![]() ![]() ![]() |
![]() |
![]() |
* Au sujet des documents
|
ARTICLESDes scénarios qui ne font que des gagnantsLorsque des techniciens en R-S s’entraînent avec de futurs leaders en loisirs de plein air, l’apprentissage se fait dans les deux sensDeux randonneurs mal préparés sont forcés de passer la nuit dehors. N’ayant pas suffisamment de nourriture ni de vêtements, leur énergie diminue et ils risquent de souffrir d’hypothermie. Lorsque leurs amis se rendent compte qu’ils ne reviennent pas à l’heure prévue, ils appellent les services de recherche et sauvetage (R-S). Un aéronef C 130 Hercules survole le secteur en basse altitude, localise les deux personnes au sol et largue une radio. Les randonneurs peuvent ainsi communiquer leurs besoins et obtenir par largage le matériel et la nourriture dont ils ont besoin, en quantité suffisante pour qu’ils puissent se réchauffer et retourner en lieu sûr. Cette histoire pourrait être une véritable situation de sauvetage en milieu sauvage, mais en avril dernier, c’était un scénario de simulation à l’intention d’un heureux groupe d’étudiants en leadership de plein air. Cet exercice leur a permis d’apprendre l’importance des préparatifs d’urgence et de savoir que des ressources de sauvetage étaient disponibles pour les fois où ces préparatifs sont insuffisants. Le programme de gestion des loisirs de l’Université Acadia , à Wolfville (Nouvelle-Écosse), a établi une relation particulière en matière de formation avec le 413e Escadron (Recherche et sauvetage) de la BFC Greenwood qui est située à proximité. Selon le professeur Scott Hennigar, de l’Université Acadia, il s’agit d’une collaboration unique en Amérique du Nord. Expédition sur le terrain
Tous les printemps, les étudiants du cours Outdoor Leadership and Expedition Management (leadership en plein air et gestion d’expédition), donné par le professeur Hennigar, participent à une expédition intensive de 10 jours dans le secteur de Black River Lake, près de Gaspereau (Nouvelle-Écosse). Depuis plusieurs années, quatre techniciens en R-S du 413e Escadron se joignent au groupe pendant quatre jours, endossant à la fois le rôle d’enseignants et celui de stagiaires. Outre le scénario de largage utilisant le C 130 Hercules, les étudiants participant à l’expédition d’avril dernier ont reçu un appel surprise sur cellulaire du Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage à Halifax (CCCOS Halifax). « Selon le scénario, le temps était mauvais à Greenwood et l’hélicoptère avait de la difficulté à sortir parce que les plafonds étaient trop bas », explique le Sergent Norman Penny du 413e Escadron, qui dirigeait l’exercice cette année. Ayant reçu des coordonnées du CCCOS, les étudiants devaient trouver l’emplacement d’un randonneur qui s’était blessé en tombant d’une falaise. Ils devaient ensuite lui administrer les premiers soins et diriger l’hélicoptère du 413e Escadron vers la scène. « L’équipage en alerte à Greenwood était sorti en vol, alors je m’étais organisé pour qu’il vienne voler près du secteur », poursuit le Sgt Penny. Deux techniciens en R-S ont descendus au sol pour terminer la mission de sauvetage avec l’aide des étudiants. Un partenariat durable
Le partenariat de formation entre l’Université Acadia et le 413e Escadron a débuté il y a dix ans, lorsque le professeur Hennigar a invité un technicien en R-S à venir faire un exposé devant sa classe. Les techniciens en R-S ont constaté rapidement que les expéditions sur le terrain cadraient bien avec leur propre formation. « La formation est sensationnelle », commente le Sgt Penny. Les techniciens en R-S apprennent en voyant le genre de compétences que possèdent les leaders en loisirs de plein air et de quel type d’équipement ils disposent. Eux-mêmes peuvent transmettre aux étudiants des compétences comme la communication de signaux d’urgence, la construction d’abris, le sauvetage dans les terrains à forte inclinaison et les premiers soins, qui rendront les jeunes leaders de plein air plus autonomes dans l’arrière-pays et plus utiles à leurs sauveteurs en cas d’urgence. Compétences de Tech R-S Le Sgt Penny apprécie également l’occasion de mettre en valeur toutes les choses pour lesquelles les techniciens en R-S sont formés. « Bien des gens pensent que nous ne faisons que sauter des avions, mais maintenant ils savent que les techniciens en R-S sont formés pour les sauvetages en montagne. Plusieurs personnes pensent qu’on est la Garde côtière », dit-il. Un étudiant ne savait pas que les techniciens en R-S existaient. « Il croyait que tout ce que nous faisions, c’était nous battre à la guerre. Je crois que nous avons changé sa perception des forces armées. » Adrian Graves était étudiant dans la classe de l’an dernier. Cette année, il est revenu comme assistant à l’enseignement. « Selon ma propre expérience, s’il y avait eu un incident, je n’aurais même pas envisagé d’appeler les services de recherche et sauvetage », déclare Adrian. Plus d’une centaine d’étudiants ont participé à l’excursion pédagogique du professeur Hennigar au cours des 10 dernières années, et au moins l’un d’entre eux a utilisé sa formation en recherche et sauvetage par la suite dans une véritable situation d’urgence. Après ses études, Jeff, l’étudiant en question, a commencé à travailler pour le gouvernement de l’Alberta. Le professeur Hennigar raconte : « Le groupe travaillait sur les versants est des Rocheuses avec des équipes de lutte contre l’infestation du dendroctone du pin ponderosa et il y avait environ 45 personnes sur le terrain. Une grosse tempête s’est levée, prenant tout le monde par surprise. Le mercure a chuté à 15 degrés sous zéro et il est tombé environ 1,20 m de neige. Dans les réunions visant à déterminer les mesures à prendre, Jeff était le seul à savoir ce que les Forces armées canadiennes étaient capables de faire. C’est principalement grâce à lui si les escadrons de sauvetage ont été impliqués et qu’ils ont évacué tout le monde. » Le Sgt Penny est heureux de transmettre le message qu’il y a de l’aide de disponible, parce que trop de gens attendent à la dernière minute pour appeler des secours. Ces étudiants n’auront probablement jamais à le faire, grâce aux techniques qu’ils ont apprises dans ce cours. « Je sais qu’il existe des excursions moins risquées », conclut le
Sgt Penny. « On ne reçoit pas beaucoup d’appels concernant des groupes disparus
|
|
|||||||