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Vol. 17, No. 3
décembre 2008

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CHANGEZ AU 406


Maximiser votre filin de sécurité qui vous relie à la survie :
L’importance d’enregistrer les balises de détresse émettant sur 406 MHz

Par le personnel du SNRS

« Désirez-vous vous enregistrer maintenant ou plus tard? » Tous ceux qui ont installé un programme informatique ont vu un message de ce genre s’afficher sur leur écran. Ou encore ils ont trouvé l’une de ces petites cartes d’enregistrement des fabricants dans le fond de la boîte après avoir déballé un nouveau grille-pain, une nouvelle caméra ou une nouvelle souffleuse à neige. Toutefois, à moins qu’une garantie ne soit en cause, nous avons souvent tendance à ignorer ou à remettre à plus tard – parfois indéfiniment – ce processus d’enregistrement.

Les balises de détresse qui fonctionnent sur une fréquence spécialisée de 406 MHz sont elles aussi vendues avec des formulaires d’enregistrement. Il est dangereux d’ignorer ces formulaires, de les remettre à plus tard ou de les oublier. En fait, il en va du meilleur intérêt des propriétaires de s’enregistrer immédiatement auprès du Registre canadien des balises de détresse émettant sur 406 MHz (http://beacons.nss.gc.ca), avant même que leur balise de détresse ne soit installée dans leur avion ou leur navire, ou mise en réserve en attendant leur première aventure.

Qu’y a-t-il de si spécial au sujet des balises de détresse émettant sur 406 MHz?

Identité unique

La génération plus ancienne de balises de détresse qui fonctionnent sur une fréquence spécialisée de 121.5 ou de 243 MHz est constituée d’appareils analogiques. Leurs signaux sont anonymes et ne donnent aucune information au sujet de la nature de la détresse ou même s’il y a réellement une situation de détresse. La plus grande majorité des alertes reçues par le système de recherche et de sauvetage sur les fréquences de 121.5 MHz et de 243 MHz s’avèrent être de fausses alertes, souvent après que de précieuses ressources de sauvetage aient été déployées pour mener une enquête.

Grâce à la capacité des balises de détresse émettant sur 406 MHz et du système COSPAS-SARSAT d’accepter et de traiter des messages numériques, chaque balise de détresse émettant sur 406 MHz peut être identifiée de façon distincte. Si elle est bien enregistrée, elle peut être jumelée à un avion, à un navire ou à une personne en particulier. Les responsables de la recherche et du sauvetage (R-S) peuvent alors entrer en communication avec les personnes-ressources inscrites au dossier d’enregis trement pour les cas d’urgence. Ceci facilite la résolution des fausses alertes par un simple appel téléphonique, permettant ainsi de garder les ressources de sauvetage en réserve pour de véritables situations de détresse. Dans le cas d’une urgence réelle, le fait de pouvoir communiquer avec les personnes-ressources peut donner au contrôleur du sauvetage des renseigne ments importants au sujet de l’avion, du navire ou de la personne en détresse, pendant même que le système de satellites calcule sa position. À titre d’exemple, une situation d’urgence impliquant un traversier nécessitera le déploiement d’un plus grand nombre de ressources qu’un incident impliquant un voilier avec un équipage de cinq personnes.

Capacité de localisation plus rapide

Une balise de détresse émettant sur 406 MHz dûment enregistrée peut rendre les efforts de sauvetage plus efficaces d’autres façons également. Si une balise de détresse émettant sur 406 MHz est équipée de façon à transmettre les données de navigation d’un Système mondial de localisation (GPS), sa position sera reçue presque immédiatement par les satellites géostationnaires COSPAS-SARSAT. Ceci enlève certainement la partie « recherche » de la recherche et du sauvetage.

