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FONDS DES NOUVELLES INITIATIVES DE R-SCélébrons les succès de l'innovation en R-S
Introduit par le gouvernement fédéral en 1988, le Fonds des nouvelles initiatives en R-S (FNI de R-S) fournit du financement pour de nouveaux projets et initiatives qui visent à améliorer le Programme national de recherche et de sauvetage. Le programme est administré par le Secrétariat national Recherche et sauvetage (SNRS), au nom du ministre principal de la recherche et du sauvetage, en partenariat avec d'autres organismes fédéraux, provinciaux et territoriaux, et organisations de R-S. Le but du programme du FNI de R-S est de soutenir des projets reliés à l'innovation dans les administrations fédérale, provinciales et territoriales pour améliorer l'efficacité, l'économie, et l'efficience des activités de recherche et sauvetage selon les objectifs de l'intervention et de la prévention en R-S souhaités par le Programme national de recherche et de sauvetage. Les propositions de projets sont soumises aux partenaires du FNI de R-S à l'échelle fédérale, provinciale ou territoriale ou à une association provinciale ou territoriale de bénévoles en R-S reconnue, suivant leurs propres objectifs, afin d'examiner et de sélectionner les meilleures propositions à soumettre au SNRS aux fins de financement. Depuis sa création, le programme a appuyé une variété de projets à travers le Canada qui ont abordé les priorités du programme et de ceux des partenaires, et qui ont appuyés au moins l'une des priorités du PNRS :
À ce jour, le programme du FNI de R-S a apporté son soutien à une grande variété de projets, qui ont tous eu un effet positif sur les activités canadiennes de R-S. Cependant, comme avec n'importe quel programme de ce genre, quelques projets ont démontré un impact significatif sur l'amélioration de la R-S – les confirmant comme les véritables réussites du FNI de R-S. Un moyen amusant et éducatif – Bobbie le bateau de la sécurité nautique
Avec l'augmentation de la navigation de plaisance au Canada, les besoins pour des programmes d'éducation en sécurité nautique ont augmenté de façon spectaculaire. Alors qu'il y avait un certain nombre de ressources disponibles pour promouvoir l'éducation et la prévention en sécurité nautique pour les plaisanciers adultes, la division Pacifique de la Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC-P) a reconnu une lacune dans les ressources destinées aux enfants. En réponse à cette situation, la GCAC a développé une nouvelle manière de promouvoir la prévention en sécurité nautique et l'éducation des enfants – qui se voulait interactive et informative. La GCAC a ainsi développé en 2003 «Bobbie le bateau de la sécurité nautique », en collaboration avec Transports Canada et avec le soutien financier du FNI de R-S, et du matériel éducatif élaboré afin de continuer la promotion des messages de Bobbie dans les activités reliées aux enfants. En utilisant un robot téléguidé et animé nommé Bobbie, le programme offre depuis un moyen amusant et éducatif pour inciter les enfants à se familiariser avec la sécurité nautique. Le programme de prévention est conçu pour aider les formateurs et animateurs en sécurité nautique à capter l'attention des enfants, avec « Bobbie, le bateau de la sécurité nautique », les incitant à prendre des décisions efficaces en matière de sécurité personnelle et de protection de leur propre vie et de celle des autres. Au fil du temps, « Bobbie, le bateau de la sécurité nautique » s'est démarqué et il est toujours en forte demande, lui permettant de participer à plusieurs salons nautiques, défilés, foires, festivals et d'autres événements reliés aux secteurs marins et nautiques à travers le pays. Des plans sont actuellement en cours pour élargir le projet dans les années à venir. Pour en savoir plus sur « Bobbie, le bateau de la sécurité nautique », visitez le www.ccga-pacific.org. L'association des bénévoles en recherche et sauvetage au sol de la Nouvelle-Écosse – Utilisation du logiciel (SMART) de gestion des rapports de recherche et de soutien à la R-S au solAfin d'améliorer l'efficacité de ses interventions en R-S, la Nova Scotia Ground SAR Association (NSGSARA) a reconnu le potentiel d'utiliser la technologie pour l'appuyer et permettre des améliorations à ses opérations. Ses membres ont identifié deux domaines clés dans lesquels les technologies numériques auraient un impact tangible sur la R-S au sol (RSS) : le développement d'un système qui pourrait effectivement inscrire des données et suivre les chercheurs et les équipements au cours des missions de recherche ; et un système de saisie et de suivi capable de monter un journal sur le temps consacrés en formation et en heures de bénévolat des chercheurs, dans un format reconnu à travers la province. Grâce au financement du programme du FNI de R-S en 2007, les effectifs de l'Association en Nouvelle-Écosse ont pu atteindre leurs objectifs. Aujourd'hui, le programme (SMART) appuie toutes les recherches au sol locales et les équipes de secours dans la province à l'aide d'ordinateurs portables par satellite et à distance. La plate-forme SMART de gestion des rapports de recherche et de soutien à la RSS permet d'offrir des informations en temps réel sur le nombre de chercheurs bénévoles en Nouvelle-Écosse, le nombre d'heures de bénévolat accumulées par chaque organisation / équipe, ainsi que sur les détails d'une mission de