![]() ![]() ![]() |
![]() |
![]() |
* Au sujet des documents
|
NOUVELLES DE R-SOpération Nanook – CATAIRL'opération Nanook 2011 – un exercice de souveraineté annuelle des Forces armées canadiennes dans le Grand Nord menée par le Commandement Canada – se voulait d'être différent des exercices des années précédentes. À partir d'une base opérationnelle située à Resolute Bay, au Nunavut, les troupes canadiennes avaient comme objectif de réaliser leurs exercices de souveraineté et divers entraînements annuels dans le Nord pendant la première partie de l'Opération, entre le 4 et le 20 août, mais le Commandement Canada a plutôt voué la deuxième partie – du 20 au 26 août – pour mener un premier exercice de simulation en recherche et sauvetage au Canada, impliquant l'ensemble du gouvernement, dans le but de répondre à une catastrophe aérienne (CATAIR) majeure dans le Grand Nord. Saisissant l'occasion de procéder à une simulation de grande envergure en cas de catastrophe nécessitant une coopération intergouvernementale et inter-agences dans un endroit très isolé, le Commandement Canada a invité les participants de divers ministères des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux à y participer. L'objectif était d'identifier les défis de la collaboration dans l'effort de développer une approche plus uniforme lors d'un incident de R-S, à la fois dans le Nord et ailleurs au Canada.
Situation d'urgence réelle Avec un telle simulation et autant de participants présents sur le site, il est raisonnable d'anticiper lorsque l'alerte a été donnée à propos d'un écrasement d'avion qui venait de se produire tout près du site prévu pour le CATAIR, à ce que cet appel à la mobilisation immédiate fut suivi par un «No Duff» – un terme militaire qui signifie qu'il s'agit bel et bien d'une situation d'urgence réelle. D'entrée de jeux, les techniciens en R-S, le personnel médical et autres experts présents sur le site ont réalisés que c'était bien un véritable incident. Pour le personnel de R-S qui se préparait sur le terrain à une simulation, la réalité devint tout un choc quand l'avion-cargo/passagers de la compagnie First Air arrivant de Yellowknife, un Boeing 737-200, s'est écrasé sur une colline près de la piste d'atterrissage de Resolute Bay. Immédiatement, tous les intervenants en R-S se sont mis en action pour mettre en pratique toute leur formation et leur préparation. Autres faits importants – quelques minutes après l'accident, atterrissait à Resolute Bay un avion militaire C17 en provenance de la Base des Forces canadiennes de Trenton, avec à son bord du personnel médical militaire, les participants du Secrétariat national Recherche et sauvetage, du Bureau de la sécurité des transports du Canada, et des techniciens en R-S provenant d'une variété d'organisations dont plusieurs furent intégrées rapidement dans l'opération de R-S. Des circonstances extraordinaires, et une coordination exceptionnelle La directrice exécutive du Secrétariat national Recherche et sauvetage (SNRS), Mme Géraldine Underdown, qui se trouvait à bord du C17 en provenance de la BFC de Trenton, a souligné que, dès que la nouvelle de l'accident a été relayée par le pilote aux passagers présents, « aucune personne n'était vraiment préparée à encaisser la réalité du site de l'écrasement en quittant l'appareil. » Malgré le choc et l'horreur de la scène, Mme Underdown a été fort impressionnée par l'efficacité avec laquelle les ressources au sein de l'avion C17 se sont rapidement mobilisées – mettant en priorité le personnel médical et les techniciens en R-S. Ainsi, pendant que les membres du personnel médical débarquaient en premier lieu, ceux du Bureau de la sécurité des Transports prenaient position dans les grandes portes ouvertes de l'avion C17 pour amorcer leur prise d'images du site de l'écrasement qui serviront subséquemment à amorcer leur enquête. Les autres passagers ont été par la suite redirigés vers une zone de débarquement temporaire tandis que les efforts de sauvetage étaient en cours. On apprendra plus tard qu'il y avait 12 victimes dans le l'écrasement de l'appareil, et que trois passagers blessés ont miraculeusement survécu. Défis et opportunités Pour Mme Underdown, une telle expérience illustre la fragilité de la vie humaine et redouble son engagement à la direction du SNRS à relever les multiples défis des ressources disponibles et de la coordination des services de R-S dans le Grand Nord canadien. Consciente également de l'immensité du territoire nordique, peu peuplé et désavantagé par une insuffisance de