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CHANGEZ AU 406Appel à l’aide :faire un choix réfléchiPar le personnel du SNRS Peu importe le niveau de préparation, parfois des cas de détresse surviennent quand même. Être en mesure d’alerter les responsables de recherche et sauvetage dès que possible augmente vos chances d’un heureux dénouement. Le port de dispositifs permettant d’appeler et d’alerter les autres en cas d’urgence devrait faire partie intégrante de votre trousse de survie. Veiller à ce que votre dispositif soit compatible avec l’activité et le secteur où vous allez. Toutefois, une préparation de pointe reste nécessaire. Il est vital de connaître tant les capacités que les contraintes de l’équipement que vous prévoyez utiliser comme lien de sauvetage. Dans la présente section, vous en apprendrez davantage sur les diverses technologies d’usage courant pour appeler ou alerter les responsables de recherche et sauvetage, de même que sur les principaux points à considérer quand il s’agit de faire votre choix. Ainsi, la plupart des gens pensent qu’une combinaison de plusieurs technologies pourrait être la meilleure solution. 1. Balises de détresse 406 MHz : Système international COSPAS-SARSAT de satellites de recherche et sauvetage Depuis ses débuts en 1982, le Système international de satellites de recherche et sauvetage, COSPAS-SARSAT (www.cospas-sarsat.org), permet de faire le lien entre les gens en détresse et les responsables de recherche et sauvetage dans le monde entier. Depuis décembre 1997, le système a contribué au sauvetage de plus de 24 700 personnes dans plus de 6 760 incidents. En tant que membre fondateur – avec la la Russie, les États-Unis et la France – le Canada continue de participer activement au développement, à la gestion et aux opérations de COSPAS-SARSAT. Le système COSPAS-SARSAT comprend trois parties principales :
Lorsqu’activée, la balise de détresse 406 MHz envoie un signal numérique codé qui prévient que quelqu’un est en détresse et identifie la balise d’alerte. Le signal est capté par un ou plusieurs satellites COSPAS-SARSAT, dont ceux placés en orbite terrestre basse au-dessus des pôles de la Terre, de même que par des satellites géostationnaires qui surveillent en permanence la surface de la Terre entre les latitudes 70°N et 70°S. Le signal est téléchargé par des stations terrestres spécialisées (terminal local d’utilisateurs). Ces stations traitent automatiquement et envoient l’alerte à l’un des 26 centres de contrôle des missions autour du monde. Le Centre canadien des contrôles des missions (CCCM) est situé à Trenton, en Ontario. Grâce à l’information par satellite, on peut calculer aussi le point d’origine du signal de détresse, jusqu’à cinq kilomètres de la position de la balise. Si la balise est équipée d’un module de localisation GPS, l’exactitude de la position peut se rapprocher jusqu’à 0,1 km.
Grâce au code unique de la balise de détresse et à l’information enregistrée dans le Registre canadien des balises de détresse, le CCCM confirme rapidement l’alerte et transmet à l’un des Centres conjoints de coordination des opérations de sauvetage (CCCOS) (Forces aériennes ou Garde côtière) ou aux autorités civiles compétentes (police) pour fins d’intervention. Les CCCOS, qui s’occupent des incidents aériens et maritimes, sont stratégiquement situés à Trenton, Ontario, à Halifax, Nouvelle-Écosse et à Victoria, Colombie-Britannique. Le tableau 1 illustre la collaboration de toutes ces parties de COSPAS-SARSAT. À part le coût d’achat initial d’une balise de détresse 406 MHz, il n’y a aucun autre frais d’inscription pour la surveillance COSPAS-SARSAT, ni frais d’enregistrement dans le Registre canadien des balises. Le registre canadien des balises 406 MHz La caractéristique principale des balises modernes COSPAS-SARSAT est leur capacité de transmettre un signal codé numériquement sur 406 MHz. Si elles sont enregistrées de façon appropriée dans le Registre canadien des balises (www.registrecanadiendesbalises.forces.gc.ca), les responsables de recherche et sauvetage sauront aussi qui est détresse, en plus de connaître sa position. Si la balise est actionnée accidentellement, les fausses alarmes peuvent se résoudre par un simple coup de fil au propriétaire, ou à ses personnes à contacter en cas d’urgence. Ainsi, les unités de sauvetage sont libres d’intervenir lors de cas de détresse réels. L’enregistrement des balises 406 MHz est donc une étape vitale pour tirer le meilleur parti du système COSPAS-SARSAT. En plus de l’enregistrement initial, il est important que chaque propriétaire de balise mette à jour régulièrement ses renseignements dans le Registre canadien des balises. De plus, lorsqu’il est temps de disposer d’une balise de détresse, il est important de le faire avec soin, autrement elle pourrait s’activer accidentellement et lancer une fausse alerte. Vous trouverez de plus amples informations sur le Registre canadien des balises en visitant le site Web du Secrétariat national de recherche et de sauvetage (www.snrs-nss.gc.ca). Genre de balises de détresse 406 MHz Il existe trois genres de balises de détresse 406 MHz, chacune conçue à des fins particulières. Toutes les balises de détresse 406 MHz sont également équipées d’un signal autoguidé secondaire (qui fonctionne sur une fréquence de 121,5 MHz) et aident les sauveteurs à localiser la balise dans des conditions de noirceur ou de visibilité réduite.