recherche spécifique. La plate-forme peut aussi mettre en place les paramètres du système pour analyser les données recueillies à partir d'événements passés, dans le but d'identifier des facteurs communs qui conduisent à des gens qui se perdent. Ces précieuses données sont essentielles pour permettre le développement de programmes d'éducation plus efficaces et ciblés, et pour soutenir les efforts de sensibilisation liés à la prévention. Le succès de la mise en oeuvre de ces technologies a contribué à une planification et une exécution plus efficaces des activités de recherche et à la coordination de la formation et du déploiement du personnel de la province dans son ensemble. Ce projet est désormais vu comme un modèle pour les autres provinces et territoires intéressés à adopter une plate-forme similaire pour leurs propres communautés de RSS. Pour plus d'informations sur le projet de RSS avec le logiciel 'SMART' de la Nouvelle-Écosse, visitez le site du Bureau de la gestion des urgences de la Nouvelle-Écosse au http://emo.gov.ns.ca. Un camp d'entraînement en eau froide ! – Enseigner la froide réalité du sujet de l'immersion en eau froide
Au Canada, la plupart des lacs, étangs et autres plans d'eaux demeurent froids toute l'année. Suffisamment froids pour être un facteur dangereux et contributeur majeur au décès par noyades récréatives chaque année. Beaucoup de ces décès surviennent parfois à peine à quelques mètres du rivage, ou impliquent des personnes dans des embarcations qui ont chaviré, et qui – le plus souvent – ne portaient pas l'équipement de sécurité approprié (VFI, les combinaisons d'immersion ou d'autres). Connaissant ces faits, l'équipe du camp d'entraînement en eau froide a reconnu que l'éducation était la clé de la prévention et, en 2007, s'est chargée de développer un programme complet destiné à informer, motiver et changer les comportements. Plus précisément, le projet visait à communiquer un message essentiel : la clé pour survivre dans l'eau froide est d'être vêtu d'un gilet de sauvetage. La réussite de ce projet reposait donc sur l'utilisation de bénévoles à qui on a fait compléter une baignade éreintante dans les eaux glaciales du lac Simcoe en plein mois d'avril. Le but était de démontrer les effets très réels de l'immersion en eau froide. Grâce à des images vidéo et au développement d'une collection rassemblant les divers facettes de ressources pédagogiques, et basé sur des observations au cours de leur session dans le lac, l'équipe du projet a été en mesure d'apporter une contribution significative à l'éducation du public sur les dangers imminents de l'eau froide et sur l'importance de porter un vêtement de flottaison individuel (VFI) en tout temps à bord d'un bateau. Le matériel de formation a en outre été utilisé pour soutenir la formation des premiers intervenants et des professionnels qui interviennent aux situations de R-S en eau froide. Pour obtenir plus d'informations, visitez le programme Coldwater Boot Camp au : www.coldwaterbootcamp.com. Programme de simulation Nautique de la Garde côtière auxiliaire canadienne
Les coûts montent, les budgets diminuent, et il devient de plus en plus difficile d'assurer avec efficience la formation du personnel de recherche et sauvetage (R-S). La Garde côtière auxiliaire canadienne (GCAC), région du Pacifique, a trouvé une solution au problème en développant un nouveau programme de formation des bénévoles de R-S qui a recours à la technologie d'avant-garde pour rehausser la sécurité, l'efficience et la rentabilité du programme existant. Avec le parrainage du ministère des Pêches et Océans et l'aide financière du Fonds des nouvelles initiatives (FNI) de recherche et de sauvetage, la GCAC du Pacifique a fait l'acquisition d'un simulateur de navigation et l'a intégré à son programme actuel de formation, ce qui lui permet d'accroître la qualité et le nombre de ses cours tout en rehaussant l'efficacité de la R-S et la sécurité des équipages. La GCAC compte 1 400 bénévoles, mais chacun et chacune d'entre eux ne reçoit qu'une quantité limitée, soit de 40 à 48 heures par an, de formation sur l'eau. En outre, selon les compétences et l'expérience des personnes à former, un bonne part de cette courte période est consacrée à l'enseignement de notions de base sur la GCAC et à des cours de navigation, et le programme accorde peu de temps à l'apprentissage des techniques de la R-S. En raison de restrictions financières, il peut arriver que les membres d'équipage ne passent que deux heures par mois sur l'eau aux fins de la formation spécialisée en R-S et il est fort possible qu'ils ne se trouvent jamais dans des situations dangereuses telles que celles propres aux interventions de R-S. Le logiciel de simulation nautique utilisé par la GCAC sert actuellement à former des capitaines et des équipages de navires quant à la conduite à suivre dans des situations d'urgence et de non-urgence. Ce logiciel, conçu et mis au point par le Centre for Marine Simulation et Virtual Marine Technology Inc., fait appel à de vraies cartes marines pour simuler des milieux marins réels et exacts et permet à des instructeurs chevronnés de créer et manipuler une gamme nombreuse et variée de conditions maritimes. On estime que cette initiative d'apprentissage au moyen d'un simulateur informatisé diminue d'au moins 20 heures le temps de formation marine tout en produisant des membres d'équipage plus expérimentés, mieux informés et