ressources, la réalité demeure pour Mme Underdown que les Canadiens et Canadiennes réclament à ce que le Nord possède aussi des ressources d'intervention efficaces en R-S. Malgré le succès de l'intervention lors de l'écrasement de First Air en termes de rapidité et de déploiement du personnel de R-S, ce tragique incident souligne la nécessité d'avoir des interventions améliorées en R-S dans le Grand Nord, en même temps que plusieurs se questionnent à savoir si le résultat aurait été aussi positif si un exercice de CATAIR n'avait pas eu lieu dans ce secteur au moment même de l'accident. Pour le programme national de R-S du Canada, l'incident a illustré une coordination efficace en R-S, mais a aussi signalé l'importance d'en faire davantage pour mobiliser des ressources de R-S provenant d'une variété de ministères, d'agences, d'entreprises du secteur privé et d'organismes bénévoles, pour poursuivre le développement d'un programme de R-S qui offrira aux résidents du Nord de meilleures chances de survie, en tout temps, en cas d'un incident majeur. Le centenaire de Parcs CanadaUn orignal croise un randonneur dans le parc national de Gros Morne. Les kayakistes pagaient dans les eaux bleues et glacées d'un lac à Banff. Un enfant explore les remparts de la Forteresse de Louisbourg en Nouvelle-Écosse. À travers le monde, d'un pays à l'autre, des scènes comme celles-ci sont devenues symboliquement canadiennes. Depuis plus d'un siècle, les Canadiens et Canadiennes ont pu profiter de paysages et d'expériences mémorables comme celles-ci – et de milliers d'autres – grâce à la gestion respectueuse de Parcs Canada dans ces lieux incomparables et irremplaçables.
En 1911, le gouvernement du Canada a créé le premier service de parcs nationaux au monde dédié à la préservation et l'entretien des parcs et des sites culturels. Pour la population canadienne, cette action décisive a donné lieu à la possibilité de savourer certains des paysages des plus spectaculaires dans le monde et de visiter des sites historiques méticuleusement entretenus. À la fondation de Parcs Canada en 1911, il était important de répondre aux désirs des Canadiens – intrigués et fascinés par la beauté naturelle de leur pays – et de leur donner accès aux paysages les plus recherchés du Canada et à leurs merveilles naturelles. Situé le long de la ligne du chemin de fer, les premiers parcs nationaux du Canada et les zones environnantes deviennent rapidement très populaires auprès des touristes européens et canadiens, tous désireux d'explorer les paysages diversifiés du Canada, son terrain accidenté et ses panoramas magnifiques des montagnes Rocheuses à l'Ouest jusqu'aux panoramas océaniques des Maritimes à l'Est. Avec l'augmentation du tourisme et de la population du Canada, Parcs Canada a reconnu également le désir chez les Canadiens d'explorer aussi leur paysage culturel et a donc entrepris la gestion des lieux historiques nationaux d'un océan à l'autre au pays. De Signal Hill à St-Jean de Terre-Neuve en passant par les parcs nationaux des Rocheuses et du Grand Nord canadien, les Canadiens et les visiteurs du monde entier sont en mesure aujourd'hui d'apprécier la beauté et la richesse de nos 42 parcs nationaux du Canada, nos 167 lieux historiques nationaux et de nos quatre aires marines nationales. D'un océan à l'autre, les visiteurs peuvent explorer divers paysages du Canada et suivre notre histoire impressionnante, profitant de la vaste gamme de programmes d'interprétation de Parcs Canada qui équilibre efficacement la conservation, les visites, l'éducation et les loisirs. Depuis sa création en 1911, Parcs Canada a connu une croissance soutenue pour devenir le principal fournisseur canadien de tourisme du patrimoine historique et naturel, tout en se voyant confié la gestion des trésors historiques et naturels du Canada. Pour souligner le centenaire de l'agence, une série d'événements ont eu lieu dans divers endroits au pays. Pour plus d'information, visitez : www.pc.gc.ca. Volet international de la recherche et du sauvetage dans l'ArctiqueLes incidents qui se produisent dans l'Arctique sont parmi les plus difficiles à gérer pour le personnel de la recherche et du sauvetage (R-S). Parmi les défis à relever : des journées plus courtes, de l'obscurité 24 heures sur 24, un milieu et des conditions météorologiques extrêmes. Malgré ces pondérables, le succès d'une mission repose totalement sur des interventions rapides, des opérations efficaces, et un personnel qualifié muni d'équipement de secours adapté à un tel environnement. Mais qu'advient-il