Plusieurs balises 406 MHz peuvent aussi transmettre des coordonnées GPS de pair avec le signal de détresse, ce qui élimine réellement l’étape « recherche » de la
Émetteur de localisation d’urgence (ELT) – À l’usage de l’aviation Les émetteurs de localisation d’urgence sont spécialement conçus à l’usage de l’aviation. Un ELT est attaché à la charpente d’un aéronef, habituellement près de la queue, et il est automatiquement activé par la force d’un impact. L’ELT peut aussi être activé manuellement, par un commutateur fixé au poste de pilotage. Deux genres d’ELT sont actuellement offerts aux propriétaires d’aéronef : des unités analogiques qui transmettent sur une fréquence de 121,5 MHz et les nouvelles unités numériques 406 MHz. Depuis le 1er février 2009, les satellites ne reçoivent plus les signaux analogiques ELT 121,5 MHz. Cela signifie qu’il n’y a pas d’alerte et que la localisation par satellite n’est plus en fonction pour les aéronefs en détresse. Les exigences d’utilisation des ELT à bord d’un aéronef sont stipulées dans le Règlement de l’aviation canadienne. Les Forces canadiennes sont chargées d’intervenir en cas d’incident de recherche et sauvetage impliquant des aéronefs, dont ceux qui sont signalés par une alerte ELT. Elles peuvent également requérir des volontaires de l’Association civile de recherche et de sauvetage aériens(CASARA) , afin de participer aux recherches.
Radiobalise de localisation des sinistres (RLS) – Usage maritime Les radiobalises de localisation des sinistres (RLS) transmettant sur une fréquence primaire de 406 MHz sont obligatoires à bord des navires, bateaux de pêche et remorqueurs au-delà d’une certaine dimension et d’un certain poids, comme souligné dans la Loi sur la marine marchande du Canada et les règlements connexes. Les RLS de classe 1 peuvent être activées manuellement ou automatiquement quand elles entrent en contact avec l’eau. Elles sont également conçues pour flotter librement en s’écartant d’un navire qui coule. Les RLS de classe 2 ne peuvent s’activer que manuellement. Les bateaux qui ne sont pas forcés par la loi de transporter une RLS (p. ex. : une petite embarcation de plaisance) sont incités à le faire volontairement.. Le Garde côtière canadienne,, aidée des Forces canadiennes, interviennent dans les incidents de recherche et sauvetage maritimes dans les eaux territoriales canadiennes des océans, des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint-Laurent. Elles peuvent aussi demander l’aide des volontaires de la Garde côtière auxiliaire canadienne. La police locale se charge d’intervenir en cas d’incidents de recherche et sauvetage maritimes qui surviennent sur les lacs et les rivières intérieurs du Canada. Elle peut aussi réclamer l’aide d’équipes de volontaires en recherche et sauvetage.
Balises de localisation personnelle (BLP) – À des fins personnelles Les balises de localisation personnelle (BLP) sont conçues particulièrement pour être légères, portatives et résistantes aux éléments. Elles s’activent manuellement en utilisant une procédure simple en deux étapes, qui limite les activations accidentelles. Ces appareils sont d’abord destinés aux personnes qui travaillent ou se divertissent sur des terrains ou des eaux intérieures (comme la randonnée, le canotage). Certains pilotes et mariniers utilisent aussi les BLP à bord des aéronefs et des bateaux comme appareils d’alerte de détresse personnels. Parfois, ces BLP sont annoncées comme « ELT de survie » ou « RLS de survie ». Les services de police du Canada (comme la Gendarmerie royale du Canada, la Police provinciale de l’Ontario, la Sûreté du Québec, etc.) réagissent aux incidents de recherche et sauvetage annoncés par BLP qui surviennent à terre ou sur les lacs et les rivières intérieurs dans leur secteur. La police peut aussi demander à un groupe de volontaires de recherches et sauvetage spécialement formés de l’aider. Les spécialistes de la sécurité publique de Parcs Canada sont responsables de la recherche et sauvetage sur le terrain au sein des parcs nationaux. Les pilotes et les passagers qui portent des BLP dans les aéronefs devraient l’indiquer dans le Registre canadien des balises, afin de veiller à ce que l’intervention de recherche et sauvetage appropriée (c.-à-d. les Forces canadiennes/ l’ACRSA) soit coordonnée. Autrement, les responsables de recherche et sauvetage peuvent associer l’alerte BLP avec un randonneur ou un canoéiste perdu. 2. Technologies alternatives d’alerte par satellite
