CHANGEZ AU 406
Maximiser votre filin de sécurité qui vous relie à la survie :
L’importance d’enregistrer les balises de détresse émettant sur 406 MHz
Par le personnel du SNRS
« Désirez-vous vous enregistrer maintenant ou plus tard? »
Tous ceux qui ont installé un programme informatique
ont vu un message de ce genre s’afficher sur leur écran. Ou
encore ils ont trouvé l’une de ces petites cartes d’enregistrement
des fabricants dans le fond de la boîte après avoir déballé
un nouveau grille-pain, une nouvelle caméra ou une nouvelle
souffleuse à neige. Toutefois, à moins qu’une garantie ne soit en
cause, nous avons souvent tendance à ignorer ou à remettre à
plus tard – parfois indéfiniment – ce processus d’enregistrement.
Les balises de détresse qui fonctionnent sur une fréquence
spécialisée de 406 MHz sont elles aussi vendues avec des
formulaires d’enregistrement. Il est dangereux d’ignorer ces
formulaires, de les remettre à plus tard ou de les oublier. En fait,
il en va du meilleur intérêt des propriétaires de s’enregistrer
immédiatement auprès du Registre canadien des balises de
détresse émettant sur 406 MHz (http://beacons.nss.gc.ca), avant
même que leur balise de détresse ne soit installée dans leur
avion ou leur navire, ou mise en réserve en attendant leur
première aventure.
Qu’y a-t-il de si spécial au sujet des balises
de détresse émettant sur 406 MHz?
Identité unique
La génération plus ancienne de balises de détresse qui
fonctionnent sur une fréquence spécialisée de 121.5 ou
de 243 MHz est constituée d’appareils analogiques. Leurs
signaux sont anonymes et ne donnent aucune information au
sujet de la nature de la détresse ou même s’il y a réellement
une situation de détresse. La plus grande majorité des alertes
reçues par le système de recherche et de sauvetage sur les
fréquences de 121.5 MHz et de 243 MHz s’avèrent être de
fausses alertes, souvent après que de précieuses ressources
de sauvetage aient été déployées pour mener une enquête.
Grâce à la capacité des balises de détresse émettant sur 406 MHz
et du système COSPAS-SARSAT d’accepter et de traiter des
messages numériques, chaque balise de détresse émettant
sur 406 MHz peut être identifiée de façon distincte. Si elle est
bien enregistrée, elle peut être jumelée à un avion, à un navire
ou à une personne en particulier. Les responsables de la
recherche et du sauvetage (R-S) peuvent alors entrer en
communication avec les personnes-ressources inscrites au
dossier d’enregis trement pour les cas d’urgence. Ceci facilite
la résolution des fausses alertes par un simple appel
téléphonique, permettant ainsi de garder les ressources de
sauvetage en réserve pour de véritables situations de
détresse. Dans le cas d’une urgence réelle, le fait de pouvoir
communiquer avec les personnes-ressources peut donner au
contrôleur du sauvetage des renseigne ments importants au
sujet de l’avion, du navire ou de la personne en détresse,
pendant même que le système de satellites calcule sa position.
À titre d’exemple, une situation d’urgence impliquant un
traversier nécessitera le déploiement d’un plus grand nombre
de ressources qu’un incident impliquant un voilier avec un
équipage de cinq personnes.
Capacité de localisation plus rapide
Une balise de détresse émettant sur 406 MHz dûment
enregistrée peut rendre les efforts de sauvetage plus efficaces
d’autres façons également. Si une balise de détresse émettant
sur 406 MHz est équipée de façon à transmettre les données
de navigation d’un Système mondial de localisation (GPS), sa
position sera reçue presque immédiatement par les satellites
géostationnaires COSPAS-SARSAT. Ceci enlève certainement
la partie « recherche » de la recherche et du sauvetage.