plus efficaces sur l'eau. En plus de renforcer l'efficacité et l'efficience de la formation en R-S maritime, le simulateur contribue aussi à rehausser la qualité des cours de sécurité nautique. La GCAC du Pacifique offre un programme réputé de sécurité nautique dans plusieurs collectivités de la côte et de l'intérieur, et ses membres participent chaque année à des centaines d'activités publiques de promotion de la sécurité nautique, qui constituent autant d'occasions de distribuer des renseignements pertinents. Le simulateur nautique ajoute un élément dynamique à ces manifestations et à la formation de tous les participants. Un imageur portatif sous-marin pour les opérations en R-SLe ministère de la Défense nationale (MDN), en partenariat avec Recherche et développement pour la Défense Canada (RDDC), et grâce au financement reçu du Fonds des nouvelles initiatives de recherche et de sauvetage (FNI de R-S), a développé un imageur portable sousmarin qui améliore la sécurité et le temps d'intervention dans les opérations sousmarines de R-S. Le dispositif d'imagerie active en version portative améliore, adapte et miniaturise le système du Laser Underwater Camera Image Enhancer (LUCIE) et est, par ce fait, plus robuste. L'utilisation de LUCIE dans les opérations de recherche et de sauvetage et lors des opérations de récupération augmente la visibilité par cinq fois dans les eaux côtières, et permet aux opérateurs de véhicules de recherche sous-marine de couvrir une zone d'environ 10 fois plus grande dans le même temps qu'avec un système conventionnel. Le système permet également à l'opérateur de voir cinq fois plus profondément quand il est utilisé à partir d'un véhicule de surface. L'ajout de la capacité de géo-localisation rend le système relativement indépendant du véhicule télécommandé (ROV) ou d'un bateau utilisé pour le transporter. La capacité de géo-localisation permet de plus au système de relayer des directives précises et de coopérer efficacement avec les autres intervenants du sauvetage maritime et les équipes de récupération. Parce que le système est relativement indépendant, son utilisation peut être activée dans un délai relativement court avec des petits navires en surface et au moyen de véhicules sous-marin téléguidés -ROV. La combinaison de la flexibilité dans le choix des ROV, la capacité de localisation absolue et le temps de recherche réduit offrent en retour de meilleures performances pour la recherche et sauvetage et les opérations de récupération en milieu sous-marin. Le MDN / RDDC ont construit et testé une version portative alimentée par batterie compacte pour l'imageur LUCIE dans le but d'en faire l'utilisation sur un casque de visionnement actif pour les opérations de R-S sous-marines, comme pour ceux impliquant des bateaux ayant sombrés. L'imageur portable compact a simplement besoin d'être actionné par un plongeur de R-S. Ce dispositif améliore considérablement le visionnement de la gamme d'obstacles et d'objets identifiables (en fonction de la turbidité de l'eau) auxquels un plongeur de R-S peut être confronté. Il permet au plongeur de juger la distance de ces obstacles, de voir avec plus de discernement dans l'environnement, et d'éviter les manoeuvres potentiellement dangereuses lors des opérations périlleuses et rapides. À la suite de l'engloutissement d'un bateau, la capacité de voir plus clairement des obstacles potentiellement dangereux et d'évaluer avec précision la distance pour retrouver les victimes piégées et en même temps, prévenir l'enchevêtrement des plongeurs et de commettre des erreurs, accélère la tenue de cette opération méticuleuse et critique, tout en améliorant les chances de survie des victimes. La portabilité et la facilité d'utilisation de l'imageur à rétrodiffusion sous-marine raccourcit de beaucoup le temps de la recherche et permet d'améliorer la précision de la recherche et du sauvetage sous-marin et les opérations de récupération. Il est aussi crédité pour augmenter la sécurité des plongeurs de R-S et pour offrir une utilisation optimale du temps d'intervention pour les opérations de R-S sous-marines. Bien que ces projets ne représentent qu'une poignée importante et novatrice des projets en cours liés à la recherche et au sauvetage partout au Canada, ils sont importants en ce qu'ils démontrent l'engagement exceptionnel des intervenants de la R-S à améliorer les programmes d'éducation et de prévention. Le FNI de R-S offre un financement sur une base annuelle aux projets présentés et sélectionnés en fonction de leurs mérites et leur contribution aux objectifs du Programme national de recherche et de sauvetage. Bien qu'il y ait une date limite pour la soumission de propositions au SNRS, chaque initiative des partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux du FNI de R-S établit sa propre date limite de réception des propositions pour fin d'examen. Par conséquent, les candidats potentiels doivent donc communiquer avec le gouvernement fédéral, le partenaire provincial ou territorial qui est responsable de leur initiative, soit pour manifester leur intérêt à soumettre une proposition, ou s'assurer qu'ils répondent tous les critères et délais fixés. Pour en savoir plus sur le programme du FNI de R-S, ou pour connaître comment faire une demande de financement, visitez le site Web du Secrétariat national Recherche et sauvetage au www.nss-snrs.gc.ca.
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