Toutefois, si une balise de détresse émettant sur 406 MHz ne possède pas de capacité de GPS, sa position est calculée par les satellites à orbite basse COSPAS-SARSAT qui passent au-dessus. Le premier survol du satellite génère initialement deux positions : la position actuelle ou « réelle » de la balise de détresse et un emplacement miroir qui pourrait se trouver à plusieurs centaines ou à plusieurs milliers de kilomètres plus loin. Avec les balises de détresse plus anciennes émettant sur 121.5 MHz, les responsables du sauvetage doivent attendre le survol d’un deuxième satellite pour confirmer la position qui est la bonne. Toutefois, une balise de détresse émettant sur 406 MHz dûment enregistrée peut aider à éliminer cette ambiguïté presque immé diatement. Si, par exemple, une alerte d’un émetteur de localisation d’urgence (ELT) émettant sur 406 MHz est enregistrée pour un petit avion normalement basé à Sherbrooke, au Québec, les efforts de sauvetage peuvent être concentrés sur les coor données les plus proches de cet emplacement plutôt que sur la position de l’image miroir moins probable, 1 800 kilomètres au sud-est dans le milieu de l’océan Atlantique. Si une balise de détresse émettant sur 406 MHz n’est pas enregistrée, un temps précieux peut être perdu pendant que les responsables du sauvetage attendent d’obtenir la position réelle déterminée par des survols successifs du satellite.

Information personnalisée sur la R-S

Finalement, un propriétaire de balise de détresse a la possibilité d’ajouter toute information additionnelle à son dossier qu’il juge pouvoir contribuer à une opération de R-S. Les renseignements sur l’itinéraire peuvent s’avérer très utiles. Par exemple, le dossier d’une balise de localisation personnelle (BLP) peut contenir les renseignements suivants : « Rivière Moose, ON : Sera l’un des quatre canots voyageant entre Moose River Crossing et Moose Factory du 17 au 23 juillet 2008 ».

Dans un cas réel, le propriétaire de la BLP a inclut dans l’enregistrement de sa balise de détresse qu’il était un diabétique insulinodépendant. Lorsqu’il s’est retrouvé en fâcheuse position dans l’arrière-pays et qu’il a dû utiliser sa balise de détresse, l’unité de sauvetage dépêchée sur les lieux connaissait déjà ses antécédents médicaux.

Quelles sont les conséquences qui découlent du défaut d’enregistrer une balise de détresse émettant sur 406 MHz?

Une balise de détresse émettant sur 406 MHz non enregistrée limite la capacité des responsables de la R-S de mener une enquête et de répondre à une alerte de façon efficiente et efficace parce que, sans l’information contenue dans l’enregistrement, les responsables du sauvetage ne seront pas en mesure de déterminer :

  • quel navire, avion et/ou personne est en détresse;


  • où est habituellement basé le navire, l’avion ou la personne;


  • qui en est le propriétaire et de quelle façon il est possible de communiquer avec lui;


  • si l’alerte est une véritable situation de détresse ou s’il s’agit d’une fausse alerte.

Un temps précieux peut être perdu et, dans le cas d’une fausse alerte, des ressources de sauvetage peuvent être déployées inutilement.

Malheureusement, le nombre d’alertes provenant de balises de détresse émettant sur 406 MHz non enregistrées qui ont été reçues par le Centre canadien de contrôle des missions de Trenton, en Ontario, suggère que jusqu’à 40 pour cent de toutes les balises de détresse émettant sur 406 MHz utilisées au Canada ne sont pas enregistrées. Dans le cas des balises de détresse de l’aviation et de la marine, ceci contrevient à la Loi sur l’aéronautique et à la Loi sur la marine marchande du Canada, 2001, respectivement.

Principales choses à retenir lors de l’enregistrement

  1. Enregistrez toujours votre balise de détresse immédiatement après l’achat, peu importe si vous la mettez ou non en service immédiatement. (Les fausses alertes se produisent souvent avant ou durant l’installation.)
  2. Assurez-vous de toujours respecter les règlements concernant le codage – ces règlements sont là pour vous protéger.
  3. Assurez-vous que l’information de votre balise de détresse soit à jour et exacte. (Les renseignements confus ou trompeurs pourraient causer des retards.)