Toutefois, si une balise de détresse émettant sur 406 MHz ne
possède pas de capacité de GPS, sa position est calculée par
les satellites à orbite basse COSPAS-SARSAT qui passent
au-dessus. Le premier survol du satellite génère initialement
deux positions : la position actuelle ou « réelle » de la balise de
détresse et un emplacement miroir qui pourrait se trouver à
plusieurs centaines ou à plusieurs milliers de kilomètres plus
loin. Avec les balises de détresse plus anciennes émettant sur
121.5 MHz, les responsables du sauvetage doivent attendre
le survol d’un deuxième satellite pour confirmer la position
qui est la bonne. Toutefois, une balise de détresse émettant
sur 406 MHz dûment enregistrée peut aider à éliminer cette
ambiguïté presque immé diatement. Si, par exemple, une
alerte d’un émetteur de localisation d’urgence (ELT) émettant sur
406 MHz est enregistrée pour un petit avion normalement basé
à Sherbrooke, au Québec, les efforts de sauvetage peuvent
être concentrés sur les coor données les plus proches de
cet emplacement plutôt que sur la position de l’image miroir
moins probable, 1 800 kilomètres au sud-est dans le milieu de
l’océan Atlantique. Si une balise de détresse émettant sur 406
MHz n’est pas enregistrée, un temps précieux peut être perdu
pendant que les responsables du sauvetage attendent
d’obtenir la position réelle déterminée par des survols
successifs du satellite.
Information personnalisée sur la R-S
Finalement, un propriétaire de balise de détresse a la possibilité
d’ajouter toute information additionnelle à son dossier qu’il juge
pouvoir contribuer à une opération de R-S. Les renseignements
sur l’itinéraire peuvent s’avérer très utiles. Par exemple, le dossier
d’une balise de localisation personnelle (BLP) peut contenir
les renseignements suivants : « Rivière Moose, ON : Sera l’un
des quatre canots voyageant entre Moose River Crossing et
Moose Factory du 17 au 23 juillet 2008 ».
Dans un cas réel, le propriétaire de la BLP a inclut dans
l’enregistrement de sa balise de détresse qu’il était un diabétique
insulinodépendant. Lorsqu’il s’est retrouvé en fâcheuse position
dans l’arrière-pays et qu’il a dû utiliser sa balise de détresse,
l’unité de sauvetage dépêchée sur les lieux connaissait déjà
ses antécédents médicaux.
Quelles sont les conséquences qui découlent
du défaut d’enregistrer une balise de
détresse émettant sur 406 MHz?
Une balise de détresse émettant sur 406 MHz non enregistrée
limite la capacité des responsables de la R-S de mener une
enquête et de répondre à une alerte de façon efficiente et efficace
parce que, sans l’information contenue dans l’enregistrement,
les responsables du sauvetage ne seront pas en mesure
de déterminer :
- quel navire, avion et/ou personne est en détresse;
- où est habituellement basé le navire, l’avion ou la personne;
- qui en est le propriétaire et de quelle façon il est possible
de communiquer avec lui;
- si l’alerte est une véritable situation de détresse ou s’il s’agit
d’une fausse alerte.
Un temps précieux peut être perdu et, dans le cas d’une fausse
alerte, des ressources de sauvetage peuvent être déployées
inutilement.
Malheureusement, le nombre d’alertes provenant de balises
de détresse émettant sur 406 MHz non enregistrées qui ont
été reçues par le Centre canadien de contrôle des missions
de Trenton, en Ontario, suggère que jusqu’à 40 pour cent de
toutes les balises de détresse émettant sur 406 MHz utilisées
au Canada ne sont pas enregistrées. Dans le cas des balises
de détresse de l’aviation et de la marine, ceci contrevient à la
Loi sur l’aéronautique et à la Loi sur la marine marchande du
Canada, 2001, respectivement.
Principales choses à retenir lors
de l’enregistrement
- Enregistrez toujours votre balise de détresse immédiatement après l’achat, peu importe si vous la mettez
ou non en service immédiatement. (Les fausses alertes
se produisent souvent avant ou durant l’installation.)
- Assurez-vous de toujours respecter les règlements
concernant le codage – ces règlements sont là pour
vous protéger.
