santé et sécurité au travailÀ contre coups (2e partie) Défis de la formation relative au travail de type aventure Chiropraticiens : pour aider ceux qui aident les autres
L’équipement, la formation et l’expérience sont certes des éléments cruciaux pour assurer la sécurité lors de sauvetages par câble et de recherches au sol, mais la communication claire entre les membres d’une équipe est également essentielle à des opérations efficaces et sans blessures. Plusieurs bénévoles malentendants et sourds hésitent à informer les membres de leur équipe qu’ils ont besoin d’une aide supplémentaire pour assurer une communication efficace entre eux et les autres membres. Parmi les situations les plus intimidantes auxquelles doivent faire face les professionnels de la santé et bénévoles en sauvetage amateur lors d’interactions avec d’autres membres d’une équipe de sauvetage se trouvent les suivantes : i) un membre d’une équipe doit annoncer à un sauveteur bénévole sourd que le chef d’équipe lui a demandé de ne plus travailler avec ce dernier puisqu’il ne croit pas que ce partenariat est avantageux; ou ii) un chef d’équipe dit aux personnes qui apprennent à devenir sauveteurs d’éviter de toucher à l’équipement puisqu’ils pourraient se mettre en situation périlleuse. Souvent, les personnes malentendantes et sourdes craignent que le chef d’équipe ne tente de dissuader les bénévoles qui entendent de faire équipe avec elles. Cela risque davantage de se produire si le chef d’équipe est avisé de l’existence d’une piètre communication par le membre qui entend plutôt que par le membre malentendant. C’est pour cette raison que les nouveaux sauveteurs malentendants ou sourds doivent remettre à leur chef d’équipe une lettre d’avis de communication efficace faisant état de leur condition, des résultats de leur évaluation auditive et de recommandations visant à faire en sorte que tout se passe bien. Il est aussi important de comprendre que plusieurs réactions sont habituellement engendrées par un manque d’information. La plupart des chefs d’équipe, même ceux qui travaillent régulièrement avec des personnes ayant des besoins particuliers, affirment ne pas savoir comment communiquer avec les personnes malentendantes ou sourdes. D’autres peuvent ne jamais avoir communiqué (paroles ou signes) ou même rencontré un sauveteur amateur malentendant ou sourd au cours de leur carrière. Pour plusieurs, la profession de la recherche et du sauvetage relève du mystère et de la mésinformation. Le fait de fournir des renseignements objectifs et précis avantagera, avec le temps, tous les membres d’une équipe de sauvetage. Les sauveteurs malentendants et sourds qui ont dû faire face à de telles situations donnent les conseils suivants :
La mauvaise communication entre les membres d’une équipe pourrait être grandement réduite en rendant l’utilisation du langage oral et gestuel obligatoire. Par exemple, lors d’un sauvetage par câble, un travailleur à l’entraînement pourrait être assureur pour un grimpeur de première cordée pendant que le second travailleur à l’entraînement observe la descente de 400 pieds du grimpeur de première cordée. Le second travailleur à l’entraînement peut fournir des directives au grimpeur de première cordée oralement et par des signes pour compenser les conditions, par exemple la distance, qui rendent l’audition difficile. Le premier travailleur à l’entraînement (assureur pour le grimpeur de première cordée) peut regarder et écouter les directives du deuxième travailleur à l’entraînement qui observe la descente du grimpeur de première cordée sur le côté de la falaise. L’apprentissage des bases du sauvetage par câble à Rattlesnake Point, une falaise située à 30 kilomètres au sud de Toronto, en Ontario, est au nombre de mes expériences de formation en sauvetage. Le défi de cette opération fut pour moi de suivre ce cours en plein air sans entendre quoi que ce soit. En tant que chiropraticienne sourde, je dois vivre avec une déficience auditive qui fluctue constamment. Pendant cinq ou six mois, je peux entendre parfaitement au moyen de mes appareils auditifs, puis mon audition peut être totalement « nulle » pour le reste de l’année, ce qui me force alors à dépendre de la lecture labiale et du langage corporel pour communiquer. Ce que j’ai préféré de cette expérience était de voir les autres membres de mon équipe de sauvetage utiliser des signaux manuels pour communiquer avec moi pendant que je leur offrais des soins chiropratiques dans le cadre de leur formation quotidienne.
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