lorsque l'incident a lieu dans les eaux internationales, ou dans un endroit isolé nécessitant des ressources supplémentaires et un soutien au-delà de la capacité d'intervention d'un pays? Représentant le Canada le printemps dernier, la députée pour le Nunavut l'Hon. Leona Aglukkaq, accompagnée de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, et de son homologue russe, Sergueï Lavrov, se sont joints à leurs collègues membres du Conseil de l'Arctique (Danemark, Finlande, l'Islande, la Norvège et la Suède) pour signer le premier traité international légalement reconnu : l'Accord de coopération en matière de recherche et sauvetage aéronautiques et maritimes dans l'Arctique. Alors que les membres du Conseil ont collaboré précédemment lors des opérations de R-S dans l'Arctique, une augmentation continue du trafic aérien et maritime dans l'Arctique ces dernières années et la possibilité accrue pour des incidents – y compris ceux de deux navires de croisière échoués dans les eaux canadiennes au cours des quatre dernières années – soulignent la nécessité d'avoir des capacités accrues de R-S dans l'Arctique, et cela dans toute la région polaire internationale. Un survol des récentes opérations de R-S ont aussi mis de l'avant la nécessité d'avoir une meilleure coopération et coordination entre les huit États membres afin de répondre aux situations d'urgences dans l'Arctique. Dans le rapport d'évaluation paru sur le transport maritime dans l'Arctique, à partir de 2009, le Conseil de l'Arctique a identifié qu'il y avait présentement des capacités limitées en matière de R-S dans l'Arctique et, il s'est penché sur les ressources existantes pour répondre, notamment, à l'augmentation du trafic des navires de croisière dans les eaux nordiques – cela tant au Canada qu'à l'étranger. En fait, le rapport a identifié un décalage marqué entre le rythme de croissance du trafic touristique maritime de l'Arctique et les investissements réalisés dans les équipements de R-S, ainsi que sur les infrastructures en place dans tous les pays touchant le Cercle polaire nordique. Parmi les recommandations du rapport de 2009 figurait la nécessité légale de mettre en place un accord international pour la R-S dans l'Arctique, qui permettrait d'identifier les ressources de R-S et les disponibilités au niveau des infrastructures de R-S de tous les pays membres du Conseil de l'Arctique, et de fournir un cadre pour la coordination et la collaboration des opérations de R-S dans cette région. En théorie, la solution était simple : développer une approche unifiée et internationale de R-S pour l'Arctique qui pourrait s'appuyer sur les ressources et l'expertise de plusieurs pays. En pratique, cela nécessiterait une planification détaillée et des engagements de tous les huit pays membres du Conseil de l'Arctique pour assurer son succès. Le Conseil a donc réagi rapidement pour mettre en place un traité dans lequel tous les États membres s'engagent à désigner dans leur domaine respectif, les ressources, les organismes ou institutions responsables de la R-S dans l'Arctique. Bien que chaque pays demeure responsable de la R-S sur son territoire, le traité précise les responsabilités de tous les membres du Conseil, tant au niveau de la direction, de la coordination et de la coopération pour les activités de R-S dans la région. Le traité engage également les États membres à adopter un cadre de renseignements ouvert en ce qui a trait aux bases opérationnelles de la recherche et du sauvetage, aux aérodromes et aéroports (y compris leurs capacités de ravitaillement et de réapprovisionnement), et les emplacements des installations et équipements médicaux. Pour le personnel de la R-S, cette information très précieuse doit être facilement disponible pour assurer rapidement les capacités d'intervention en R-S – le tout étant essentiel au succès d'opérations coordonnées, et vital pour assurer l'efficacité et la coordination internationale des opérations de R-S dans le milieu hostile de l'Arctique. Ce que l'avenir réserve : cet accord présente des opportunités et des défis importants pour la R-S au Canada. Pour les Canadiens et Canadiennes vivant dans l'Arctique, l'augmentation de la capacité de R-S est dorénavant rendue possible grâce à la coopération internationale, ce qui devrait leur offrir un plus grand sentiment de sécurité dans les années à venir. Cela dit, en tant que signataire du Traité, le Canada assume la responsabilité de la gestion et de la surveillance de l'accord. Le traité met ainsi une pression supplémentaire sur les