Quelles sont les conséquences qui découlent de l’enregistrement incorrect ou incomplet d’une balise de détresse émettant sur 406 MHz?

Un enregistrement de balise de détresse incorrect ou incomplet peut également diminuer l’efficacité d’une intervention de R-S – parfois de façon très grave. Voici quelques exemples de conséquences d’un enregistrement incorrect ou incomplet :

  • Un navire équipé d’une radiobalise maritime de localisation de sinistres (RLS) est repeint avec un nouveau schéma de couleurs bleu et vert. Le propriétaire omet de mettre à jour la description du navire dans le registre des balises de détresse qui indique qu’il est rouge et blanc. Lorsque la RLS est déc lenchée quelques mois plus tard alors que le navire commence à prendre l’eau, les unités de sauvetage reçoivent une description périmée, ce qui cause une confusion durant la recherche.
  • Un avion est vendu à un nouveau propriétaire mais le dossier d’enregistrement de l’émetteur de localisation d’urgence (ELT) émettant sur 406 MHz n’est pas mis à jour. Lorsque l’avion s’écrase tard dans la nuit, du temps est perdu et des renseignements potentiellement utiles manquent alors que le centre de sauvetage centre communique avec les personnes-ressources d’urgence de l’ancien propriétaire.
  • Une RLS est retirée d’un bateau de pêche de la flotte d’un propriétaire et réinstallée dans un autre. Toutefois, le propriétaire omet de changer le nom du navire et l’information dans le registre de la balise de détresse. Lorsque la RLS se déclenche dans une situation d’urgence, le centre de sauvetage fait des appels, cherchant le navire original, mais apprend qu’il est en sécurité au port. Cette information contradictoire retarde les efforts de sauvetage du navire réellement en détresse.

 

Comparaison entre l’information de base immédiatement disponible pour le système de R-S, selon le statut et le type d’enregistrement de la balise de détresse :
Balise de détresse
121.5 / 243 MHz
(ne peut être enregistrée)
Balise de détresse
émettant sur 406 MHz
non enregistrée
Balise de détresse
émettant sur 406 MHz
enregistrée
?

(assumée être un ELT; puisque les RLS et les BLP émettant sur 121.5/243 ne sont plus légales au Canada)

  • Type de balise de détresse (ELT, RLS ou BLP)
  • Code du pays
  • Numéro de série de la balise de détresse (RLS ou BLP) ou identificateur de l’avion (ELT)
  • Information sur le lieu, si équipée d’un GPS
  • Type de balise de détresse (ELT, RLS ou BLP)
  • Code du pays
  • Numéro de série de la balise de détresse (RLS ou BLP) ou identificateur de l’avion (ELT)
  • Information sur le lieu, si équipée d’un GPS
  • Type d’avion ou de navire et description (pour l’ELT ou la RLS)
  • Renseignements sur le propriétaire, y compris les personnes-ressources
  • Personnes-ressources de remplacement en cas d’urgence
  • Renseignements additionnels (p. ex. itinéraire spécial ou autres notes)

Quelques notes sur le codage de la balise de détresse

En plus d’enregistrer adéquatement leurs balises de détresse émettant sur 406 MHz, les Canadiens doivent également s’assurer qu’ils achètent des balises de détresse qui sont codées pour le Canada. Le processus de codage est habituellement effectué par le fabricant ou un représentant désigné du service à la clientèle.

Les Canadiens devraient d’abord et avant tout utiliser des balises de détresse qui sont adéquatement codées parce que lorsqu’une alerte de balise de détresse est détectée la première fois par le système COSPAS-SARSAT, elle est dirigée vers le pays où la balise de détresse est codée pendant qu’une position finale est calculée. Bien que les données de l’alerte soient partagées de façon très efficace entre les pays participant au système COSPAS-SARSAT, ce dernier est encore plus efficace si les alertes des balises de détresse canadiennes sont dirigées directement au Centre canadien de contrôle des missions de Trenton. Seules les balises de détresse codées au Canada peuvent être enregistrées dans le Registre canadien des balises de détresse émettant sur 406 MHz.