- Assurez-vous que l’information de votre balise de
détresse soit à jour et exacte. (Les renseignements
confus ou trompeurs pourraient causer des retards.)
|
Quelles sont les conséquences qui
découlent de l’enregistrement incorrect
ou incomplet d’une balise de détresse
émettant sur 406 MHz?
Un enregistrement de balise de détresse incorrect ou incomplet
peut également diminuer l’efficacité d’une intervention de R-S –
parfois de façon très grave. Voici quelques exemples de
conséquences d’un enregistrement incorrect ou incomplet :
- Un navire équipé d’une radiobalise maritime de localisation
de sinistres (RLS) est repeint avec un nouveau schéma de
couleurs bleu et vert. Le propriétaire omet de mettre à jour la
description du navire dans le registre des balises de détresse
qui indique qu’il est rouge et blanc. Lorsque la RLS est
déc lenchée quelques mois plus tard alors que le navire
commence à prendre l’eau, les unités de sauvetage
reçoivent une description périmée, ce qui cause une
confusion durant la recherche.
- Un avion est vendu à un nouveau propriétaire mais le
dossier d’enregistrement de l’émetteur de localisation
d’urgence (ELT) émettant sur 406 MHz n’est pas mis à
jour. Lorsque l’avion s’écrase tard dans la nuit, du temps
est perdu et des renseignements potentiellement utiles
manquent alors que le centre de sauvetage centre
communique avec les personnes-ressources d’urgence
de l’ancien propriétaire.
- Une RLS est retirée d’un bateau de pêche de la flotte
d’un propriétaire et réinstallée dans un autre. Toutefois,
le propriétaire omet de changer le nom du navire et
l’information dans le registre de la balise de détresse.
Lorsque la RLS se déclenche dans une situation d’urgence,
le centre de sauvetage fait des appels, cherchant le navire
original, mais apprend qu’il est en sécurité au port. Cette
information contradictoire retarde les efforts de sauvetage
du navire réellement en détresse.
| Comparaison entre l’information de base immédiatement disponible pour le système
de R-S, selon le statut et le type d’enregistrement de la balise de détresse : |
Balise de détresse 121.5 /
243 MHz
(ne peut être enregistrée) |
Balise de détresse émettant sur 406 MHz non enregistrée |
Balise de détresse émettant sur 406 MHz enregistrée |
?
(assumée être un ELT;
puisque les RLS et les BLP
émettant sur 121.5/243
ne sont plus légales
au Canada) |
- Type de balise de détresse
(ELT, RLS ou BLP)
- Code du pays
- Numéro de série de la balise
de détresse (RLS ou BLP) ou
identificateur de l’avion (ELT)
- Information sur le lieu, si
équipée d’un GPS
|
- Type de balise de détresse
(ELT, RLS ou BLP)
- Code du pays
- Numéro de série de la balise
de détresse (RLS ou BLP) ou
identificateur de l’avion (ELT)
- Information sur le lieu, si
équipée d’un GPS
- Type d’avion ou de navire
et description (pour l’ELT
ou la RLS)
- Renseignements sur le
propriétaire, y compris
les personnes-ressources
- Personnes-ressources
de remplacement en cas
d’urgence
- Renseignements additionnels
(p. ex. itinéraire spécial ou
autres notes)
|
Quelques notes sur le codage
de la balise de détresse
En plus d’enregistrer adéquatement leurs balises de détresse
émettant sur 406 MHz, les Canadiens doivent également
s’assurer qu’ils achètent des balises de détresse qui sont
codées pour le Canada. Le processus de codage est habituellement effectué par le fabricant ou un représentant désigné
du service à la clientèle.
Les Canadiens devraient d’abord et avant tout utiliser des
balises de détresse qui sont adéquatement codées parce
que lorsqu’une alerte de balise de détresse est détectée
la première fois par le système COSPAS-SARSAT, elle est
dirigée vers le pays où la balise de détresse est codée
pendant qu’une position finale est calculée. Bien que les
données de l’alerte soient partagées de façon très efficace
entre les pays participant au système COSPAS-SARSAT,
ce dernier est encore plus efficace si les alertes des
balises de détresse canadiennes sont dirigées directement
au Centre canadien de contrôle des missions de Trenton.