fournisseurs de service afin de s'assurer à ce que la capacité d'intervention canadienne de R-S dans l'Arctique soit en lien direct avec nos engagements, car notre pays devra répondre devant les autres États membres pour sa gestion responsable des normes internationales de la R-S. Pour le Conseil de l'Arctique, le traité est le premier pas vers une coopération accrue entre ses États membres. Alors que de nombreuses questions restent encore à être discutées, les voyageurs et les travailleurs de part et d'autre de l'Arctique vont désormais bénéficier d'une approche coordonnée au niveau de la R-S, dépassant les frontières politiques ou sociales, et visant à assurer des opérations de sauvetage plus efficaces et efficientes que possibles, dans l'une des régions les plus difficilement accessibles de la planète. Dans l'atteinte de nouveaux sommets en R-SLE PROGRAMME DE SAUVETAGE EN HÉLICOPTÈRE DE PARCS CANADA Dans les hautes montagnes de nos parcs nationaux de l'Alberta et de la Colombie- Britannique, tout au long de la saison fortement active de recherche et sauvetage entre juin et septembre, les équipes de sauvetage se voient sollicitées sur une base quotidienne pour leurs capacités d'interventions. Cela peut inclure des urgences médicales, des interventions auprès de randonneurs blessés, des recherches de personnes disparues, des incidents nautiques, et des opérations de sauvetage très techniques en haute montagne. A cause de la grande diversité du territoire en question et de la petite composition des équipes de sauvetage, Parcs Canada doit souvent se prévaloir de l'utilisation d'hélicoptères légers et intermédiaires auprès des opérateurs privés afin d'appuyer plusieurs de ses interventions de sauvetage. Cela leur apporte une plus grande souplesse, une gestion efficace des coûts, tout en permettant des interventions efficientes et rapides au niveau de la R-S.
L'été dernier n'a pas fait exception à la règle alors que de nombreux Canadiens ont suivi l'émission télévisée "The highest sling rescue in the history of the Mountain National Parks" se rapportant au sauvetage sur le plus haut sommet des montagnes dans l'histoire de nos parcs nationaux. L'histoire était centrée sur le sauvetage incroyable par hélicoptère de deux alpinistes effectué à 3 562 mètres au sommet du col sud des Goodsirs dans le parc national Yoho, et comme c'est souvent le cas avec la version sensationnaliste des médias, il semblait que l'hélicoptère se pilotait presque par lui-même en plein vol. La réalité est que des hélicoptères de sauvetage comme celui-ci ne sont possibles que grâce aux compétences et doigté exceptionnels des pilotes vétérans des hélicoptères de sauvetage alpins comme Lance Cooper – le pilote responsable de l'intervention de sauvetage ce jour-là. Bien que les opérations de R-S de Parcs Canada soient dirigées par des guides de montagne qualifiés et certifiés au niveau international, le sauvetage par hélicoptère est devenu un outil indispensable du programme de R-S de Parcs Canada, dans lequel divers services d'hélicoptères légers et intermédiaires civils sont retenus pour des opérations de secours en montagne depuis les années 1970. En fait, Parcs Canada est reconnu comme le pionnier canadien dans l'utilisation des câbles d'hélitreuillage de type D, ayant plus d'expérience de sauvetage et d'élinguage par hélicoptère que n'importe qui au pays. Au fil des ans, cette expérience et cette expertise ont été démontrées maintes fois au cours d'autres opérations de sauvetage sur des sommets encore plus élevés que lors de l'opération d'héli-sauvetage sur le col Goodsir Sud – bien que ce soit en dehors des montagnes de nos parcs nationaux. En fait, le pilote de l'appareil de sauvetage Doug McKonnen a complété une opération de sauvetage hélitreuillée à une plus haute élévation sur les flancs du mont Logan dans le parc national de Kluane, et les pilotes Todd McCready et Dale Brady ont pour leur part accomplis avec succès d'autres sauvetages sur le mont Robson dans le parc provincial du mont Robson à des altitudes supérieures à 3 562 mètres. Alors que des sauvetages en haute altitude représentent d'importantes réalisations, de nombreux pilotes vous diront que les sauvetages en haute montagne sont relativement semblables et que l'élévation n'est qu'un facteur numérique. Les sauvetages héliportés sont souvent confrontés à diverses difficultés comme la présence de fortes falaises élevées, de cols aux crêtes de sommet tranchantes, des vallées profondes, des forêts denses et des canyons. Ces sauvetages peuvent également