Si vous avez en votre possession une balise de détresse codée aux États-Unis ou à l’étranger, vous pouvez la retourner au fabricant ou à un représentant désigné du service à la clientèle afin qu’elle soit codée à nouveau pour le Canada. Des frais sont rattachés à ce service, habituellement de l’ordre de 75 $ US, plus les frais de port et de manutention. Bien qu’il soit possible d’enregistrer une balise de détresse codée aux États-Unis dans le Registre américain des balises de détresse émettant sur 406 MHz, les enregistrements à l’extérieur du pays sont fortement déconseillées tant pour des raisons administratives qu’opérationnelles.

Est-ce que ma balise de détresse émettant sur 406 MHz est canadienne?

Le code d’identification à 15 chiffres ou « Code hexadécimal » d’une balise de détresse canadienne émettant sur 406 MHz débute par l’un des préfixes suivants :

278 279 A78 A79

Le tableau suivant résume les exigences du codage et de l’enregistrement pour chaque type de balise de détresse.

Type de balise de détresse émettant sur 406 MHz Exigences du codage (complétées par le fabricant ou le représentant) Exigences de l’enregistrement (complétées par le propriétaire de la balise de détresse)
Émetteur de localisation d’urgence (ELT) Doit être codée pour le Canada et codée avec l’identificateur unique de 24 bits de l’avion de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) (émis par Transports Canada et affiché en ligne dans le Registre canadien de l’aviation civile).

Doit être enregistrée par le propriétaire (ou la personne désignée) auprès du Registre canadien des balises de détresse émettant sur 406 MHz.

Il est fortement recommandé d’effectuer une vérification annuelle des données de l’enregistrement.
Radiobalise maritime de localisation de sinistres (RLS) Aucune personnalisation additionnelle requise mais la balise de détresse devrait arriver de chez le fabricant déjà codée pour le Canada et codée avec le numéro de série de la RLS.

Doit être enregistrée par le propriétaire (ou la personne désignée) auprès du Registre canadien des balises de détresse émettant sur 406 MHz.

Il est fortement recommandé d’effectuer une vérification annuelle des données de l’enregistrement.
Balise de localisation personnelle (BLP)* Aucune personnalisation additionnelle requise mais la balise de détresse devrait arriver de chez le fabricant déjà codée pour le Canada et codée avec le numéro de série de la BLP.

* inclut les balises de détresse de « survie » ELT(S) ou RLS(S) qui sont portatives et qui ne sont pas nécessairement reliées à un avion ou à un navire particulier.
Doit être enregistrée par le propriétaire (ou la personne désignée) auprès du Registre canadien des balises de détresse émettant sur 406 MHz.

Il est fortement recommandé d’effectuer une vérification annuelle des données de l’enregistrement.

Comment enregistrer votre balise de détresse émettant sur 406 MHz :

Il existe plusieurs façons d’enregistrer une ELT émettant sur 406 MHz :

  • en ligne (24/7), à l’adresse suivante : www.canadianbeaconregistry.forces.gc.ca/

  • en télécopiant le formulaire d’enregistrement au numéro suivant : 1-877-406-FAX8 (1-877-406-3298)

  • en postant le formulaire d’enregistrement au Registre canadien des balise, 8e Escadre, C.P. 1000 Succ. Forces Astra, ON K0K 3W0

  • en téléphonant au Registre canadien des balise au numéro 1-877-406-SOS1 (1-877-406-7671), entre 8 h 30 et 16 h 30 (heure de l’Est)

  • en envoyant un courriel à l’adresse : cbr@sarnet.dnd.ca

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Date de modification : 2011-06-09

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