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Vol. 18, No. 3
Hiver 2009

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NOUVELLES DE R-S


Une mission de recherche et sauvetage sur la côte Est permet de sauver trois personnes

Par Jill St. Marseille – 9e Escadre Gander • Aviation.ca

Le 103e Escadron de recherche et sauvetage (R-S) de la 9e Escadre Gander a été appelé en service le 23 octobre lorsqu’un système de satellite a capté le signal d’une balise de détresse d’un navire de pêche au large de Terre-Neuve.

Une fois sur place, à approximativement 65 miles (105 kilomètres) au nord de l’île Fogo, ou à 100 miles (160 kilomètres) au nord de Gander, l’équipage de l’hélicoptère CH149 Cormorant ne pouvait pas localiser le navire, le Seafaring Legend, puisqu’il avait déjà sombré. L’équipage a donc commencé à chercher un canot de sauvetage. Malgré des conditions en mer défavorables, ils en ont trouvé deux.

« Les vents soufflaient à environ 35 noeuds (65 km/h), et nous avons déterminé que l’état de la mer était équivalent à une mer d’état sept, qui en termes généraux signifie qu’il y a des houles de 15 à 20 pieds (4,5 à 6 mètres) », a déclaré le Major Steve Reid, commandant d’aéronef pendant la mission.

Ce type de conditions cause des ennuis particuliers aux équipages de recherche et de sauvetage lorsqu’ils cherchent un canot de sauvetage.

« Le vent et l’état de la mer sont les facteurs qui ont fait en sorte que la mission s’est avérée difficile. Un canot de sauvetage à la mer peut poser des difficultés même lorsque règne un calme blanc. L’état de la mer a donc certainement accru la difficulté de la mission », a indiqué le Sgt Morgan Biderman, un technicien en recherche et sauvetage (tech en R-S) du 103e Escadron de recherche et sauvetage.

À bord du premier canot de sauvetage se trouvait un seul membre de l’équipage du Seafaring Legend. On a réussi à le sortir du canot et à le hisser dans l’hélicoptère. Une fois à l’intérieur, il a informé l’équipage qu’il y avait un autre canot avec deux passagers à bord. On a trouvé le canot, ainsi que les deux autres survivants du navire qui a coulé. Le deuxième sauvetage a causé plus de problèmes que le premier, mais grâce à une équipe très efficace et adaptable, on a adopté une nouvelle approche à la situation.

« Il a été difficile lors du deuxième sauvetage de demeurer en vol stationnaire en raison de la vitesse à laquelle se déplaçait le canot », a affirmé le Sergeant Kent Gulliford, tech en R-S. « Nous n’avions aucun cadre de référence pour le pilote à l’avant, qui volait “sans visibilité”. L’équipage a adopté une technique qui permet au mécanicien de bord d’avoir un commandement restreint de l’hélicoptère; au lieu de dire aux pilotes où aller, il pouvait, d’une manière limitée, piloter l’appareil au moyen d’une manette de commande appelée commande de vol stationnaire stabilisé. »

« [Pendant une telle procédure], l’altitude demeure la même, mais le mécanicien de bord peut faire avancer ou reculer l’hélicoptère, ou le déplacer de gauche à droite. Non seulement il me faisait descendre, mais il déplaçait en même temps l’hélicoptère vers le canot de sauvetage. Je lui lève mon chapeau pour en avoir fait autant. C’est incroyable ce que peuvent faire les mécaniciens de bord, et je suis toujours étonné de ce qu’ils peuvent faire. »

Trois des quatre hommes à bord du navire ont été secourus. Le corps du quatrième homme à bord du Seafaring Legend a été repêché et ramené sur terre.

Il a s’agit d’une fin de semaine occupée pour le 103e Escadron, puisque le même équipage a été appelé à chercher deux chasseurs disparus à Terre-Neuve. Ils ont été trouvés morts.

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La Société de sauvetage fait traduire en 26 langues des renseignements primordiaux sur la prévention de la noyade

Grâce aux fonds fournis par la fondation RBC, un plus grand nombre d’Ontariens ont accès aux conseils de sécurité en matière de baignade.

TORONTO, ONTARIO – La Société de sauvetage s’est associée à la Banque Royale pour faire traduire en 26 autres langues d’importants renseignements sur la prévention de la noyade dans un effort pour sensibiliser les nouveaux parents immigrants en Ontario. Afin de prévenir la noyade chez les enfants, l’organisme de bienfaisance offre désormais des renseignements sur le programme Nager pour survivre en de nombreuses langues, dont le chinois, l’hindi, l’italien, le panjabi, l’urdu, le russe et le portugais.