être aggravés par les défis en vol de l'hélicoptère qui peut être affecté par l'altitude, la puissance disponible, la température de l'air, la visibilité, et surtout le vent. En fait, l'altitude est parfois le facteur le moins difficile dans une opération d'héli-sauvetage et de nombreuses opérations délicates ont été effectuées à des altitudes aussi peu élevées que 1 500 mètres dans les parcs nationaux. En tant que membres-clés des nombreux équipages de R-S chez Parcs Canada, les pilotes de sauvetage sont sélectionnés pour leur compétence et leur expérience et subissent un processus rigoureux de sélection et des examens qui garantissent leur capacité à travailler dans des conditions extrêmes et avec des pressions intenses. Ils travaillent sur appel avec différents opérateurs pour fournir les services essentiels de recherche et sauvetage par hélicoptère assurant la sécurité et le bien-être de millions de visiteurs dans nos parcs nationaux. La longue liste 2011 des pilotes de sauvetage en montagne qui travaillent aux opérations de R-S de Parcs Canada comprend : Lance Cooper, Paul Maloney, Chris Robertson, Todd Cooper, Perry Hirsch, Don McTighe, Craig Ward, Matthew Callaghan, Clay Wilson, Dale Brady, Cathy Moore, et Doug Makkonen. Ils sont prêts avec assiduité à chaque jour pour mettre toutes leurs connaissances et leur expérience en action d'entrée de jeu pour assurer le retour sécuritaire des visiteurs perdus, disparus ou blessés. Accepter et faire face à ces défis relève de leur expérience, compétence et engagement, et c'est ce qui rend ces pilotes travaillant avec le programme de recherche et de sauvetage de Parcs Canada de véritables héros car ils ont réussi de nombreuses opérations de sauvetage. Exercice de simulation en salle sur l'ArctiqueDans l'immensité de la région de l'Arctique, les opérations de recherche et sauvetage (R-S) sont souvent menées dans des conditions météorologiques extrêmes, par delà une géographie incertaine et dans l'obscurité le plus souvent totale. Quand un navire en transit, dans les voies navigables du Grand Nord, vient à s'échouer dans les eaux de l'Arctique ou qu'un aéronef s'y écrase, les survivants doivent compter sur la formation et la coordination des intervenants en R-S pour surmonter ces durs défis et les aider à « sauver leur peau ». Cependant, dans une région si éloignée, les opérations de R-S peuvent s'étendre parfois au-delà des frontières politiques et faire face à des défis additionnels de coopération internationale, dépendants de la complexité du partage des ressources et des compétences. Le nouvel Accord de coopération en matière de recherche et sauvetage aéronautiques et maritimes dans l'Arctique qui vient d'être ratifié, décrit les rôles et responsabilités des États membres du Conseil de l'Arctique dans de tels cas, permettant d'assurer une intervention en R-S des plus efficaces. Essentielle à la réussite de cet Accord et des opérations futures, mentionnons les possibilités de communication et de discussions entre les premiers intervenants de la R-S. Après la signature de l'Accord de coopération sur la R-S dans l'Arctique en mai 2011, le Commandement Canada des Forces canadiennes a été le premier au sein du Conseil de l'Arctique à faire un exercice de simulation sur table de recherche et sauvetage, du 4 au 6 octobre de cette année. Dans l'enceinte d'un panorama superbe, offrant aux visiteurs un environnement nordique dans la ville de Whitehorse au Yukon, ce fut la première occasion pour les spécialistes de la R-S du Canada, des États-Unis, du Danemark, de la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Fédération de Russie et de la Suède, de se rencontrer et de discuter des implications opérationnelles et stratégiques de l'Accord de coopération. Reconnaissant leurs rôles importants dans les programmes de la R-S, le Commandement Canada a aussi invité des représentants d'un certain nombre de ministères fédéraux de premier plan et d'autres intervenants pour observer l'exercice de simulation en salle et de participer à cette importante session d'apprentissage et de partage des connaissances. Apportant avec eux une expérience et expertise pour les scénarios d'incident basés sur la réalité du milieu, les délégués ont participé à des exercices de simulation, en plus d'examiner et d'offrir des interventions à d'éventuels incidents de R-S nécessitant une coopération internationale. Grâce à leur collaboration, les délégués des pays membres de l'Accord ont identifié les divers défis de la coordination des ressources internationales dans