Seules les balises de détresse codées au Canada peuvent
être enregistrées dans le Registre canadien des balises de
détresse émettant sur 406 MHz.
Si vous avez en votre possession une balise de détresse codée
aux États-Unis ou à l’étranger, vous pouvez la retourner au fabricant ou à un représentant désigné du service à la clientèle afin
qu’elle soit codée à nouveau pour le Canada. Des frais sont
rattachés à ce service, habituellement de l’ordre de 75 $ US,
plus les frais de port et de manutention. Bien qu’il soit
possible d’enregistrer une balise de détresse codée aux États-Unis dans le Registre américain des balises de détresse
émettant sur 406 MHz, les enregistrements à l’extérieur
du pays sont fortement déconseillées tant pour des raisons
administratives qu’opérationnelles.
Est-ce que ma balise de détresse émettant sur 406 MHz est canadienne? |
 |
Le code d’identification à 15 chiffres ou « Code hexadécimal » d’une
balise de détresse canadienne émettant sur 406 MHz débute par l’un
des préfixes suivants : |
278 279 A78 A79 |
Le tableau suivant résume les exigences du codage et de l’enregistrement pour chaque type
de balise de détresse.
| Type de balise de
détresse émettant
sur 406 MHz |
Exigences du codage
(complétées par le fabricant
ou le représentant) |
Exigences de l’enregistrement
(complétées par le propriétaire
de la balise de détresse) |
| Émetteur de localisation
d’urgence (ELT) |
Doit être codée pour le Canada et codée
avec l’identificateur unique de 24 bits de
l’avion de l’Organisation de l’aviation civile
internationale (OACI) (émis par Transports
Canada et affiché en ligne dans le Registre
canadien de l’aviation civile).
|
Doit être enregistrée par le propriétaire
(ou la personne désignée) auprès du
Registre canadien des balises de détresse
émettant sur 406 MHz.
Il est fortement recommandé d’effectuer
une vérification annuelle des données
de l’enregistrement. |
| Radiobalise maritime de
localisation de sinistres (RLS) |
Aucune personnalisation additionnelle
requise mais la balise de détresse devrait
arriver de chez le fabricant déjà codée
pour le Canada et codée avec le numéro
de série de la RLS.
|
Doit être enregistrée par le propriétaire
(ou la personne désignée) auprès du
Registre canadien des balises de détresse
émettant sur 406 MHz.
Il est fortement recommandé d’effectuer
une vérification annuelle des données
de l’enregistrement. |
| Balise de localisation
personnelle (BLP)* |
Aucune personnalisation additionnelle
requise mais la balise de détresse devrait
arriver de chez le fabricant déjà codée
pour le Canada et codée avec le numéro
de série de la BLP.
* inclut les balises de détresse de « survie »
ELT(S) ou RLS(S) qui sont portatives et
qui ne sont pas nécessairement reliées
à un avion ou à un navire particulier. |
Doit être enregistrée par le propriétaire
(ou la personne désignée) auprès du
Registre canadien des balises de
détresse émettant sur 406 MHz.
Il est fortement recommandé d’effectuer
une vérification annuelle des données
de l’enregistrement. |
Comment enregistrer votre balise de détresse émettant sur 406 MHz :
Il existe plusieurs façons d’enregistrer une ELT émettant sur 406 MHz :
- en ligne (24/7), à l’adresse suivante : www.canadianbeaconregistry.forces.gc.ca/
- en télécopiant le formulaire d’enregistrement au numéro suivant : 1-877-406-FAX8 (1-877-406-3298)
- en postant le formulaire d’enregistrement au Registre canadien des balise, 8e Escadre, C.P. 1000 Succ. Forces Astra, ON K0K 3W0
- en téléphonant au Registre canadien des balise au numéro 1-877-406-SOS1
(1-877-406-7671), entre 8 h 30 et 16 h 30 (heure de l’Est)
- en envoyant un courriel à l’adresse : cbr@sarnet.dnd.ca
Table des matières
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