Le projet de traduction de grande envergure témoigne du souci constant qu’a cet organisme d’enseigner aux enfants l’importance de la sécurité nautique et les compétences en prévention de la noyade. La trousse d’information ainsi traduite comprend une lettre exposant ce programme pendant les heures de classe, un document expliquant pourquoi tous les enfants doivent acquérir des compétences élémentaires de survie en milieu aquatique, ainsi qu’une lettre à la fin du programme décrivant les compétences acquises par les enfants et l’importance d’inscrire ses enfants à d’autres cours de natation. La documentation destinée aux parents et aux surveillants n’avait jusqu’ici été offerte qu’en anglais et en français.

Barbara Byers, directrice de l’Éducation du public au sein de la Société de sauvetage, dit qu’il était très important d’aller vers les néo-Canadiens dont la langue maternelle n’est ni l’anglais ni le français. « Nous savons que plus de 125 000 nouveaux arrivants immigrent en Ontario chaque année », dit-elle. « Nous devions absolument offrir des renseignements à la population ontarienne dans de nombreuses langues au sujet des programmes réalisés pour prévenir la noyade afin que le nombre croissant d’immigrés, dont beaucoup connaissent peu la baignade et la sécurité nautique, disposent des outils nécessaires pour protéger leurs enfants. »

Il aurait été impossible de réaliser le projet de traduction sans une subvention récente de 18 000 $ de la fondation RBC qui a permis à la Société de sauvetage de faire traduire la trousse d’information sur ce programme à l’intention des parents en arabe, en chinois, en tchèque, en persan, en grec, en gujarati, en hindi, en hongrois, en italien, en khmer, en coréen, en macédonien, en afghan, en polonais, en portugais, en panjabi, en roumain, en russe, en somali, en espagnol, en tagal, en tamoul, en twi, en ukrainien, en urdu et en vietnamien. « La Banque Royale a un engagement de longue date envers la diversité et envers l’accueil des néo-Canadiens et elle tient à faire sa part pour les aider à réussir », dit Tony DePascal, vice-président, Services financiers à l’entreprise – Chaîne d’approvisionnement de la région Peel, à la Banque Royale. « Qu’il s’agisse de conseils financiers ou de renseignements sur la sécurité, à la Banque Royale nous savons qu’il importe de supprimer les obstacles linguistiques et de garantir l’égalité d’accès à l’information. Nous nous réjouissons d’appuyer les collectivités diversifiées du Canada en aidant la Société de sauvetage à bien diffuser ces renseignements essentiels sur la sécurité auprès de tous. »

Selon Mme Byers, l’accès au programme est particulièrement important pour les néo-Canadiens qui vivent en Ontario. « L’Ontario compte la population la plus diversifiée sur le plan culturel au Canada, plus d’un résident sur quatre étant né à l’extérieur du pays. Étant donné que cette province a de l’eau douce en abondance, les cours de natation et les techniques de prévention de la noyade y prennent une importance particulière. » Lancé en 2005, le programme de formation Nager pour survivre est financé par le ministère de l’Éducation et d’autres partenaires. Par l’intermédiaire des écoles primaires, il apprend aux enfants de la troisième année les techniques de natation indispensables pour survivre à une chute accidentelle dans l’eau. Depuis ses débuts, plus de 200 000 enfants ont suivi le cours.

Ce programme enseigne trois techniques de base, soit successivement : l’entrée par roulade en eau profonde, nager sur place pendant une minute et nager 50 m (les statistiques de la Société montrent que la plupart des noyades ont lieu à moins de 15 m de la rive ou d’un lieu sûr). Le programme ne vise pas à remplacer les cours de natation classiques, mais il constitue une première étape importante pour la sécurité près de l’eau et pourrait déterminer la vie ou la mort en cas d’immersion accidentelle ou imprévue.

Selon le rapport de 2009 sur les noyades en Ontario publié au cours de l’été par la Société, près de 500 Canadiens perdent la vie accidentellement dans l’eau chaque année. Le nombre de décès liés à l’eau en Ontario augmente. En 2005 en Ontario (d’après les statistiques les plus récentes), il y a eu 164 décès, soit 33 pour cent du total national. Dans l’ensemble du Canada, 492 décès sont survenus par noyade en 2005, ce qui correspond à une augmentation de 14 pour cent par rapport à 2004. L’Ontario figure en première place avec une augmentation de 24 pour cent.

Pour de plus amples renseignements, consultez le site www.lifesavingsociety.com.

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Nouveaux véhicules de R-S au Nunavut

Douze véhicules tout-terrain (VTT) Argo Avenger 750 EFi ont été livrés à 12 communautés du Nunavut afin de leur venir en aide en ce qui a trait à leurs besoins en recherche et sauvetage (R-S). Ces VTT ont été construits en Ontario et sont amphibiens.

Les nouveaux véhicules ont été fournis par l’entremise du Fonds de l’Année polaire internationale, qui est une campagne de recherche dans les régions polaires coordonnée au niveau international. Le Fonds comprends une gamme de disciplines de recherche et vise à éduquer et à faire participer le public, ainsi qu’à former de futurs travailleurs scientifiques, ingénieurs et chefs de file.

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Date de modification : 2010-01-22

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