des environnements éloignés et dans les conditions extrêmes de l'Arctique. Ils ont de plus échangé sur les plans élaborés pour surmonter efficacement ces divers obstacles. Tout au long de la simulation, les délégations ont présenté les capacités de leur nation, offrant une perspective de leurs manières de fonctionner, et ont partagé des informations et leurs expériences. Ils ont également discuté des défis de la R-S dans l'Arctique et identifié des secteurs de collaboration possibles et de mise en commun des informations. L'exercice de simulation de Whitehorse a donc été une occasion pour les spécialistes de la R-S des huit pays membres du Conseil d'entreprendre des discussions stratégiques liées aux défis de l'aéronautique et du milieu marin de R-S dans l'Arctique, et permît d'identifier les opportunités de coopération opérationnelle et de coordination pour intervention lors d'événements de R-S dans le milieu souvent hostile de l'Arctique. Le partage des connaissances et de l'expertise contribueront à assurer le succès des futures opérations de sauvetage alors que l'activité humaine augmente considérablement dans le Grand Nord. Les Résultats ? L'amélioration du partage des connaissances se traduit par une plus grande compréhension parmi les spécialistes internationaux de la R-S, jumelée à un engagement de travailler ensemble pour améliorer les opérations internationales de R-S dans l'Arctique, et basée sur une coopération accrue et le partage des ressources. Pour ceux et celles qui travaillent, voyagent et vivent dans l'Arctique – soit au Canada ou à l'étranger – il en résulte un meilleur sentiment de sécurité, tout en sachant que dans le cas d'un incident majeur au nord du 60e parallèle, les premiers répondants en R-S auront accès à des ressources supplémentaires et de l'équipement pour sauver des vies plus efficacement. Déploiement humanitaire en JamaïqueLa Jamaïque est connue pour ses plages grandioses, sa brise tropicale et un climat qui fait rêver bien des Canadiens et Canadiennes en plein hiver. Sa situation géographique la rend cependant une cible facile pour les ouragans les plus puissants et destructifs, résultant en de nombreuses pertes de propriétés et maisons familiales, et laissant dans leurs sillages, un corridor de destruction si immense qui force un tel pays à se relever péniblement des dommages causés.
Les Forces de défense de la Jamaïque (FDJ) sont responsables des efforts de recherche et sauvetage(R-S) dans ce secteur de l'archipel des Antilles. Elles sont chargées des mesures d'évacuation et des opérations humanitaires, d'offrir les soins médicaux d'urgence et de l'ensemble de l'aide nécessaire suite à un désastre naturel. Tout cela peut parfois prendre une très grande ampleur à la suite d'un désastre, mais cette année, une force d'intervention en recherche et sauvetage des Forces canadiennes y est en déploiement pour les assister avec de l'aide et des ressources additionnelles. La Jamaïque manque en fait d'aéronefs – plus spécifiquement d'hélicoptères – adaptés pour l'évacuation médicale et la recherche et le sauvetage. Elle s'est tournée vers les Forces canadiennes pour l'aider à combler le manque de ressources. Suite à une demande récente du premier ministre jamaïcain, Bruce Golding, le ministre canadien de la Défense nationale, l'Hon. Peter MacKay, a par la suite annoncé que les Forces canadiennes allaient déployer plus de 65 membres de son personnel de l'aviation et trois hélicoptères CH-146 Griffon d'utilisation tactique, repeints en couleurs jaune et rouge de la R-S – en Jamaïque, pour soutenir la FDJ pendant toute la saison des ouragans. La Force opérationnelle en Jamaïque – une initiative des Forces canadiennes, surnommé «Opération Jaguar» représente le premier déploiement pour appuyer la FDJ qui entreprendra des activités critiques de sauvetage à la fois à l'intérieur de l'île et en mer, et elle offrira une expertise et un soutien technique selon les besoins. Des activités de formation seront aussi menées tout au long de ce déploiement, dans le but de développer des équipages de recherche et sauvetage aériens pour répondre aux besoins opérationnels en Jamaïque. Ce déploiement prendra fin une fois que tous les éléments de la recherche et du sauvetage de la FDJ auront été développés et que les capacités de l'aviation jamaïcaine seront restaurées. Il confirme aussi l'engagement du Canada à soutenir la Jamaïque et permet la reconnaissance de l'expertise de nos ressources en recherche et sauvetage.
|
||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||