Il existe nombre d’autres technologies commerciales axées sur les satellites à services tarifés que les Canadiens peuvent s’offrir et qui comprennent une fonction de signalement des urgences. Plusieurs sont conçues d’abord pour localiser ou surveiller la situation de personnes, de vaisseaux, d’aéronefs ou de véhicules, et munies d’alerte de détresse fournie comme capacité secondaire. La plupart de ces dispositifs obtiennent et ensuite relaient leur position GPS grâce à un satellite commercial. Plusieurs offrent aussi la capacité d’envoyer ces rapports de localisation périodiques GPS à un serveur de données – essentiellement en créant un « fil d’Ariane électronique » qui peut être surveillé à distance grâce à Internet ou à une messagerie électronique. En plus du coût d’achat de ces dispositifs, le fournisseur de système facture habituellement des frais d’inscription pour l’accès aux satellites et la diffusion des données inhérentes, ainsi que d’alerte. Quand une alerte d’urgence est transmise, un centre d’appel commercial se charge de communiquer avec les responsables appropriés de recherche et sauvetage au nom du client. À la date actuelle (juin 2009), certains des produits de pistage par satellite et produits d’alerte d’urgence commerciaux vendus au Canada comprennent :
Si vous prévoyez utiliser ces technologies alternatives aux fins d’alerte de recherche et sauvetage, vous êtes invités à évaluer les points suivants :
3. Cellulaires et téléphones satellites Téléphones cellulaires Les téléphones cellulaires peuvent s’avérer directs et très efficaces pour lancer un appel de détresse. Ils permettent de communiquer rapidement dans les deux sens avec les responsables du sauvetage. Tenez compte de ces facteurs et soyez sûrs qu’ils fonctionnent comme prévu :
Téléphones satellites
Les téléphones satellites sont d’ordinaire plus pratiques que les téléphones cellulaires, car ils ne sont pas restreints par l’offre de réseaux cellulaires. Ils sont utiles surtout parce qu’ils permettent une communication en temps réel, dans les deux directions. Or, les mêmes questions se posent quand il s’agit de décider si vous utiliserez un téléphone satellite comme dispositif d’alerte :
Quelques avis de précaution À mesure que les technologies d’alerte de recherche et de sauvetage sur le marché continuent de se raffiner et de croître, la confusion aussi s’installe à l’égard de la capacité et des contraintes des dispositifs de sécurité relatifs, notamment ceux qui utilisent également le terme Balise de victimes d’avalanche/émetteur-récepteur Les personnes travaillant, voyageant ou se divertissant dans des secteurs propices aux avalanches devraient porter des dispositifs de sécurité appelés balises de victimes d’avalanche. Puisque les chances de survie après avoir été enseveli par une avalanche se comptent habituellement en minutes, le sauvetage peut être effectué par d’autres personnes proches des victimes, qui n’ont pas été ensevelies. En sonnant le ralliement au signal transmis par une balise de victime d’avalanche, ceux qui sont ensevelis peuvent heureusement être retrouvés et dégagés, avant de manquer d’air. Toutefois, il ne faudrait pas confondre ces balises avec les balises 406 MHz COSPAS-SARSAT comme les BLP, les ELT et les RLS, ou tout autre dispositif de localisation alternatif actuellement sur le marché. Les émetteursrécepteurs d’avalanche ne peuvent être détectés par les satellites COSPAS-SARSAT, les aéronefs de survol ni même entendus par une oreille humaine. Ils ne sont pas conçus pour les alertes de détresse. Radios et balises des Service radio familial (SRF) et Service radio général mobile (SRGM) Ces radios portables populaires sont maintenant utilisées lors de presque toutes les activités extérieures et offrent un moyen facile et efficace de maintenir des communications à courte portée avec des membres du même groupe. Toutefois, les fréquences SRF et SRGM ne sont pas universellement surveillées par le personnel des services d‘urgence. Bien que certains parcs et stations aient conçu certains canaux SRF et SRGM à des fins d’urgence, la population ne devrait pas s’attendre en général à pouvoir envoyer un message de détresse en utilisant ces radios. Par conséquent, vous ne devriez pas compter sur celles-ci comme dispositif de communication de détresse. Dans la même veine, les balises de détresse qui transmettent sur des fréquences SRF et SRGM ne sont pas surveillées par les responsables de la recherche et sauvetage, à moins qu’une information particulière ne signale un cas de détresse et qu’une balise SRF/SRGM soit utilisée. Comme ces balises SRF/SRGM sont très rares, peu d’équipes de recherche et sauvetage sont équipées ou formées pour les localiser. Dispositifs maritimes de localisation des survivants (DMLS) Les dispositifs maritimes de localisation des survivants, ou DMLS, sont des balises à courte portée plus couramment utilisées par le personnel travaillant sur les navires ou sur les plates-formes pétrolières et gazières en mer. Ce sont des balises compactes portées sur un gilet de sauvetage ou un ensemble de flottaison, et elles peuvent être activées manuellement ou au contact de l’eau. Transmettant un signal radio de faible puissance (par ex. : 121,5 MHz), les DMLS sont conçus pour le radioralliement à courte portée. Souvent appelés balises « un homme à la mer », elles aident à localiser une personne qui est tombée à la mer, ce qui est particulièrement utile durant des opérations de sauvetage en grosse mer ou la nuit. Toutefois, les DMLS ne sont pas conçus ou prévus pour être des dispositifs d’alerte de détresse primaire, non plus qu’ils permettent de respecter les normes minimales pour une BLP ou une RLS COSPAS-SARSAT.
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